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  • ppazer ppazer 10 décembre 2011 15:57

    « Faire muter la société » avec des ressources dont on arrive à la limite, c’est soit prendre les mesures pour en réduire l’effectif, soit imposer la misère de masse (soit les deux). Votre premier choix n’en est pas un, c’est juste une utopie.
    Quant au « second choix », il n’est choisi, mais malheureusement et douloureusement subi : c’est une anticipation de ce qu’il va se produire, rien de plus. On ne pourra pas secourir tout le monde et, il est vrai, les mieux dotés ont davantage les moyens de se protéger : on peut trouver ça injuste, mais c’est toujours comme cela qu’on fonctionné les sociétés. Pour citer une autre fable, « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

    Il y a des constats qui sont parfois difficiles à accepter, tant ils contrarient nos convictions humanistes les plus profondes : dans un tel cas, on est alors dans le déni, et l’esprit combat de toutes ses forces. Croyez bien que cela me déchire moi aussi, que je ne me réjouis en rien de la catastrophe à venir, et que cela m’a longtemps rendu dingue (et me rend encore parfois dingue). Il a bien fallu à un moment que je me ressaisisse et me dise : « bon, les choses sont ce qu’elles sont, je n’ai pas le contrôle, et me faire des noeuds au cerveau n’y changera rien. Comment est-ce que j’avance, là-dedans ? » C’est un lourd travail sur soi, et je n’ai pas encore trouvé toutes les réponses, loin de là. Mais au moins, j’essaye d’avancer.



  • ppazer ppazer 10 décembre 2011 14:29

    Vous pouvez toujours lutter, c’est fort louable. Néanmoins vos efforts ne multiplieront pas les ressources nécessaires au maintien de la population.
    Ou alors vous comprenez les mécanismes d’évolution de notre monde, ce qui semble être le cas, et vous consacrez vos efforts à prendre en compte ce qui est inéluctable et préparer un avenir meilleur.
    Connaissez-vous la fable de La Fontaine « Le chêne et le roseau » ?



  • ppazer ppazer 10 décembre 2011 13:26

    Je crois que nous ne nous sommes pas compris sur les Georgia Guidestones : en rien je ne dis que les règles qu’elles décrivent sont des objectifs. Et je pense que c’est une erreur de penser cela, car cela laisse penser que le monument donne comme objectif de réduire (c’est-à-dire éliminer) la population actuelle jusqu’à 500 millions de personnes. Ce qui ferait des commanditaires de ce monument des génocidaires. Or, ça n’est pas du tout le cas.

    Les Georgia Guidestones indiquent « MAINTENIR en dessous de 500 millions », et non pas « réduire » : le crash de civilisation et de démographie est inévitable, c’est mécanique, et indépendant de toute volonté d’un quelconque groupe d’individus. Ce n’est en aucun cas un programme de réduction de population décidé par un groupe de malades mentaux, c’est une conséquence logique et prévisible de ce que l’humanité a fait depuis un siècle. Ainsi, ce que ce monument indique, ce sont des principes de bon sens, des règles de base pour permettre une humanité durable après l’effondrement.
    Ce monument ne prétend pas non plus que ce serait la seule possibilité de civilisation durable, nénamoins il est le seul élément à ma connaissance à proposer des principes qui tiennent la route, et à être sous une forme apte à traverser le temps de la catastrophe que nous allons subir.

    Donc, pour résumer, voir du conspirationnisme génocidaire dans le message des Georgia Guidestones me parait être une très mauvaise interprétation. Les règles décrites ne sont pas des objectifs, mais une philosophie sage pour le monde d’après.



  • ppazer ppazer 10 décembre 2011 11:00

    Analyse intéressante, et fort crédible.

