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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 27 janvier 2022 14:42

    @samy Levrai
    Bonjour et merci pour ce commentaire.
    Deux observations :
    -L’OTAN a vécu. Le moment est venu non seulement de se retirer du commandement intégré de cette organisation mais encore de la remplacer par une organisation exempte de toute liaison et inféodation avec les USA, ce que la France peut et doit faire eu égard à son statut de puissance nucléaire.
    -Quant à l’Euro, je vous renvoie au papier de J. Sapir dont j’adopte l’analyse comme les conclusions.

    Cordialement,
    Renaud Bouchard

    https://francais.rt.com/opinions/93662-euro-a-20-ans-jacques-sapir

    20 ans après la mise en circulation de l’euro, Jacques Sapir dresse le bilan économique peu reluisant de la monnaie unique. Pour l’économiste, le choix de rester dans la zone euro est avant tout politique.

    Le 1er janvier 2002, il y a 20 ans de cela, nous faisions connaissance avec les premiers billets en euro. Ce dernier existait déjà depuis 1999 en réalité. Les comptes bancaires étaient déjà comptabilisés en euro et les parités des monnaies des pays de la zone euro étaient bloquées, afin de respecter leur valeur en euro. Mais c’est bien la date de 2002 qui est symboliquement restée dans les mémoires.

    Des promesses non tenues

    Bien des promesses entouraient la nouvelle monnaie. On annonçait l’unification des marchés. Il n’en fut rien. Même pour les actifs financiers, les écarts de taux d’intérêts entre les pays membres sont restés substantiels.

    Des dirigeants européens, Jacques Delors et Romano Prodi, avaient affirmé à l’époque que l’euro allait favoriser la croissance européenne. Certains avaient même prétendu que la monnaie unique devait engendrer, de par sa seule existence, un taux de croissance plus élevé de 1 % à 1,5 %. En fait, la croissance fut constamment plus faible dans la zone euro que dans les autres pays développés. Les écarts furent importants par rapport aux pays européens qui sont restés hors de la zone euro, comme la Norvège, la Suède et la Suisse ou le Royaume-Uni.

    Ce fut aussi le cas pour la France. Le statistiques de l’INSEE montrent bien le freinage important de la croissance, et ce dès avant la crise de 2008-2009. Ce freinage a été fort bien décrit dans l’ouvrage collectif publié par Biböw et Terzi en 2007 [1]. Les données disponibles montrent que la crise de 2008-2009 a de plus cassé la croissance, et que les politiques mises en œuvre à partir de cette crise ont eu un effet très délétère sur l’économie. Les pertes en richesse furent importantes. Si l’on calcule le PIB sans l’effet de l’euro, ce dernier était en 2017 plus élevé de 12,5% que le PIB « réel » obtenu avec l’euro. On constate aussi que l’écart s’est accru progressivement à partir de 2003 et qu’il avait atteint, en sommes cumulées, 2025 milliards d’euros en 2017, soit environ 94% de la valeur du PIB réel pour cette année. L’euro nous aurait donc, sur 20 ans, fait perdre l’équivalent d’une pleine année de PIB. Ce n’est hélas pas tout.

    L’euro, le chômage de masse et la balance commerciale

    L’euro a eu des conséquences funestes sur l’emploi. D’abord, lors de la période dite de « convergence » où la France, pour se « qualifier » pour l’euro, a dû mettre en place des politiques restrictives dont l’impact sur l’emploi a été dramatique.

    Ensuite, si la France était restée hors de l’euro et avait connu une plus forte croissance, le nombre de chômeurs serait passé de plus de 5 millions à 1,5 millions, autrement dit une réduction de 70% ! Bien entendu, ce calcul est théorique et ne tient pas compte des problèmes de formation professionnelle. Mais l’on peut penser que le nombre des « chômeurs » tel qu’estimé à travers les catégories A+B+D de Pôle Emploi se serait stabilisé autour de 1,8/2,0 millions et non de 5 millions comme aujourd’hui.

    Sur le commerce extérieur, les conséquences de l’euro ont été calamiteuses. Les études du FMI [2] le montrent bien. L’écart potentiel avec l’Allemagne apparaît bien dans ces études. L’économie française souffre d’une surévaluation liée à l’existence de l’euro que l’on peut estimer entre 26% et 43% avec l’Allemagne. Cela est dû à la fois à la surévaluation générale impliquée par l’existence de l’euro, mais aussi à la sous-évaluation qu’entraîne l’euro spécifiquement pour l’Allemagne. On voit que le montant de l’écart est tel qu’il ne peut être combattu par des changements dans la structure de la fiscalité (et de la parafiscalité) en France, car ces changements jouent au maximum sur 5% à 10% du coût. Ce décalage explique, dans une très large mesure, l’ampleur actuelle du déficit commercial de la France, alors que le pays était à l’équilibre, voire en léger excédent, au début des années 2000.

    L’euro peut-il évoluer ?

    L’euro a été en crise, de fait, dès sa naissance. Mais les évolutions actuelles, du fait de la pandémie de la Covid-19, sont-elles de nature à changer cette situation ?

    La Banque centrale européenne a mis sur pied un programme spécial de rachat des dettes publiques, le PEPP (Pandemy Emergency Purchasing Program). Les rachats de titres auxquels l’Eurosystème, soit le réseau des Banques centrales des pays de la zone euro, s’est livré dans le cadre de la lutte contre la crise sanitaire, soit 1 063 milliards d’euros en un an, portant ainsi les avoirs à 3 695 milliards d’euros contre 2 632 milliards en 2019 soit un accroissement de 40%, et en particulier les rachats au titre du PEPP pour un montant de 754 milliards, ont été techniquement faits par les Banques centrales de chaque pays, sous mandat de la BCE. Est-il imaginable que cette forme de décentralisation de la politique monétaire soit consolidée, voire approfondie ?

    De fait, la BCE ne peut soutenir les politiques économiques générales de l’Union que si cela ne porte pas atteinte ou n’entre pas en conflit avec l’objectif de stabilité des prix. La BCE est supposée se cantonner aux soutiens des politiques et n’a pas la compétence d’élaborer une politique de manière autonome dans le domaine de la politique économique [3]. Enfin, le soutien de la BCE aux politiques économiques générales de l’Union ne peut être accordé que conformément à ses missions fondamentales [4]. Les possibilités d’évolution apparaissent ainsi comme des plus limitées.

    Le choix de rester dans l’euro est un choix essentiellement politique, qui sous-tend un objectif implicite, jamais présenté aux Français, de dissolution de la Nation dans un cadre fédéral. Il est plus que temps de remettre en cause ce choix et de forcer le gouvernement à un débat honnête sur cette question, au nom de laquelle il sacrifie aujourd’hui la vie et le futur de millions de gens.

    Notes

    [1] