Oh pôvre !
Je vais encore faire mon gros con moraliste, mais l’occasion est trop belle !!
"récurant" participe présent du verbe "récurer" : Nettoyer en frottant énergiquement d’après le Robert
D’ou j’en conclus quer p@py se livre à un grand nettoyage salutaire et moral de la situation qu’il nous expose...
Pourtant le ton du commentaire laisse à penser que son auteur serait pour le moins critique vis à vis du cher retraité...
Peut -être eût-il fallu lire :
"récurrent" : Qui a trait au retour, à la répétition (d’un état, d’une situation). (Du même dictionnaire)
C’est ce que l’on nomme un tout beau contresens !!
Mais voilà : ça fait super vachement bien évolué d’employer des mots ronflants, ça pose son commentateur en gars cultivé, avisé, pertinent, critique mais smart, éduqué, ironique, un rien condescendant, et j’en passe et des moins pires.
En définitive, après une plantade pareille, le résultat est tout simplement... CON !
Un peu bizarre que vous ayez dévié de l’erreur d’administration médicamenteuse vers le problème de la gestion des urgences médicales, mais, bon ! C’est un sujet qui mérite bien toute notre attention de citoyens...
Encombrement des urgences, dites-vous ? Certes, et c’est là le problème, puisque, comme vous le faites valoir, la cause principale en est l’absence du tri "de première ligne" par le généraliste de base, dont ’est à mon sens une des missions essentielles.
Pourquoi ce désengagement ??
Simplement par conjonction de trois raisons essentielles :
Diminution de l’offre de service par restriction du nombre de médecins formés depuis 15 ou 20 ans (la cause en est politique : on cherche à diminuer les côuts par restriction de l’offre)
Abandon du côté sacerdotal de la profession, dans l’esprit des praticiens eux-mêmes (à l’époque des 35 heures, foin des journées à rallonge, des nuits de garde et des ouiquèndes d’asteinte !) qui considèrent, à juste titre, que l’on ne peut exiger d’eux un engagement total de leur existence, voire de celle de leurs proches, alors que le reste du corps social ne jure que de loisirs, RTT et autres douceurs compensatoires. Abandon aussi du côté sacré du médecin par les patients eux mêmes, pour qui le praticien est devenu une sorte de prestataire de service parmi d’autre, le malade un consommateur de soins. (ou de certificats d’arrêt de travail !!..)
Problème 2 aggravé par la féminisation croissante de la profession ! Car, n’en déplaise aux féministes et égalitaristes de tous crins, la proportion de femmes prêtes à tout sacrifier à leur profession est nettement inférieure à celle des hommes pour qui cela constitue souvent le moteur psychologique de leur vie de travail...
Cela dit, ne vous plaignez pas trop !
Ici, dans la Province profonde, plus d’installation de jeunes médecins ! On jongle entre le 13 et le 18 pour s’apercevoir que la centralisation des services régulateurs dans la préfecture, à l’autre bout du département, conduit à des pertes en ligne parfois considérables, des retards d’intervention cumulés parfois dramatiques.
Mais, Chutt !!! Tout va bien au XXIème siècle !
Laissons mourir doucement nos campagnes...
A la grande époque des hormones dans les élevages bovins, j’ai connu quelqus maquignons particulièrement expérimentés, capables de te dire au coup d’oeil : "celle là elle a été shootée, celle la pas !"
Pas besoin de coûteuse batterie de tests pour ces spécialistes, et , croyez-moi, leur fiabilité était (est toujours) particulièrement élevée...
Alors, les super performances toutes soudaines des nageurs français, Ha, Ha, Ha !!!
Bien d’accord : la pauvreté du langage politicard et son côté "je drague à tout va" ne peuvent que désoler ceux (vieux) qui ont été nourris à des rhétoriques Hugoliennes, voire Gaulliennes..
Mais, pis que cela, et qui finira par me dégoûter totalement d’aller tremper mon bulletin dans le marigot aux crocodiles et autres éléphants, c’est l’apologie du retournement de veste instauré comme mode de gouvernement !
Sarkozy, maître-es-traîtrise, l’a bien mis en oeuvre, qui est allé draguer les Besson, Morin, et autres Kouchner du même acabit, sous couvert d’ "ouverture" et de mise en valeur de "talents", jusque dans le camp adverse...
Si efficacité il y a, elle est surtout recherchée dans le foutage de merde chez les partis concurrents, et avec quel succès !
Mais du côté des électeurs, quel exemple !
Pourquoi j’irais voter pour un clampin débordant de promesses, si au premier coup de vent venu il change de camp et brûleavec le même enthousiasme, la même ardeur les principes qu’il a adorés la semâine précédente ???
Que dois-je penser de la sincérité de ces individus, si je m’aperçois qu’à la première occasion, ils sont prêts à renier père et mère pour un colifichet ministériel ou un secrétariat d’état en guise de cadeau de consolation ??
La pente est savonneuse qui du transfuge politique glisse vers le marais du "tous pourris !"
On m’a éduqué dans des valeurs de courage et d’honnêteté morale qui me semblent bien étrangères à tous ceux que les suffrages ont portés au pouvoir !