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Ramana

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Un homme de bonne volonté.

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Derniers commentaires



  • Ramana Ramana 29 août 2014 09:55

    Le monde est un mystère total, il n’est pas explicable par le raisonnement. L’analyse rationnelle que nous avons érigée en dogme ne rend compte que de notre manière collective d’appréhender le monde en un lieu et une époque donnée. Cette traduction de la réalité n’est pas pour autant fondamentalement « vraie’. Même l’approche scientifique avec ses moyens et ses »preuves" n’est qu’un édifice bâti sur des conventions implicites, communément admises, qui ne nous paraissent solides parce que nous en avons collectivement décidé ainsi.
    Le monde, l’univers, est infiniment plus vaste que ce qui nous apparait dans le champ de notre conscience ainsi délimité. La poésie, et l’art en général, est ce qui nous permet d’aller au delà de ces limites. Vouloir analyser la poésie, c’est vouloir ratiociner ce qui par nature est censé nous faire transiter au dehors du raisonnement, lequel justement nous enferme dans une bulle de conformité.
    Alors l’analyse littéraire, oui, un peu, quelquefois, pour susciter l’entrée dans le texte de celui qui n’y voyait au préalable aucun intérêt, disons pour éventuellement l’accrocher. Mais ensuite, décrochons rapidement de l’analyse et poussons la porte de l’indicible...



  • Ramana Ramana 22 juillet 2014 17:38

    Et d’ailleurs, concernant le point de vue de Guénon, il n’est pas inutile de lire ce qu’en dit Pierre Feuga dans son « René Guénon et l’hindouisme » :

    La

    dernière partie de l’Introduction générale est consacrée aux

    « interprétations occidentales » de la tradition hindoue, et bien

    évidemment pour en dénoncer l’inanité et la fausseté. Nous ne reviendrons pas

    sur les orientalistes « officiels », sauf à rappeler que la

    « myopie intellectuelle » qu’il diagnostiquait chez eux n’est pas

    tout à fait guérie. En ce qui concerne les théosophistes, le danger paraît plus

    écarté, encore que les élucubrations de Madame Blavatsky ou d’Alice Bailey occupent

    toujours de pleins rayons de librairies. A ce propos, Guénon stigmatise, comme

    il le fera si souvent par la suite (en la distinguant soigneusement de la

    transmigration et de la métempsycose), la croyance en la réincarnation. On ne

    peut que lui donner raison si l’on songe que celle-ci a encore gagné du terrain

    depuis 1921, est devenue un véritable dogme dans quantité d’écoles

    spiritualistes et fait quasiment partie désormais du bagage culturel de

    l’Occidental moyen (avec les « chakras » et le Tantra de supermarché),

    générant toute une littérature aussi poisseuse qu’indigeste. Pourtant, quitte à

    froisser certains admirateurs inconditionnels de Guénon pour lesquels

    l’antiréincarnationnisme est devenu à son tour une sorte de

    « dogme », il faut ici un peu déchanter : c’est prendre son

    désir pour une réalité que d’affirmer que « tous les Orientaux, sauf

    peut-être quelques ignorants plus ou moins occidentalisés dont l’opinion est

    sans aucune valeur, sont unanimement opposés » au réincarnationnisme. En

    ce cas il faudrait considérer comme « ignorants » bien des brâhmanes

    et bien des maîtres spirituels de l’Inde, nés avant que les Occidentaux ne

    soient arrivés dans leur pays. Qu’on le déplore ou non, la croyance en la

    réincarnation, entendue au sens le plus littéral (retour dans un corps humain,

    animal ou végétal), n’est pas simplement le fait de basses castes, elle est

    répandue dans toutes les couches de la population hindouiste (et partagée par

    les jaïns, les bouddhistes, les Sikhs). Est-ce à dire que Guénon se serait magistralement

    trompé et que sa doctrine des « états multiples de l’Etre »

    comporterait une fissure ? A Shiva ne plaise. Mais tout Hindou n’est pas

    si « naturellement métaphysicien » que Guénon l’a voulu. S’il a

    l’esprit ouvert, on pourra très bien lui « démontrer », selon le

    terme guénonien ici par trop mathématique, que la réincarnation « est une

    absurdité métaphysique, car admettre qu’un être peut passer plusieurs fois par

    le même état revient à supposer une limitation de la Possibilité universelle,

    c’est-à-dire à nier l’Infini, et cette négation est, en elle-même,

    contradictoire au suprême degré ». Une logique aussi éblouissante – étayée

    par de brillantes considérations de géométrie sacrée – ne manquera pas de

    frapper son intelligence mais, paradoxalement, il n’est pas sûr qu’elle le

    convainque jusqu’au fond. Par « instinct métaphysique » justement, et

    par le fait d’une imagination très développée (cette faculté dont Guénon

    avouait être dépourvu), il se peut qu’il n’exclue pas la possibilité d’encore « autre

    chose », ou de « quelque chose de plus », au-delà de la logique

    (la « Possibilité universelle » admettant même la répétition

    ou l’ « auto-limitation »). Et, s’il a le respect des Ecritures

    (les Lois de Manu pour ne citer qu’elles), comment lui faire croire que

    toutes les allusions à la réincarnation dont elles regorgent ne devraient être

    entendues que « symboliquement » ? Pourquoi ces symboles ?

    s’étonnera-t-il, et pourquoi les anciens maîtres n’auraient-ils pas dit la

    vérité telle qu’elle est – surtout une vérité dont on ne voit pas bien en quoi

    elle serait dangereuse –, évitant ainsi à leurs descendants de tomber dans une

    interprétation littéraliste, avec toutes les illusions et les grossières

    confusions qu’elle entraîne[



  • Ramana Ramana 23 mars 2014 12:36

    Bah ! Affirmer que l’âme n’existe pas ne provient que d’une croyance... 



  • Ramana Ramana 28 février 2014 13:07

    Le temps est une illusion, il n’y a que l’instant. L’espace est une illusion, il n’y a que le point. Tout le passé et tout le futur sont compris dans l’instant. Tout l’espace est compris dans le point. Et d’ailleurs, l’instant et le point ne font qu’un. Ce Un est la seule chose réelle. Tout le reste, c’est le jeu du mental. Cependant, l’instant, le point, n’est pas le néant, c’est comme un vaste univers, mais il est impossible à traduire en termes d’espace et de temps.



  • Ramana Ramana 18 février 2014 14:20

    Oui, et pourtant, rien de tel qu’une grande cheminée à bon tirage pour s’envoyer en l’air du feu de dieu !

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