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rakosky

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  • Premier article le 19/08/2008
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Derniers commentaires



  • rakosky rakosky 29 juillet 2011 19:33

    Voici un extrait d’un article du Monde Diplomatique concernant le droit de la terre en Israël

    LA bataille pour la terre n’a pas Jérusalem-Est, la Cisjordanie et Gaza pour seuls théâtres : en Israël aussi, elle continue. Près de cinquante ans après sa création, on aurait pupenser que l’Etat juif et ses principaux partis traiteraient enfin les citoyens arabes sur un pied d’égalité. Il n’en est rien, reconnaît M. Haïm Oron, député du parti Meretz : « Non seulement la lutte pour chaque pouce de terrain se poursuit, mais elle s’accentue, même dans l’Etat d’Israël. »

    Les Bédouins du village Al-Waqili, dans le désert du Néguev, viennent d’en faire l’amère expérience. L’autorité compétente - l’Administration des terres d’Israël - a exigé qu’ils quittent les terres sur lesquelles ils vivent depuis des générations. Assignés en justice, les habitants sont menacés d’être chassés par la force et de voir leurs logements détruits (1). Tout récemment, à la demande de l’Administration des terres d’Israël, la justice a ordonné à quelques centaines de Bédouins de la tribu Al-Azazmeh résidant dans la région de Ramat Hovav de quitter les lieux dans un délai de six mois. Or ils avaient été installés ici en 1953 par le gouvernement militaire, qui les avait auparavant expulsés d’autres régions. Un des notables d’Al-Azazmeh, M. Lebad Abou Afash, présente ce nouvel ordre d’expulsion comme un « transfert ». Des injustices de ce genre, les Arabes israéliens en ont subi beaucoup depuis la création de l’Etat juif. De 1948 à nos jours, Israël a confisqué la majeure partie de leurs terres en Galilée, dans les « triangles » nord et sud au centre du pays (où vivent d’importantes communautés arabes) ainsi que dans le Néguev. Dans ce but, il s’est doté de tout un arsenal de textes « légalisant » la confiscation des terres des citoyens arabes. D’où la prolétarisation de cette population, longtemps en majorité paysanne : si les villages arabes ont conservé, dans l’ensemble, leur caractère rural, la plupart de leurs habitants, devenus ouvriers, travaillent en ville.

    La lutte contre la confiscation massive des terres arabes en Galilée est symbolisée chaque année par le Jour de la terre qui, le 30 mars, commémore les six Palestiniens tués et les dizaines d’autres blessés lors de la répression de la manifestation de 1976. Mais, dans le Néguev aussi, l’Etat a mis la main sur des centaines de milliers de dounams (2) - le nombre exact est inconnu - et expulsé de manière répétée des Bédouins. Ces derniers sont encore victimes de mesures prises sous prétexte de régulariser la propriété de quelque 700 000 dounams : non seulement on leur vole leurs terres, mais on leur refuse les permis nécessaires à la construction de logements, même provisoires ; et, s’ils passent outre, on les force à détruire leurs habitations « illégales » et on leur impose de lourdes amendes... En fait, la moitié des 80 000 Bédouins du Néguev ont été regroupés dans sept agglomérations-réserves.

    LA surface totale de l’Etat d’Israël est de 22,2 millions de dounams . L’essentiel - 92 % - est la propriété, soit de l’Etat (14,6 millions), soit du Fonds national juif (en hébreu Keren Kayemet, 2,4 millions), soit de l’Office de développement qui détient les terres (et les autres biens) des réfugiés palestiniens déclarés « absents » (2,6 millions). Toutes ces terres (19,6 millions de dounams) dépendent, depuis 1961, d’une seule autorité : l’Administration des terres d’Israël (en hébreu Minhlq meqarqe’é Israel). Seuls 1,3 million de dounams sont propriété privée. Le statut des autres terres reste à déterminer. Cette spécificité - 92 % de la terre appartenant, soit à l’Etat, soit à des organismes sionistes paraétatiques - a une conséquence importante : la grande majorité des Israéliens, qu’ils se trouvent à la campagne (dans les kibboutzim collectivistes comme dans les moshavim coopératifs) ou dans les villes, vivent sur des terres affermées par l’Etat, le Fonds national juif ou l’Office de développement, et ce pour une durée (renouvelable) de 99 ans. Tout changement de main doit avoir l’assentiment formel de l’administration des terres. Si l’essentiel de la terre est ainsi « nationalisée », ce n’est évidemment pas dans une optique socialiste, mais sioniste : il s’agit d’affirmer le droit du « peuple juif » en tant que tel sur la terre d’Israël (Eretz Israël)...

