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pigripi

pigripi

Electrone très libre garantie sans colorants ni conservateurs.
Détricoteuse des faits et des opinions.
Féministe éclairée et fière de l’être.
Ardente partisane du libre arbitre.
Citoyenne du monde.
Trop grave pour ne pas privilégier l’humour.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/08/2008
  • Modérateur depuis le 23/09/2008
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Derniers commentaires



  • pigripi pigripi 28 avril 2009 23:13

    Merci Céline pour votre émouvant témoignage.
    Pour ce que j’en connais, je pense en effet que l’adoption est une excellente solution pour les enfants sans parents comme pour les couples stériles.

    Malheureusement, l’adoption aujourd’hui est éprouvante, couteuse et nécessite beaucoup de patience et de courage. Sûrement plus qu’acheter un enfant à une femme qui l’a porté après implantation d’embryon et donc intervention de techniques médicales.

    Je connais un couple âgé de 45 ans qui a déposé un dossier d’adoption il y a 5 ans et qui attend impatiemment de pouvoir partir en Chine chercher un bébé dont ils ne savent qu’une chose : ce sera obligatoirement une fille ...

    Pourquoi la Chine ? Parce qu’il y a 5 ans, la seule association qui leur a ouvert ses portes travaille avec l’agence chinoise pour l’adoption.

    Dans le même temps, Johnny Halliday a pu adopter deux enfants. Ah que il a de la chance celui-là !



  • pigripi pigripi 28 avril 2009 20:12

    @Léon

    Ouf, content qu’une féministe adopte cette position.Je crois bien plus urgent de favoriser l’adoption.

    Je pense en effet qu’il est beaucoup plus utile et important, sinon urgent, de faciliter, simplifier et encourager l’adoption plutôt que légiférer sur la location d’utérus.



  • pigripi pigripi 28 avril 2009 20:07

    De tous temps, les couples en mal d’enfants ont rivalisé de ressources et de combines pour satisfaire leur besoin de descendance.

    Dans la Bible, on raconte que Sarah et Abraham ne pouvaient pas avoir d’enfant parce que Sarah était stérile. Sarah voulant absolument satisfaire le besoin de descendance d’Abraham demanda à son esclave Agar de« s’asseoir sur les genoux d’Abraham » et de cette session naquit Benjamin.

    Je connais plusieurs cas de femmes stériles qui, dans le secret, ont accepté que leur mari fasse un enfant avec sa maitresse, enfant dont il est officiellement « le parrain ».

    J’ai entendu parler d’un homme qui avait reconnu l’enfant d’une femme qui allait accoucher et qui ne souhaitait pas avoir d’enfant. Cet homme, qui n’était pas le véritable géniteur du bébé, et sa femme ont élevé cet enfant, comme s’il était le leur et sans s’encombrer de procédures d’adoption ou autres.

    Je donne ces exemples pour démontrer qu’à travers les âges, les gens ont toujours su trouver des combines pour pallier leur stérilité et que la pression de lobbies médicaux et industriels pour légaliser la location d’utérus n’a rien à voir avec l’humanisme mais bien avec le fric.



  • pigripi pigripi 28 avril 2009 19:50

    Je pense qu’il ne faut pas tout confondre, adoption, Fiv, mères porteuses et don d’ovocytes. Je parle ici de la location d’utérus.

    On implante dans l’utérus d’une femme qui peut avoir des enfants normalement, un embryon portant le patrimoine génétique de clients et qu’elle portera 9 mois pour l’amener à maturité afin de le vendre à un couple en mal d’enfant.

    Il s’agit là d’un enchainement particulièrement vicieux de besoins économiques ou affectifs, de possibilités technologiques et de demande commerciale. Enchainement vicieux car on joue sur les sentiments, on joue sur la misère, on joue sur l’angoisse, on joue sur la fonction reproductrice de la femme et sur le désir d’un couple de se perpétuer.

    Le lieu de ce commerce étant l’utérus d’une femme conçu comme une usine à fabriquer des bébés. Est ce que sous prétexte que ça existe nous pouvons accepter que des femmes, nos semblables, dépendantes d’une raison économique et/psychologique louent leur utérus pour fabriquer le bébé des autres ?

    Pendant des siècles, la place des femmes dans la société a été conditionnée par leur aptitude à reproduire. La contraception et l’avortement légaux ont permis aux femmes de choisir leurs grossesses, de choisir d’avoir des enfants ou pas et de développer et mettre en valeur leurs facultés d’être humain. Aujourd’hui, vouloir légaliser sur le commerce du corps des femmes est un terrifiant retour en arrière.

    Que des femmes affirment qu’elles louent leur utérus pour « rendre service », pour « faire plaisir », pour se « sentir utile » ne donne aucune indication sur l’activation de leur libre arbitre. Les femmes sont conditionnées à servir les intérêts du pouvoir patriarcal. Les personnes soumises et fragiles pratiquent la « servitude volontaire ».
    On trouvera toujours des masos pour dirent qu’ils aiment ça, des prostituées pour dire qu’elles aiment leur métier, des drogués pour dire que se shouter leur fait du bien, des fumeurs pour affirmer que le tabac les délasse, des femmes battues pour dire que leur mari est gentil et qu’il ne le fait pas exprès parce qu’il les aime, des concubines pour dire que la polygamie leur permet de partager les lourdes tâches d’une maisonnée, des esclaves pour dire qu’ils ont la sécurité du gîte, du couvert et de la protection du maître, etc.

    Il faut bien avoir à l’esprit que la procréation artificielle, sous toutes ses formes, est un business extrêmement lucratif pour les laboratoires et les médecins. Et si une loi entérinait la location d’utérus, la sécurité sociale rembourserait un protocole très coûteux et donc très rentable pour le professeur Olivennes et consorts.

    Ensuite, la sécurité sociale rembourserait les soins des femmes porteuses qui auraient des troubles hormonaux et spychologiques, ceux des familles d’accueil qui auraient du mal à gérer leur filiation et celle des enfants susceptibles de suivre de longues psychothérapies pour parvenir à vivre avec le mystère de leur conception et leur abandon à la naissance par leur mère hospitalière.

    Par ailleurs, si la location d’utérus était légalisée, il n’y aurait plus de raisons d’améliorer les possibilités d’adoption qui est tellement difficile aujourd’hui et qui a le mérite de donner de l’amour et du bien-être à des enfants déjà nés, abandonnés ou orphelins.



  • pigripi pigripi 28 avril 2009 14:13

    Les sénateurs sont entrain de légaliser sous toutes ses formes le commerce des enfants (adoption d’étrangers, mères porteuses, demain le clônage) et c’est un recul énorme de notre société.

    J’ai effectivement regardé certains des débats des sénateurs et autres élus sur la chaine parlementaire et j’ai été consternée par les arguments des « experts ».
    En particulier par le témoignage du professeur Olivennes qui larmoiyait en expliquant que lui avait une clinique super bien équipée pour la procréation artificielle mais que la France était en retard dans ce domaine par rapport aux autres pays et que s’il y avait une honte, elle était dans ce retard et non pas dans la location des ventres.
    J’ai aussi été choqué par le fait que la majorité des participants, y compris le président du groupe de discussion, étaient des hommes, des hommes qui osaient discuter sans vergogne de l’utilisation du ventre des femmes. La moindre des choses eut été d’observer la parité sur un tel sujet.

    La parité ne signifie pas que l’orientation des débats eut été moins favorable à la location de ventres, la preuve étant que, en Inde, c’est une femme médecin qui développe et gère ce « service », mais enfin les femmes auraient eu plus de chance de faire entendre un autre son de cloche.

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