• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 318 4475 17287
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 1037 1037 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 12 octobre 2022 20:09

    Aux Lecteurs

    A propos de l’OTAN et des déclarations de J. Stoltenberg :

    En ce qui concerne les déclarations d’hier du secrétaire général de l’OTAN selon lesquelles une victoire russe en Ukraine signifierait une défaite pour l’OTAN. Ici, en fait, il est plus intéressant de ne pas reconnaître le fait évident de la guerre par procuration des États-Unis et de l’OTAN contre la Russie sur le territoire de l’Ukraine. C’est juste évident. Il semble plus intéressant de soulever la question d’une éventuelle victoire de la Russie après plusieurs mois de mantras sur le fait que la Russie a déjà perdu et ne peut pas gagner. Et maintenant, il s’avère que la victoire de la Russie est possible (et non pas sur l’Ukraine, mais sur l’OTAN) et que tous les efforts doivent être faits pour l’empêcher.

    Source :

    https://t.me/boris_rozhin/66938

    Относительно вчерашних заявлений Генсека НАТО о том, что победа России на Украине будет означать поражение НАТО. Тут на деле интереснее не признание очевидного факта прокси-войны США и НАТО против России на территории Украины. Это как раз очевидно.
    Интереснее выглядит постановка вопроса про возможную победу России после нескольких месяцев мантр про то, что Россия уже проиграла и не может победить. А теперь выясняется, что победа России возможна (причем победа не над Украиной, а над НАТО) и надо прикладывать все усилия, чтобы этого не допустить.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 12 octobre 2022 19:58

    @Christophe

    Bonsoir et merci aussi bien pour votre commentaire que la question que vous posez dans votre conclusion :"Ou alors, écrivez-vous, la Russie a anticipé ces mesures par des contre-mesures politiques et économiques (OPEP+, BRICS, ...) et va consolider ses positions, terminer l’acquisition des oblasts conquis partiellement et le seul point d’interrogation concerne l’oblast d’Odessa. Vont-ils couper l’accès à la mer Noire aux ukrainiens ?"

    J’incline à répondre positivement à toutes ces questions.

    Quant à Odessa, situé à une centaine de kms de Kherson, ce n’est qu’un léger verrou dévissé sur un chambranle vermoulu qui ouvre la route de la Transnistrie.
    https://www.axl.cefan.ulaval.ca/EtatsNsouverains/Transnistrie.htm

    Les analyses de la rand risquent fort d’être démenties par la réalité des faits.

    -Le prix humain de la résistance ukrainienne va bientôt trouver ses limites dans la mesure où un taux d’attrition ajouté à une ruine politique, économique, financière est difficile à supporter indéfiniment.

    -Quant aux sanctions économiques, leur effet dévastateur dans l’UE risque fort de brouiller les plans.

    Bien à vous,
    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 12 octobre 2022 19:44

    @Tzecoatl
    Certes, mais l’autonomie énergétique de l’Europe est bien mince et lorsque manquent les ressources, les « paquets énergétiques » et autres « boucliers » ne représentent rien.

    https://www.touteleurope.eu/environnement/la-dependance-energetique-europeenne/



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 12 octobre 2022 18:03

    Aux Lecteurs,

    cette très bonne analyse parue dans le Courrier des Stratèges.

    https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/10/07/ukraine-qui-sont-les-veritables-munichois-par-caroline-galacteros/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=les-newsletter-total-derniers-articles-de-notre-blog_1409

    « Le gouvernement avait le choix entre la guerre et le déshonneur ; il a choisi le déshonneur et il aura la guerre » avait lancé en 1938 Winston Churchill à Neuville Chamberlain de retour de Munich où ce dernier et Daladier avaient abandonné les Sudètes à Hitler, croyant ainsi échapper à la guerre. Il n’y a aucun rapport avec l’Ukraine. Vladimir Poutine n’est pas Hitler. Il n’est pas fou non plus. Il considère juste qu’il a trop longtemps laissé grignoter son glacis sécuritaire et que la présence de l’OTAN à sa frontière est une menace existentielle pour la Russie et son peuple.

    Nous formons depuis 2015, via l’OTAN, les forces ukrainiennes pour bouter la Russie hors d’Europe et la couper de l’Allemagne. Depuis le 24 février, nous inondons Kiev d’armements et sommes devenus cobelligérants de fait. Nous sommes déjà en guerre contre la Russie et pour le compte de l’Amérique ; simplement nous ne le disons pas pour ne pas devoir demander leur avis à nos peuples, et nous faisons cette guerre par Ukrainiens interposés et à leurs dépens ultimes, comme semble commencer à le comprendre le président Zelenski qui craint que Washington ne le lâche et implore désormais l’OTAN de risquer rien moins qu’une guerre nucléaire pour sauver sa peau et pas celle de son peuple. Heureusement, J. Stoltenberg n’est pas fou non plus… Personne en Europe ou aux Etats-Unis n’entend mourir pour le Donbass. En revanche, sacrifier les Ukrainiens en les armant sans cesse pour espérer épuiser la Russie et la mettre à terre économiquement et stratégiquement…