    Or le point sur lequel toute le monde est d’accord, c’est la nécessité d’interdire aux « étrangers » d’acheter des terres, qu’elles soient privées ou non. Est étranger - précise le projet de la commission constituée par le ministre des infrastructures Ariel Sharon pour une réforme de la politique de l’Administration des terres d’Israël, présidée par le professeur Boaz Ronen (4) - quiconque n’est pas citoyen de l’Etat d’Israël et n’a pas le droit de le devenir en vertu de la loi du retour : en revanche, des juifs citoyens d’un autre Etat pourront acquérir des terres en Israël avant même de venir y vivre, de devenir oleh hadach (nouvel immigrant) et d’en obtenir la citoyenneté.

    La propriété de la terre est réservée aux juifs, son utilisation aussi. En vertu du bail signé par chaque individu ou institution avec le Fonds national juif, il est interdit d’en transmettre le droit d’exploitation à un non-juif, quand bien même il serait citoyen de l’Etat d’Israël. Conformément à la loi, les citoyens arabes ne peuvent pas être membres de kibboutzim, de moshavim ou de localités communautaires.

    Puisque il n’est pas possible de poster des images dans les réponses,voici un lien vers la carte de la géographie des territoires occupés ,telle qu’elle a été établie par les Accords d’Oslo,c’est à dire ce qui est proposé aux palestiniens comme territoire national

    un territoire réduit ,morcellé ,sans continuité territoriale,des villages arabes et les principaux axes sous le contrôle de l’armée israèlienne et enfin un territoire parsemé de colonie juives de peuplement accaparant les principales ressources en eau

    Sans aborder les autres aspects de la question,il est clair qu’aucune paix ne peut être fondée sur ces bases et que cette politique conduit non seulement à la poursuite d’une guerre sans fin,mais aussi à l’enfermement et à la paupérisation des palestiniens ,mais aussi des populations juives dont 40 % vivent aujourd’hui à la limite du seuil de pauvreté




  • rakosky rakosky 28 juillet 2011 19:31

    Je suis trop impartial pour porter un jugement ,je craque à chaque fois que je la vois



  • rakosky rakosky 28 juillet 2011 19:27

    Monsieur,je crois que nous sommes très nombreux à suivre vos publications.
    Je souhaitais simplement saisir cette occasion pour vous remercier du remarquable travail d’information que vous accomplissez.
    Une simple question,connaissez- vous la militante noire Cathy Mc Kinley et savez-vous s’il est possible d’avoir une version française des reportages qu’elle envoie depuis Tripoli
    Bien cordialement Rakosky



  • rakosky rakosky 28 juillet 2011 19:16

    En premier lieu l’Algérie n’est pas gouvernée par des généraux mais par un Président élu au suffrage universel
    Je voudrais bien que notre Assemblée nationale ait autant de pouvoir que l ’APN où siègent et s’expriment toutes les composantes de l’opposition et qui au contraire de notre assemblée a l’initiative des lois et la maitrise de son ordre du jour
    En second lieu ,le gouvernement algérien peut fixer librement sa politique économique et sa politique étrangère,ce qui n’est pas le cas de tous les gouvernements qui ont abdiqu" leur souveraineté au profit de l’Union européenne et de l’Otan
    Au lendemain de la révolution tunisienne ,un parti d’opposition a appelé à plusieurs manifestations contre le gouvernement,en appelant ouvertement à l’Union européenne et à l’onu pour intervenir dans les affaires intérieures algériennes.
    Ses appels renouvelés semaine après semaine n’ont jamais réuni plus de 50 personnes,même les journalistes les plus haineux de Libé ou de TFI n’ont jamais pu filmer autre chose qu’une dispersion effectuée par des femmes policiers sans armes
    Concernant la Libye,je vous conseille la lecture attentive du rapport rendu par la commission d’enquête indépendante conduite par le Préfet Yves Bonnet qui se passe de tout commentaire superflu



  • rakosky rakosky 28 juillet 2011 01:20

    Voici un extrait de la Loi de finances adoptée cette année par le gouvernement algérien,vous y comprendrez pourquoi Bouteflika n’est ni Ben Ali,ni Papandréou
    Le projet de loi de finances 2010 en Algérie, présenté lundi devant l’Assemblée populaire nationale (APN), prévoit une hausse des dépenses budgétaires et met en place de nouveaux dispositifs favorisant essentiellement la création de l’emploi, les investissements et l’amélioration du pouvoir d’achat à travers la révision du SNMG.
    En dépit de la baisse actuelle des recettes dans le sillage du recul des cours mondiaux de pétrole, l’Etat entend maintenir le même rythme de ses efforts pour le confortement de sa politique sociale, la lutte contre le chômage et la réalisation d’une croissance plus forte.
      (...)

    Quant aux dépenses d’équipement et d’investissement, elles totalisent un montant de 3.332 milliards DA d’autorisation de programme (en hausse de plus de 7%), avec des crédits de paiements d’un montant de 3.023 milliards DA.
    Le budget de fonctionnement prévoit près de 1.600 milliards DA pour le fonctionnement des services de l’Etat dont 925 milliards DA de dépenses salariales, 230 milliards DA pour les incidences de la révision du Salaire National Minimum Garanti (SNMG) et de la mise en oeuvre du nouveau régime indemnitaire des fonctionnaires, le reste étant affecté notamment au fonctionnement des services et aux subventions aux communes à travers le Fonds commun des collectivités locales.
    Ce budget est axé également autour de la politique sociale de l’Etat qui sera prise en charge par une enveloppe de près de 1.000 milliards DA.
    Ce montant sera ventilé au titre des subventions aux établissements hospitaliers, à la contribution annuelle au Fonds de réserve des retraites, aux versements de pensions de retraites et petites pensions, au soutien des prix des céréales, du lait, de l’eau, au transport des marchandises, ainsi qu’à des prestations au profit de la population par des établissements publics à caractère économique, et au bénéfice des enfants scolarisés de familles démunies, ainsi que les augmentations des bourses des étudiant, et stagiaires à partir de la rentrée 2009, et pour les indemnisations des victimes du terrorisme et de la tragédie nationale.
    Le budget de fonctionnement prendra en charge aussi un financement de plus de 100 milliards DA destinés à la lutte contre le chômage (financement des allocations forfaitaires de solidarités et la création d’emplois d’attente, Dispositif d’Aide à l’Insertion Professionnelle (DAIP), et caisses de sécurité sociale, en contrepartie de abattements sur la part patronale des cotisations sociales, dans le cadre des mesures d’encouragement à la création d’emplois par les entreprises).
    Concernant le budget d’équipement et d’investissement, il est appelé à financer pour plus de 1.150 milliards de DA pour le développement des infrastructures (routes, réseau ferroviaire, ports et infrastructures administratives) et pour près de 1.000 milliards DA pour l’amélioration des conditions de vie de la population (infrastructures de santé, habitat et urbanisme, alimentation en eau et assainissement, alimentation en gaz et électricité, amélioration du transport urbain, jeunesse et sports, culture et information, et forêts, environnement et développement communal).
    Outre un budget de 190 milliards DA pour le développement des infrastructures de formation ainsi que la recherche scientifique, le budget d’équipement et d’investissement financera pour 250 milliards DA alloués à l’encouragement de l’emploi des jeunes ainsi qu’à l’investissement économique (création d’emploi par les jeunes, aide à l’investissement agricole, et appui à l’investissement industriel par le biais de dotation au capital du Fonds national d’investissement, appui à la compétitivité industrielle, et bonifications d’intérêts bancaires.

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