Avant même la fourniture de la carte vitale, il y a désormais un autre sésame à obtenir : celui du médecin traitant. Expérience vécue (plusieurs fois) ce matin même. J’appelle au téléphone :
« - Cabinet du docteur XXX, bonjour. - Bonjour, je vous appelle car j’ai des douleurs abdominales importantes, et je souhaiterais savoir si je pouvais venir vous voir ce matin ? - Le docteur XXX est-il votre médecin traitant ? - Non, mon médecin traitant vient de partir en retraite, je dois donc en désigner un nouveau. - Désolé monsieur, le docteur XXX ne prend plus de nouveau patient. Il ne pourra donc pas vous recevoir. - Ah... ok... super... »
Après avoir essuyé comme cela plusieurs refus, je n’ai pas eu d’autre choix que de me rendre aux urgences de l’hôpital Saint Antoine, ce qui est complètement anormal. Et là seulement on m’a demandé ma carte vitale.
Ca faisait un bon moment que je n’avais pas dû voir un médecin, je ne pensais pas qu’on en était rendu à ce genre de situation aberrante.
On voit là les effets pervers de la nécessité de déclarer un médecin traitant à la sécu depuis 2006. Avant, s’il y avait une situation à caractère urgent, le médecin généraliste restait accessible. Maintenant c’est compliqué.
@Doume65 C’est bien comme ça que je le comprends : piquer les cadenas qui fermaient les armoires et garantissaient leur intégrité. Si c’est juste voler une boite de cadenas de façon isolée, je ne vois vraiment pas l’intérêt d’en faire tout un foin dans la presse.
J’aurais aimé savoir si ça concernait
les armoires Teleperm XS (contrôle commande de sûreté, pour le PS –
Protection System – ou le RCSL – Reactor Core Suveillance and
Limitation) ou les armoires T2000 (contrôle commande opérationnel).
Ça la fout mal, quand même.
Dire qu’on a piqué les cadenas, mais qu’on n’a rien touché à
l’intérieur, ça me parait un peu dur à avaler. Dès qu’on ouvre les
armoires, on a accès aux borniers : il faudra donc, quoi qu’il en soit,
vérifier au moins tous les borniers pour s’assurer qu’aucune pinoche n’a
été modifiée. Il faudra vérifier les systèmes d’alimentation, les racks
et les cartes. Et pour faire correctement les choses (on est dans le
nucléaire, quand même), vérifier les checksums des logiciels chargés
dans les cartes SVEx (s’il s’agit de la partie sûreté en TXS).
Il faudra également exécuter une procédure complète de tests périodiques.
Et bien sûr, tout cela en suivant des plans, procédures et rapports validés par l’ingénierie et par le client : La V&V va avoir du boulot.
Constater la disparition des cadenas du contrôle-commande, et dire
comme ça qu’il n’y a pas de souci, c’est juste de la com qui se veut
rassurante.
Au fait, qu’en dit l’ASN ? J’aimerais bien avoir leur son de cloche.