    Il est clair que, dans l’histoire, la prospérité a toujours été non durable car elle a reposé sur un système économique instable (empire romain avec la monnaie toujours plus dénaturée, renaissance et les assignats, notre époque aujourd’hui) voué tôt ou tard à l’effondrement. A l’opposé, les systèmes durables ont été non prospères (moyen âge, XIXe siècle).
    Ce que nous avons connu ces 50 dernières années, d’un point de vue économique, a été une période de prospérité reposant sur un système économique et monétaire virtuel, qu’a pu amplifier l’accès à une énergie abondante et bon marché (le pétrole), les progrès techniques importants (machines outils, agriculture de masse, transports, nucléaire, télécoms, etc.), favorisant ainsi l’explosion de la masse démographique : nous sommes 7 milliards aujourd’hui alors que nous étions à peine 3 milliards en 1960 et 1,6 milliards en 1900 (! !!). Cette conjonction de facteurs fait que ce que nous vivons aujourd’hui ne peut en aucun cas être comparé aux changements de civilisation qu’il y a eu dans l’histoire.
    Le changement de paradigme aura bien lieu. L’accès restreint à l’énergie induira de plus en plus de difficultés à exploiter les ressources et les terres cultivables. Ces mêmes terres sont d’ailleurs déjà à l’agonie du fait de l’utilisation de « fertilisants » chimiques ces dernières décennies : la mort des sols qui en résulte a été constatée à l’échelle mondiale ces trois dernières années, conduisant à une chute importante des rendements, à la disparition des insectes pollinisateurs (à l’origine de 37% de l’alimentation !) et des disparitions de masse d’espèces (les extinctions massives du crétacé ne sont rien en comparaison de ce que nous vivons de nos jours). Par ailleurs, le système monétaire basé sur la dette qui a permis cette folie arrive lui aussi à bout de souffle, et les excès qui se sont établis en niveau de vie standard non seulement ne pourront plus être financés, mais nous seront même retirés de force.
    Dans ce contexte, pauvreté, guerre, et famine seront mécaniquement la nécessité des décennies à venir, entrainant une réduction drastique de la population mondiale (et je crois que l’auteur ne me contredira pas, si j’en juge le choix de la photo des stocks massifs de cercueils que fabrique la FEMA sur tout le territoire américain). Ainsi le travail de nos dirigeants n’est en rien de sauver l’Euro ou le système financier mondial pour assurer la prospérité des peuples, il ne faut pas s’y tromper : il s’agit davantage d’ébaucher dès aujourd’hui les grandes lignes de ce que devra être le système de gouvernance qui émergera de ce chaos morbide.
    Oui, le changement de paradigme aura bien lieu, la démocratie apparaîtra comme une absurdité dans le futur, le manque de régulation de la production et de la démographie apparaitra comme un non-sens, et la notion d’autodétermination des peuples semblera être un incroyable égoïsme face à l’intérêt commun de l’humanité.

    En 2008, alors que j’étais aux Etats-Unis pour mon travail, dans l’Etat de Georgie, j’avais entendu parler des Georgia Guidestones, un monument massif en marbre érigé au début des années 1980 sur une colline dans le conté d’Elberton, et sur lequel est inscrit une dizaine de lois à suivre pour assurer une humanité durable. J’étais allé le voir, et ce monument m’avait mis assez mal à l’aise du fait du mystère qui entoure sa construction et des lois qu’il énonce, à commencer par la première (« maintenir l’humanité en dessous de 500 millions de personnes »). Il énonce aussi d’autres éléments de bon sens, tel que « laisser de la place pour la nature, laisser de la place à la nature ». Aujourd’hui je comprends que ces Guidestones sont dans le vrai, et que ceux qui les ont commanditées il y a 30 ans avaient bien compris la façon dont évoluerait notre humanité. Etant donnés les moyens nécessaires pour réaliser un ouvrage aussi massif, on comprend bien qu’il y a effectivement des « grands architectes » dont l’objet n’est pas d’assurer le bien pour tous (c’est impossible, nous sommes déjà allés trop loin dans l’excès), ni d’imposer une quelconque « domination », mais de définir des voies de durabilité pour l’humanité dans son ensemble.
    Qui que soient ces groupes de personnes qui agissent hors des circuits d’information du grand public (et qui influencent ou non les politiques), il serait bien ridicule de leur jeter la pierre : car vu l’état de notre monde, nous devrons de toutes façons en baver, que ce soit avec ou sans eux. Ces sociétés ont au moins le mérite de prendre du recul et de concevoir le monde dans la durée, limitant les risques d’un chaos sans fin.
    Évidemment, ce qui apparaît comme une évidence dans la globalité est en contradiction avec les intérêts individuels, chacun considérant son cas comme prioritaire et l’accès au bien être un droit fondamental : c’est normal, c’est humain, c’est un mécanisme de survie.

    PS : il est dommage que l’auteur de l’article ne se soit pas davantage relu, les fautes ternissant un discours pourtant de bonne qualité.



  • ppazer ppazer 6 novembre 2011 17:45

    Gratuit et sans fondement.
    C’est nul.

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