Je le pressentais, que tu allais susciter l’effroi chez les "Zamis des Bêêtes !"
Pourtant, la teneur sobre et très bien documentée de ton article en faisait, comme tu nous y a déjà habitués (cf l’élevage de moustiques...) un petit bijou d’enquête naturaliste et positive...
La "hublotisation" des vaches ne date pas d’aujourd’hui, car, lorsque j’étais étudiant à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse dans les années 70, des animaux ainsi appareillés par les chercheurs du département de Physiologie, paissaient dans la prairie au bord du Touch...
Les vaches, absolument pas incommodées d’ailleurs, vaquaient à leur occupation préférée : elles broutaient !
Cette pratique ne posait (et ne pose) à mon sens aucun problème moral, car qui veut étudier ce qui se passe dans une panse a bien plus vite fait d’y pratiquer un accès direct plutôt que d’introduire plusieurs fois par jour une sonde dans la gueule de l’animal, procédé complexe, inconfortable et ô combien plus dangereux pour l’animal !!
Comme l’indique P@py, la panse est un organe propre aux ruminants, gigantesque fermenteur d’une capacité de150à 200litres chez un adulte, où se déroulent des phénomènes microbiens assez complexes, dont l’intérêt majeur est de fabriquer de la matière digestible à partir de cellulose (pas grand nombre d’animaux qui soient ainsi capables de se nourrir en bouffant du coton ! et sûrement pas l’homme !)
D’où l’intérêt majeur de savoir comment ça se passe...
Coup de bol, chez la vache (ou la chèvre, ou le mouton...) la panse est pile sous la paroi abdominale entre la dernière côte et la pointe de la hanche, en partie haute !
Re-coup de bol, la fistulisation (suture de la paroi du rumen à la peau après avoir écarté les muscles) est très facile et particulièrement bien tolérée chez ces animaux..
Re-re-coup de bol, pour rassurer nos amis des bêtes, l’opération est REVERSIBLE !! Il suffit de redécouper le tissu cicatriciel, de refermer la panse, de re-suturer les plans musculaires et de re-suturer la peau par dessus et hop, à part une cicatrice un peu dure au toucher, tout redémarre comme avant...
Le tout pouvant être pratiqué sur un animal debout, sous simple anesthésie locale (paravertébrale) la vache même pas entravée...
Une vache, c’est un peu con, et très gourmand !! il m’est arrivé à plusieurs reprises de pratiquer cette fistulisation à titre thérapeutique, à savoir lorsque l’animal s’étant goinfré de 8 ou 10Kg de céréales ou de granulés, l’emballement des fermentations l’ayant conduit à la suffocation (ça s’appelle de la météorisation) la seule solution était d’ouvrir de toute urgence la panse, d’en vider le maximum à la main, et de laisser l’accès ouvert le temps que les fermentations gazogènes cessent et que la flore se rééquilibre. On laisse d’ailleurs tout ouvert (pas de boûchon plastique) et on revient refermer 8 ou 15 jours après quand tout est rentré dans l’ordre ! Je suppose que la vache à qui on a sauvé la vie va pas chipoter parce qu’elle a un trou disgracieux qui dégouline verdâtre !!
On est loin des pratiques à la Mengele pour qui le prisonnier moyen était de la matière première jetable...
D’ailleurs, je ne suis pas convaincu que les humains possesseurs d’anus artificiels soient dans une situation plus confortable que les vaches à trou-trous de l’INRA !
Je suis un incorrigible benêt !
J’ai toujours cru qu’à l’instar des Mutuelles, les Fondations étaient faites pour récupérer des dons et les redistribuer en faveur de personnes ou d’organisations dont on avait au préalable défini les objectifs.
A ce titre, il n’est pas censé y avoir de bénéfices, donc pas de sommes sur lesquelles on puisse spéculer...
La réplique de Piccoli ans "Le Sucre" de J Rouffio sonne encore à mes oreilles !
"Voilà ! ils ont voulu gagner un pt’it sou.. Encore un p’tit sou... Un dernier pt’it sou... !"
J’ai beau relire l’article de Hoffmann dont il est question ici, j’arrive pas à accrocher !
Certes, la démonstration est très belle sur les possibilités "physiques" qu’un jet commercial ait été capable de telles manoeuvres, mais cela neme paraît guère "consistent" comme disent les anglais, avec la "réalité" des circonstances :
Si je suis Ali Anjour, décrit comme piètre pilote par les enquêtes officielles, pourquoi me livrer à des manoeuvres très compliquées, une approche parfaitement horizontale au ras du sol étant, même pour un pilote chevronné, vachement risquée, surtout que, comme le montre le diagramme du final, il faut "effacer" une petite butte de terrain dans les 500 derniers mètres, à 600Kmh, risquant ainsi de crasher l’avion sur le sol, bien avant sa cible, après avoir pris le temps de faire un "300 degrés" autour du pentagone (trois quart de tour !) bâtiment surement pas du tout protégé des attaques aériennes, bien sûr..
Bêtement, j’aurais piqué plein pot sur le batiment et, Yallah !!!