    Contrairement à ce que dit E. Macron, « le prix de la liberté » – le massacre de l’économie européenne – ne sauvera pas la « démocratie » ukrainienne. Ce sera la guerre directe si rien n’est fait pour casser l’engrenage et restabiliser la sécurité européenne, ce qui est illusoire sans la Russie. Ceux qui poussent à la roue prolongent les souffrances du peuple ukrainien et ne défendent aucunement les « valeurs » européennes. L’Europe a été pensée contre la guerre. Ils la défigurent. Cette rhétorique masque leur allégeance à un hégémonisme occidental discrédité qui croit encore pouvoir se rétablir sur le dos de la Russie. Les vrais Munichois sont ceux qui condamnent aujourd’hui l’Europe au déclassement stratégique, à l’aventurisme militaire et à la soumission, non à la Russie mais aux Etats-Unis. Les stratèges de plateaux, stipendiés ou juste vaniteux, portent une responsabilité lourde en véhiculant d’énormes mensonges sur la réalité des combats, des forces et des pertes. La désinformation fait rage dans chaque camp. La guerre va se poursuivre et l’Ukraine est mal partie. Toute la propagande et les mensonges du monde n’y changeront rien.

    Le discours du président russe du 30 septembre a marqué un tournant dont nous n’avons pas à nous réjouir. Il a exprimé son rejet durable de l’Europe et de « l’Occident collectif » pour des raisons sécuritaires et existentielles, mais aussi culturelles et spirituelles. Poussé par la surenchère otanienne qui le met en danger au plan intérieur face à des courants qui n’ont pas gouté sa « retenue » durant les premiers mois du conflit et demandent un engagement de forces décisif, il vient de s’y résoudre, et ce n’est pas une bonne nouvelle. Après une probable pause opérationnelle russe, on peut craindre une phase plus violente avec destruction des infrastructures civiles et bombardements lourds. Mais les Munichois s’en moquent.

    Avec le sabotage de North Stream 1 et 2, l’Amérique (qui d’autre ?) vient carrément de couper le gaz à l’Europe et de décider de la marginalisation de l’Allemagne au profit de la Pologne ! C’est un acte de guerre de la part de notre protecteur chéri. Donc, nous faisons mine de l’ignorer, comme la chute de l’euro et la mise en panne imminente de l’industrie allemande qui préfigure notre propre affaissement économique. Le chancelier Scholz n’était pas assez docile, il rechignait à livrer des chars de combat modernes à Kiev ? L’Empire ne tolère aucune indépendance de ses vassaux, même verbale. Les gazoducs sont coupés, le « Baltic pipe » qui relie la Norvège à la Pologne, ennemie héréditaire de l’Allemagne, est entré en service. Varsovie jubile et Berlin va payer par une lourde crise sa faute géostratégique majeure consistant à obéir à Washington en renonçant à l’énergie bon marché russe. Les Etats-Unis eux, voient s’éloigner leur terreur géopolitique cardinale – l’alliance germano-russe- et imposent leur mainmise énergétique durable sur l’Europe. Quand on pense que d’aucuns chantent « la souveraineté européenne » …

    Les Munichois sont en fait ceux qui ne disent rien, qui n’ont jamais rien dit d’ailleurs, qui n’osent ni défendre nos intérêts nationaux ni même ceux de l’Europe que l’on vient très brutalement de remettre à leur place. Marginale. Nos « élites » ne pensent plus le réel, encore moins la dimension nationale comme pertinente. Le long processus de dévalorisation et d’affaissement des États, engagé dès les années 90, nous coupe de tout instinct de survie. C’est ça l’esprit de Munich. C’est donc le prix de la guerre que nous commençons déjà à payer. Les Ukrainiens dans le sang, les Européens dans le froid et la décroissance. Pour l’instant. Il devient inadmissible que nos dirigeants, somnambules indifférents, nous entrainent dans un tel marasme sans devoir en rendre compte à leurs mandants. Il est grand temps que les Français soient consultés sur cette guerre qui ne dit pas son nom et met leur survie en jeu.

    Cet affrontement est une impasse militaire. Il faut arrêter le massacre et rétablir le dialogue. La sécurité et la prospérité de l’Europe n’en valent-elles pas la peine ? La France peut encore et doit porter une telle initiative. Elle sortirait peut-être ainsi du mépris croissant dans lequel la Russie mais aussi la Chine, comme une partie de l’Afrique et de l’Amérique latine, la tiennent désormais. Échapper au déshonneur et stopper la guerre n’est pas être munichois, c’est juste recouvrer la raison et défendre l’intérêt de notre peuple et de la France.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 12 octobre 2022 00:25

    @Berthe
    Bonsoir et grand merci autant pour votre visite que pour votre analyse lue très attentivement.
    Je souscris entièrement à votre conclusion : "Lorsque le soleil d’une superpuissance comme les États-Unis commence à se coucher, les conséquences de son déclin mondial apparaissent bientôt sur ses relations avec ses alliés qui lui ont hypothéqué pendant des décennies leur sécurité et leurs intérêts régionaux, comme le Golfe, ou ceux qui aspirent à atteindre l’indépendance stratégique dans leur politique étrangère vis-à-vis de l’Occident et à devenir une puissance régionale à part entière en tant que Turquie....

    "

    Bien à vous,
    Renaud Bouchard

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv