Ce n’est pas parce que l’on parle beaucoup de quelque chose que cette chose se met soudain à exister...
Bien sûr que le cancer ne date pas d’hier !
Entre parentèses, il existe aussi chez les animaux, et son incidence n’y semble moindre que parce que la plupart des espèces ont une durée de vie assez courte et que les processus tumoraux mettent du temps à évoluer...
« Pour moi, l’avortement est la suppression d’une vie. J’y suis donc fermement opposé. (…) (Mais) vous avez ajouté, écrit-il à son collègue de Recife, de la douleur à la douleur et vous avez provoqué de la souffrance et du scandale chez beaucoup de personnes à travers le monde. (…) » La condamnation de l’avortement est on ne peut plus claire, celle de son collègue aussi. Mais il lui reproche le scandale. On croit entendre Tartuffe de Molière
Je suis étonné qu’un lettré tel que vous ait pris le mot "scandale" au sens moderne que nous lui attribuons d’ordinaire alors que la première définition d’un copain à moi, Robert (le Grand !) nous dit ceci :
SCANDALE : A : Relig.
1 Occasion de péché créée par la personne qui, par son exemple ou ses conseils, incite les autres à se détourner de Dieu ; le péché lui-même, commis par celui qui incite (scandale actif) et par celui qui se laisse entraîner (scandale passif).
Dans ces conditions, il n’est guère question de tartufferie, mais plutôt de la responsabilité de l’évêque brésilien qui par son intransigeance, lèverait contre lui et la religion, les foudres des opinions publiques acquises à une évolution "moderne" des moeurs.
Néanmoins, je vous suis sur le thème de la fourchette, en quoi nos braves religieux, soucieux de préserver les miettes d’un pouvoir social en grande déconfiture, ne se sont pas résolus à perdre une "pièce", à savoir que la seule attitude possible serait de dire clairement :
L’avortement est impossible (impensable !) et la pauvre malheureuse violée devra porter cet enfant comme Jésus sa croix !
Fatalitas !!
C’est Dieu qui l’a voulu, et patati, et patata.... Air connu !
En Octobre, dans mon obscure petite ville du fin fond profond de la france, j’ai eu la chance de pouvoir assister à mon deuxième concert d’Alain Bashung, 27 ans après le premier, au même endroit...
C’était éblouissant, on en est tous sortis avec la tête du benêt ravi, passé deux heures sur une autre planète.
Pourtant, au delà de la qualité de l’Artiste, c’est la performance de l’être humain qui m’a époustouflé !!
Concentré sur ses chansons, économie des paroles inutiles dans les temps morts, on le sentait au bord de l’effondrement, de l’essouflement... Un assistant est venu lui ramasser l’harmonica tombé à ses pieds...
Pourtant, à l’issue des deux heures (! !) de concert sans pause, pas une fausse note, pas un trémolo de faiblesse...
Il nous a juste dit "Merci" plusieurs fois,
Et puis il est parti !!
Devant ça, je me sens soudain faible, lâche, insignifiant...