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Plum’

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  • Premier article le 05/03/2016
  • Modérateur depuis le 15/09/2018
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Derniers commentaires



  • Plum’ 19 mai 2016 16:21

    En ce 19 mai, dernier jour de l’enquête publique sur le PPRI Val de Tours, la prise de conscience semble s’amplifier :
    - les habitants sont nombreux à envoyer leur avis et exprimer leur refus du déclassement de la digue,
    - le député de Tours, Jean-Patrick Gille, est le premier homme politique à s’interroger sur la dangerosité du déclassement. Il vient d’écrire à la Ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, lui demandant de prêter attention au dossier de l’AQUAVIT et de prendre « la décision adéquate ». Il s’étonne aussi que le conseil municipal de Tours n’ait pas été consulté sur l’approbation en secret de la mise en transparence en juillet 2015, par le maire de Tours.
    - l’association ASPIE, une des trois associations environnementales agréées généralistes d’Indre et Loire, avec la SEPANT et l’AQUAVIT, a dans sa déposition à l’enquête PPRI, exposé un bel argumentaire contre le déclassement, écrivant notamment : « Si le respect du champ d’expansion des crues est un élément important pour limiter l’impact d’une crue, il convient de choisir judicieusement cet espace. Il devra être peu urbanisé et l’endroit du déversement ; loin des constructions. Ce n’est pas ce que prévoit ce PPRI : araser une digue en milieux urbain, c’est mettre en péril un nombre important de biens et de personnes au droit de cet arasement. C’est le contraire du but recherché ». Effectivement, placer un déversoir en milieu urbain serait certainement une première !

    Hélas, de son côté, l’Etat semble toujours inflexible :
    - il refuse toujours de transmettre les documents que lui demande l’AQUAVIT,
    - il n’a pas répondu au recours grécieux déposé le 19 mars contre l’arrêté de déclassement, ce qui signifie que, deux mois plus tard donc aujourd’hui, ce recours est rejeté.

    Quand donc redonnera-t-il priorité à la sécurité des habitants ?



  • Plum’ 14 mai 2016 10:06

    @Ruut
    Parmi les irresponsables, j’ai oublié les membres de la commission d’enquête, présidée par Pierre Aubel. Ils ont une excuse déjà exprimée. C’est ce que révèle la déposition de l’AQUAVIT : « Pour la plupart, les éléments de cette déposition ont été présentés dans notre avis sur l’avant-projet. Tous les problèmes que nous avons soulevés ont été ignorés pour ne retenir que la demande de prorogation, avec pour réponse « le PPRI doit être approuvé le 25 juillet 2016 au plus tard  ». A quoi sert donc la présente enquête publique si l’approbation est déjà décidée ? ».

    Je conseille à ceux qui veulent approfondir le sujet de lire cette déposition de l’AQUAVIT à l’enquête PPRI (en date d’aujourd’hui 14 mai).



  • Plum’ 13 mai 2016 14:08

    @Ruut
    Effectivement, le jour où une catastrophe arrivera (et sans la digue, il y a une assez forte probabilté qu’on la connaisse), qui sera déclaré responsable ?
    - Les experts de l’étude de dangers 2013 ? Si leur étude souffre d’incohérences et approximations, ils ont pris la précaution de dire qu’il fallait d’autres études, qui n’ont pas eu lieu. Ils n’ont jamais dit que l’ouvrage était dangereux et qu’il fallait le déclasser...
    - Les aménageurs de l’Atelier National 2014 ? Ce sont eux qui ont déclaré la digue « dangereuse et inutile », mais ils se sont protégés en disant que leur démarche n’avait rien de réglementaire et juridique.
    - Le maire de Tours Serge Babary ? Il a opiné, mais c’était sous la pression de l’Etat.
    - Les conseillers municipaux de Tours ? Ils ont été incapables de se rendre compte que le déclassement décuplait le risque, mais on ne leur a pas présenté les choses sous cet angle et on ne les a consulté que sur le PPRI.
    - Le député de Tours Jean-Patrick Gille ? L’AQUAVIT l’a rencontré sur ce sujet, mais sa discrétion ne présage pas de son opinion.
    - Le Préfet d’Indre et Loire Louis le Franc ? Il a décidé le déclassement sous divers prétextes qu’on lui a dictés (fragilité...) et il a rejeté un recours gracieux, mais c’était sous la pression de sa hiérarchie.
    - La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal ? Elle n’a pas réagi malgré les sollicitations, mais elle n’a pas enclenché un processus devenu incontrôlable.
    - Les présidents des tribunaux administratifs ? Ilsi valideront tous les dysfonctionnements , mais ils se seront pliés, de bonne foi bien sûr, à ce qu’on leur aura présenté comme un intérêt supérieur de l’Etat...
    - Ceux qui sont dans l’ombre, que l’on devine, comme Marie-France Beaufils sénatrice-maire de St Pierre des Corps, ou qu’on ne connaît pas du tout ? Leur rôle n’est pas clair... C’est d’ailleurs pour cela que ce processus est si opaque.

