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PrivéPublic

Antoine DAVID, ingénieur. Marié 5 enfants. Créateur d’entreprise dans le marketing et l’internet. 20 ans d’expérience dans des "Utilities" (services publics marchands). .

Ma conviction : la crise sera beaucoup plus brutale que tout ce que nous avons pu connaitre. Les troubles sociaux, les tensions internationales , etc. nous promettent des temps difficiles. Rappelez vous les années 30 ! Il ne faut pas laisser les démagogues de tout bord tirer parti de la détresse des français pour suciter le chaos. La paralysie des services publics en cette période de crise constitue un signe avant coureur d’une démocratie en danger. 

Tableau de bord

  • Premier article le 04/12/2007
  • Modérateur depuis le 05/02/2009
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Derniers commentaires



  • PrivéPublic 6 février 2009 00:31

    Merci MAtéo,

    je reste vraiment baba devant votre connaissance du sujet. Je suis d’accord sur toutes vos remarques en préambule, en particulier la caractérisation du service public. Le terme de permanence me parait plus pédagogique que la continuité mais c’est un détail.

    J’ ai appris pas mal de chose dans votre commentaire et en particulier découvert que la "grève ne met pas fin au service public, elle suspend son execution... ".

    J’ai trois questions :

    • Je peux comprendre qu’un exploitant de service public, en cas de grève, ne soit pas astreint à garantie de résultat. Cependant si la poste, au bout d’une semaine, n’a pas réussi à mettre en oeuvre un centre de tri de secours, et n’a pas réussi à accéder aux sacs bloqués par les piquets de grève pour recycler le courrier en retard, puis-je considérer que la direction n’a pas su déployer les moyens nécessaires pour rétablir la continuité du service. Donc qu’il n’a pas satisfait à son obligation de moyens ?
    • Quand des salariés en colère bloquent un dépot de trains, ou une centre de tri, et empêchent leurs collègues de venir bosser, et si l’employeur fait constater cette situation par huissiers, que dit la loi ? Les grévistes sont-ils du bon côté de leur droit constitutionnel, ou du mauvais côté ? S’ils sont du mauvais côté, qui subit un préjudice ? L’employeur ?
    • Si un salarié perd son emploi parce que la crise + le trou de trésorerie annuel de début février + les chèques qui n’arrivent pas et le banquier qui ne prète pas, existe-t-il une forme de recours possible contre l’autorité concédante (l’état), l’exploitant du service public (la poste) ou l’organisation syndicale à l’origine du mouvement ? Et quels en seraient les fondements. Je fais sans doute un amalgame fâcheux, je n’ai pas d’opinion tranchée sur le travail du dimanche, mais je trouve toujours surréaliste qu’une organisation syndicale perçoive des revenus substantiels quand IKEA ou Casto ouvre le dimanche... Donc je trouverais élégant que le législateur, dans sa grande sagesse, ait imaginé une forme de réciprocité.
    Merci pour vos lumières, et merci surtout du temps que vous avez accepté de consacrer à mon petit billet

    Cordialement


  • PrivéPublic 5 février 2009 23:48

    Rebonjour Morice,

    pas de problème pour faire partir le courrier. C’est le courrier à l’arrivée qui n’arrive plus. Et quand bien même je me rendrais à mon bureau de poste - où les postiers sont sympathiques et compétents, cela ne ferait pas arriver le courrier plus vite.

    A part la marche à pieds, vous avez une autre solution ? Moi j’en aurais bien une.... Que d’autre commentateurs d’Agoravox confirme que ce n’est pas normal de bloquer la réception du courrier, même pour des raisons "politiques".

    Cordialement



  • PrivéPublic 5 février 2009 23:41

    Bonsoir Emile,

    merci de vos précisions. Effectivement, je suis parisien. Je ne vais pas vous faire pleurer mais en matière de trains, sur le RER A par exemple, il y a 30 trains à l’heure et ils sont bondés. Alors quand le trafic est perturbé, effectivement, il en reste 10 à l’heure et il y a quasiment autant de monde. Alors vous restez sur le quai à voir passer deux trains avant d’espèrer le prendre : soit 45 min de bousculade. Cela c’est quand il y a des trains.

    Je ne pensais pas m’en prendre aux fonctionnaires dans mon billet. Et il existe des solutions alternatives aux trains (2 h de bouchons). Mais pas d’alternative à la poste. Quand il vous manque une semaine de chèques de vos clients, ce qui est mon cas, et que les perturbations durent, donc que c’est peut etre deux semaines de bazar en perspactive, et que les banquiers ne pretent pas facilement aux petites boites sauf a des conditions un peu brutales, et bien on s’inquiète. Vous le feriez si vous étiez à ma place.

    Sur la question du nombre d’employés, nous sommes trois (moi y compris). Quand à mon salaire, la belle affaire. Si vous parlez de l’ensemble de mes revenus nets annuels, je gagne moins que le salaire moyen d’un fonctionnaire de l’état (l’INSEE affirme que ce salaire moyene st aujourd’hui légèrement supérieur à 2000 € nets). Et vous, quel est votre salaire ?

    Si je vous ai blessé par mes propos, mes excuses. Cependant je ne trouve pas normal qu’il y ait des interruptions du service public quelle qu’en soit la cause. Et si cetet interruption est le fait d’une minorité d’employés d’une entreprise publique, et qu’ils mettent en danger des petites boites et des emplois, vous comprendrez que quelqu’un qui n’a pas d’emploi à vie puisse l’avoir très très mauvaise.
    Cordialement.



  • PrivéPublic 5 février 2009 15:34

    je n’ai pas dit que les syndicats étaient tous responsables... et quand a demander des comptes à nos dirigeants politiques, je pense qu’ils ont fort à faire.... je préfère demander des comptes aux dirigeants de la poste dans les hauts de seine.

    Mais selon vous, est-ce que en matière d’action politique, la fin justifie les moyens ? Est-ce que il est normal et justifié de prendre en otage des usagers et d’interrompre la permanence du service public ?

    Si on entre dans une telle logique, que diriez vous si des gens dont vous ne partagez pas les idéaux menaient eux aussi des actions non légales pour parvenir à leurs fins ? Peut-être pensez vous qu’"ils" le font déjà et que chacun doit se battre avec ses propres armes !

    Mais dans ce cas, il n’y a plus de raison d’échanger sur Agoravox et nous sommes en guerre civile !

    cordialement



  • PrivéPublic 5 février 2009 15:23

    Rebonjour Yena,

    vous avez raison, je peux très facilement communiquer avec mes clients, no problems. Et je peux leur envoyer tous les RIB de la terre pour qu’ils me payent par virement. Sauf que, à ma connaissance, il n’y a pas un banquier qui permette, depuis son site internet, de rajouter un RIb pour faire aussitot un virement. Il faut aller au guichet, etc.. Ils ont peur de la fraude, les banquiers.

    Donc quand le client paye, il le fait pas chèque. Bien. Maintenant entre le 15 janvier et la fin février, les trésorerie sont toutes au plus bas car TVA, charges sociales, accompte impot, taxe professionnelel, taxe d’aprentissage. Janvier février est aux impôts et taxes ce que mai et juin sont aux cerises. Donc les clients tardent à payer. Et pas de chance, les rares chequent qui doivent arriver, ils n’arrivent plus.

    Donc les chèques sont dans la nature. Mais quand le client envoie un chèque, je vous jure que si ce cheque est perdu (3% en moyenne chaque année), pour lui en faire faire un second, c’est hyper compliqué.. ; faut le comprendre, le client a peur que son fournisseur encaisse deux chèques. D’après mon expérience des grèves des postes à Rueil (deux par ans depuis 2005), au bout de dix jours, les chèques non reçus sont perdus.

    Et figurez vous qu’il y a des clients, tous les jours, qui vous disent : je vous assure, le cheque est parti au courrier la semaine dernière, juré craché ! Comment savoir si le règlement est parti ! Comme la conjoncture est difficile, il y a toujours le risque que certains clients tardent à envoyer leur paiement....

    Croyez moi si vous voulez, quand c’est le bazar à la poste et que les chèques s’égarent, c’est hyper compliqué et cela demande une énergie folle de les récupérer - il faut signer des papiers spécifiques - ...


    Sur la question de limiter le droit de greve, je pensais que le droit de greve ne permettait pas à des salariés de bloquer un outil de travail et d’empêcher les autres de travailler. je ne veux surtout pas toucher au droit de greve. je veux juste que mes droits - continuer a recevoir le service public postal -soient respectés. Car je sais que dans le droit de grève, il n’est pas légal de bloquer un dépôt, un centre de greve, un outil de travail.

    Je résume : oui, je suis vulénrable à une interruption du courrier ; Non, je ne veux surtout pas toucher au droit de greve. Oui, je juge les responsables de la poste pas à la hauteur car ils ne paraissent pas en mesure de rétablir la continuité du service. oui, je sais que bloquer un centre de tri et empecher les autres de travailler n’est pas légal. S’ils veulent faire greve, qu’ils aillent manifester place de la concorde ou regarder la télé. Mais qu’ils n’empechent pas les autres de bosser.


    Cordialement

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