Plutôt d’accord sur les détails fond, mais SYRIZA ne s’est jamais déclarée communiste révolutionnaire. C’était très clair qu’il partaient sur la voie de la négociation plutôt que sur celle de la confrontation.
Cependant je reste bouche bée devant la capacité de ceux qui se proclament communistes à répéter à tue-tête les arguments de la presse impérialiste (paumés, défaite, capitulation, humiliation...) uniquement pour exalter la pureté de leur analyse personnelles qui malheureusement restent cantonnées dans le théorique et balaient d’un revers de main toute considération pratique ou tactique. SYRIZA devrait être un tremplin pour l’explication de la raison communiste aux masses, pas un prétexte pour dire : « t’as vu ? J’ai raison ! Hihi ! »
C’est faux. Imprimer l’argent fait perdre la valeur à la monnaie.
Les lois de l’économie semblent être de votre coté, j’étais comme vous jusqu’à ce que je vois ce que le Japon et les USA réussissent à imprimer sans conséquences sur la valeur de leur monnaie. Nous ne vivons plus dans un monde gouverné par le marché ou tout trouve son équilibre dans un optimum de Pareto. Non les dés sont pipés, une minorité règne sur une majorité, c’est tout. D’une manière ou d’une autre, par la dette ou par l’impression, dépenser plus que l’on a se traduit par un appauvrissement. Prétendre le contraire est une supercherie.
On ne peut pas établir un diagnostic purement comptable de la dette publique et de la monnaie. Il y a une excellente vidéo ou Etienne Chouard (qui est quand même prof d’éco) réalise lors d’un débat que c’est tout le contraire de ce que vous prétendez : la supercherie c’est pas que l’argent vaut quoique ce soit, la supercherie c’est justement qu’on vous fait croire que l’argent vaut quelque chose et que quelqu’un doit recevoir une rémunération pour le droit de le créer. Le temps que je retrouve cette vidéo : pensez au BitCoin, la création du BitCoin a-t-elle dévalué la valeur des autres monnaies : NON. C’est le paradigme dans lequel on vit.
Les entreprises du CAC sont des entreprises internationales. Ce n’est pas parce que ca va mal en France, qu’elles ne profitent pas des progrès des autres pays.
Etant donné l’ambiance économique dans le monde : - Croissances falsifiées - Impressions et QE à gogo (Japon, USA et Europe désormais) - Risques géostratégiques majeurs (monde arabe déstabilisé aux mains de profiteurs se réclamant de l’islam, de l’Algérie à l’Iran, Ukraine...) - Incertitudes énergétiques et écologiques ...
Vous pensez sincèrement qu’aujourd’hui nous somme mondialement à un niveau d’optimisme économique aveugle égal à celui de 2007 ? Le CAC, le DOW et le NASDAQ nous disent que : oui ! On rigole.
Les 4 mois de délai sont une proposition de la troïka. Donc il faut prendre ce « cadeau » comme un cadeau empoisonné.
- 4 mois durant lesquels, rien ne sera possible sur le fonds en Grèce. Les plus impatients des électeurs pourraient se détourner de SYRIZA - Le temps a toujours joué en faveur des oligarques. Selon les lois capitalistes, la Grèce aurait dû faire défaut dès le premier jour entrainant la faillite de l’Europe toute entière. Les multiples aides de l’Europe ont sauvé les banques privées européennes. Le temps a permis à celle ci de se défausser de la dette de la Grèce sur les peuples européens.
Et encore une remarque : vous ne pouvez pas jouer la carte anti-euro ainsi. Vous devez acquérir une légitimité démocratique avant de l’utiliser. Sinon vous ouvrez un boulevard à l’extrême droite et son lot d’improvisations aux conséquences potentiellement catastrophiques. Vous devez révéler le mensonge de l’Euro à la masse. SYRIZA le fait, même si ce n’était pas son intention première.