    Tous se rejetteront la responsabilité. Comme cela s’est fait pour la Faulte sur Mer, le tunnel du Mont-Blanc et ailleurs. A part quelques belles paroles sous le coup de l’émotion, l’Etat Français et les collectivités locales ne savent pas tirer les leçons des catastrophes passées. On revient à la conclusion de l’article : « la sécurité des habitants a été sacrifiée sur l’autel de l’affairisme urbanistique ».



  • Plum’ 13 mai 2016 09:05

    @Alain

    Désolé, mais il y a des vérités qui sont incontournables :
    - Jean Royer ne voulait pas de l’autoroute A10, elle a été imposée par l’Etat. Cela ne s’est guère su à l’époque et une propagande communiste l’a peut-être fait croire. Les preuves sont présentes dans un document de l’ATU, atelier d’urbanisme de l’agglo tourangelle.
    - L’étude de dangers de 2013 présente en son scénario n°2 l’inondation de St Pierre des Corps (avec ses trois sites Seveso) et de La Ville aux Dames à partir de Tours. Une rupture de digue de Loire au niveau du pont Mirabeau à Tours est notamment possible et, comme le terrain est presque plat, l’inondation remonterait vers l’amont. L’inondation peut aussi venir de bien plus loin.
    - Si Tours est globalement une commune plus bourgeoise que St Pierre des Corps, c’est très nuancé.
    - D’accord pour les nuisances d’une autoroute qui n’aurait jamais dû passer en coeur d’agglo, mais ça n’a rien à voir avec les risques d’inondation, sinon que l’autoroute, par ses remblais, a renforcé la digue qui est plus forte qu’en 1866 quand elle avait sauvé Tours de la submersion (piqure d’insecte ?!!) survenue 10 ans plus tôt en 1856.



  • Plum’ 12 mai 2016 21:14

    @Alain
    J’ai déjà répondu à cette remarque : « L’étude de dangers montre que la digue du Canal est un ouvrage à double effet : protecteur de Tours en cas de crue amont, et de St Pierre des Corps en cas de crue aval ».

    Quant à croire qu’il n’y a que des prolos à St Pierre des Corps et que des bourgeois à Tours... Je peux même dire que les riverains de la digue du Canal du côté Tours sont souvent de petite condition. Et les aménageurs qui veulent se débarrasser de la digue voudront sûrement en profiter pour effectuer une gentrification de ces zones...

    Autres rectifications :

    - avant 1860, le Canal avait deux levées, Est (St Pierre) et Ouest (Tours). En 1860, après le catastrophe de 1856, seule la levée Ouest a été renforcée pour devenir la digue du Canal. Cela n’a rien à voir avec l’autoroute de 1970.

    - Pour l’autoroute, ce n’est pas Tours qui l’a voulu, c’est l’Etat qui a ainsi provoqué ce qu’on peut appeler, sur le long terme, une catastrophe environnementale. Il y a d’ailleurs des ressemblances étranges avec la volonté actuelle de - finalement - provoquer une autre catastrophe en différé.

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