Je n’ai pas trop compris la source de votre « indignation ». En fait, vous reprochez à P. Virilio d’enfoncer des portes ouvertes ? Si c’est cela, ce ne serait pas le premier et sûrement pas le dernier. De plus, il y a sûrement beaucoup de personnes qui n’ont pas envisagé cette interprétation secondaire du mouvement et des blocages auxquels on assiste.
Finalement, ce que je retiendrai c’est votre phrase : "Que l’innovation commence à mettre sur les routes des voitures
électriques, que l’ère de l’après-pétrole soit désormais anticipée,
n’intéresse pas l’oiseau de mauvais augure." Waou !! Alors ça c’est du lourd ! J’aimerai bien voir où l’ère de l’après-pétrole est anticipée ! Parce que Tesla vend 10 voitures par semaine à 100.000€ pièce ? Parce que Nissan vient de lancer la production de sa Leaf (15.000 exemplaires par an à tout casser) ? Fermez le robinet quelques jours et plus rien ne tourne... Sans compter sur le fait que si la mobilité électrique se développe, au lieu de faire les yeux doux vers le moyen orient ou la Russie, on brossera dans le sens du poil les boliviens... Et encore, y’en aura pas pour tout le monde ! Trop cool l’innovation...
Qu’il y ait eu ou non des ordres de la direction pour prendre des risques insensés, ce qui me choque c’est qu’on voit une condamnation de la « créature » mais une exonération de principe pour les Dr. Frankenstein de la finance, tous co-responsable de la création et du maintien d’un système de fonctionnement aberrant.
C’est l’exemple parfait du « bouc-émissaire » que l’on charge de tous les maux pour ne rien avoir à se reprocher...
Merci pour cet article, c’est toujours un plaisir de replonger dans la musique des Beatles ! Ceci dit, il risque d’y avoir autant de classement que de personnes et le mien serait légèrement différent notamment avec la chanson Tomorow never knows qui, dans le genre avant-gardiste, est incontournable... http://www.youtube.com/watch?v=6a3NcwfOBzQ
"En effet, pour Lula, il est clair que la croissance économique
prime sur l’excellence environnementale. De plus, si la moitié de
l’énergie brésilienne provient de sources renouvelables, elle ne
garantit pas forcément le respect de l’environnement : les immenses
projets de barrages hydroélectriques en Amazonie n’ont fait qu’aggraver
le problème de la déforestation et endommager le territoire de tribus
indigènes, qui ont manifesté leur colère cet été en prenant en otage
plusieurs ouvriers sur le chantier du barrage de Dardenelos. La
politique de recherche et d’intensification des cultures OGM a
également décontenancé les écologistes, qui ont claqué la porte du
cabinet de Lula en 2009.«
Le voilà le bilan de Lula ! Lui qui s’était fait élire par les sans-terre et sur la sauvegarde de la fôret, il les a bien niqu... ! Et je serais étonné que les chiffres sur les ventes de four micro ondes, d’ordi ou de ce que vous voulez (+ la malnutrition et les vaccins) concerne les »campagnes". Ce pays avait tout pour essayer de construire un modèle exemplaire de par sa population, sa taille et ses incroyables trésors naturels qui sont sacrifiés. Vive le progrés, amen !
Donc l’image que je garderai de Lula ne sera certainement pas celle du gentil monsieur ému qui verse sa petite larme pour les JO...