• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 318 4475 17287
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 1037 1037 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 20 mai 2016 16:13

    Aux Lecteurs. Ce texte, de D. Werner

    A la fin du Noeud gordien, un de ses essais, Ernst Jünger observe que "la perte de la liberté provoque un engourdissement dans l’espace, dans l’esprit et dans l’âme"*, dit le Visiteur. Cela étant, les gens, parfois, se réveillent.

    Vous parlez de Verdun, dit l’Etudiante ?

    C’est très rare que le pouvoir recule, dit le Visiteur. Surtout quand des symboles sont en jeu. En règle générale, il ne cède pas. Là, en revanche, il a cédé. Cela mérite attention.

    Expliquez-moi, dit l’Etudiante.

    La peur est le commencement de la sagesse, dit le Visiteur. Ces personnels, je pense, ont eu peur : peur pour eux-mêmes, tout simplement. Peur qu’il ne leur arrive quelque chose. Juste quelque chose.

    Ils sont habitués à prendre des risques, dit l’Etudiante.

    Quand, dans ce domaine-là, les gens se réveillent, en règle générale cela fait particulièrement peur, dit le Visiteur. On ne sait jamais où cela mène, je veux dire : jusqu’où. Certains précédents le montrent : parfois, en fait, assez loin.

    On dit que les hommes aiment la servitude, dit l’Etudiante.

    C’est en alternance, dit le Visiteur. Comme, justement, la veille et le sommeil. Les gens dorment parfois longtemps. On croit alors qu’ils sont morts. On peut aussi les maintenir en sommeil artificiel. Mais vous ne pouvez quand même pas faire n’importe quoi. Là, ils sont allés trop loin.

    * Dans Essai sur l’homme et le temps, Christian Bourgois, 1970, p. 470.

    Source : http://ericwerner.blogspot.fr/2016/05/alternance.html





  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 19 mai 2016 20:53


    @Jason
    Bonsoir Monsieur ;

    « Et si on parlait des sources de cette révolte ? Les bornes sont dépassée, mais pourquoi ? »

    Très bonne question !

    « Les bornes sont dépassée, mais pourquoi ? »Pourquoi ?

    La réponse est ici, déjà ancienne, certes, qui repose sur un mal bien identifié depuis bientôt plus de 40 ans (1970, exactement), avec notamment la parution de l’ouvrage de Michel Crozier intitulé « La société bloquée ».
    http://www.persee.fr/doc/rfsoc_0035-2969_1972_num_13_2_2071

    L’analyse de M. Crozier est bien évidemment très datée, mais la qualification retenue, qui reprend un terme imaginé par Stanley Hoffmann (à propos d’une étude intitulée A la recherche de la France ), est quant à elle toujours d’actualité.

    La réponse est encore ici :

    Le monde a considérablement changé. La question n’est pas tant que beaucoup de Français ne s’y retrouvent pas (une très grande majorité s’y est adaptée, faisant preuve de réelles qualités de plasticité, d’innovation, d’adaptation, de prospectives), mais plutôt qu’ils sentent bien que le cadre politique, économique et social dans lequel ils vivent est obsolète, qu’il craque de tous côtés et que les politiques (programmes comme dirigeants), ne sont pas à la hauteur des défis à relever.

    Le constat est très simple : on ne change pas un monde, on ne résout pas des problèmes avec les idées et les gens qui les ont créées et les ont pérennisés.
    On en change.
    Cordialement,
    RB



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 19 mai 2016 18:18

    @Gilles Mérivac
    Bonjour Monsieur.

    La question que vous posez est d’autant plus intéressante que vous la formulez en la qualifiant tour à tour d’hypothèse et de supposition.

    - La supposition serait une opinion qui n’est pas appuyée par des observations et des analyses rigoureuses et serait donc hasardeuse sinon fragile.

    - L’hypothèse, quant à elle, serait plutôt fondée sur des observations, des analyses préalables, habituellement menées dans un cadre logique ou scientifique rigoureux.

    J’inclinerais plutôt pour l’hypothèse dans la mesure où, malgré l’absence d’informations ou d’éléments précis, je partage votre analyse. Il me paraît assez probable qu’au vu de l’effet de surprise qui a présidé au déroulement de ces deux opérations (qui ne semble pas non plus avoir été celui précisément prévu par les terroristes), les services de sécurité ont été en réalité pris au dépourvu, même si pour la gestion des opérations au stade de France l’évacuation du public a été menée de manière remarquable.Loin de moi l’idée que rien n’avait été imaginé ni prévu et qu’aucune forme d’attentat n’avait été envisagée.Il aura simplement manqué de prévoir le cas qui s’est précisément produit car personne ne pouvait sérieusement penser qu’il ne se passerait plus rien et que des concentrations de foules dans un stade ne seraient pas prises en compte par des terroristes.Je veux croire par exemple que l’occasion rêvée que pourrait encore représenter par exemple l’UEFA Euro 2016 pour un attentat a bien été identifiée par les services de sécurité (usage de drones etc.), mais je pense qu’une véritable prise en compte de ce risque potentiel et avéré aurait dû aboutir à l’annulation pure et simple de la manifestation, ce qui ne sera pas le cas, laissant ainsi courir un danger réel.
    La foudre frappera donc comme à l’habitude là et au moment où on ne l’attendra pas.

    Dans le cas précis que vous évoquez, je crois effectivement que l’attentat commis (et raté ) visait précisément le chef de l’Etat et que celui-ci, tout comme les services de sécurité, ont parfaitement compris ce que chacun sait parfaitement, savoir que personne n’est à l’abri et que, normalement, si l’on veut éliminer quelqu’un on finit toujours par y arriver. Je dis « normalement » , car l’on ne peut pour autant écarter l’imprévu, le grain de sable, le fait par exemple que le filtrage du stade ait été tel que l’un des terroristes ne soit pas entré sur les lieux, le fait encore qu’au dernier moment l’un des candidats au suicide ait renoncé à se faire exploser.Il est donc tout à fait possible (et les faits rejoindraient alors les « avertissements sans frais » qu’ont représenté les attentats parisiens commis par l’Iran en 1985-1986 cf. ici http://conflits.revues.org/129) que M. F. Hollande ait été amené à plus de « prudence », dirons-nous, et que l’hypothèse que vous formulez soit plausible.

    Pour le reste, je crois malheureusement que nous avons affaire actuellement en France à des gens (Pouvoir, opinion publique) qui n’ont toujours pas compris la signification réelle du mot « guerre » ou « état d’urgence », et qui ne savent pas ce que c’est que de mener véritablement un combat.Je parierais volontiers que ni M. Hollande ni M. Valls ne connaissent ou n’ont lu (au hasard) les analyses de Jean-Claude Monod, auteur d’un ouvrage particulièrement intéressant intitulé « Penser l’ennemi, affronter l’exception »(La Découverte).

    Un avion de ligne a disparu cette nuit au-dessus de la Méditerranée.Nul doute que les multiples yeux et oreilles dont disposent les puissances qui surveillent la zone sauront vite déterminer les circonstances comme les modalités entourant cette catastrophe. L’actualité continue.L’avenir est ouvert, à moins que l’on se donne les moyens de réagir.Pour ma part, je n’ai en la matière aucun état d’âme : il faut vider l’eau du bocal et frapper avant que d’être frappé.Cela suppose préalablement de remplacer au plus vite une équipe politique inadéquate. Nous avons en France une chaîne de commandement remarquable qui n’attend plus que deux choses pour agir : des ordres et une volonté sans faille.

    Cordialement, Renaud Bouchard

    Si vous en avez le temps, lisez ceci : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/etat-d-urgence-le-double-ennemi-174187



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 mai 2016 23:46

    @Chamiot

    Vous écrivez, je vous cite :

    On peut remarquer que le « gouvernement » n’a pas eu la même mansuétude quand il s’agissait à Calais, lors d’une manifestation pacifique (un mégaphone !) contre l’immigration sauvage, de jeter à terre, menotter et embarquer pour une garde à vue un général 4 étoiles de 75 ans.

    On imagine d’ailleurs ce que feraient le roquet judéo-catalan et sa troupe si des manifestants de droite s’aventuraient à faire ne serait-ce que le dixième de ce que commettent les hordes de l’ultra-gauche.

    On mesure aussi la farce sinistre de l’état d’urgence (la « guerre » et les menaces qui restent « à un très haut niveau »).

    Il est effectivement plus simple de s’attaquer ou de s’en prendre à un homme âgé tout en portant atteinte à sa dignité comme à ses fonctions. Deux poids deux mesures, comme toujours !

    Peu importe désormais, plus rien n’a d’importance pour cette équipe en perdition car les limites sont sans cesse repoussées, jusqu’à oser décorer un tortionnaire de la Légion d’Honneur ou à faire en sorte qu’un microcéphale « issu de la diversité » puisse contribuer à piétiner le souvenir de Verdun.Vous pensez bien qu’un général 4 étoiles ne présente aucune sorte d’intérêt.

    Il existe pourtant des pays où ce genre de maladresse ou d’offense se serait terminé dans le meilleur des cas par un internement en forteresse après un procès devant une juridiction militaire.

    On ne peut rien exclure pour autant.

    Après tout, l’histoire de la France n’est-elle pas marquée par de nombreuses ruptures ?

    Quant à l’état d’urgence, patience !
    Un nouvel attentat n’est pas à exclure, hélas ! Seul un Pouvoir réellement fort pourra alors encaisser cette déconvenue. Pas celui-ci. Les gens lui demanderont alors des comptes et il lui faudra alors être à la hauteur.
    Pour cela il faudra alors pouvoir compter et s’appuyer sur des éléments ayant toute confiance dans les autorités politiques transitoires que sont les chef de l’Etat, le Premier ministre et son gouvernement.
    Une police comme une armée méprisées resteront légalistes, certes, mais exigeantes...

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv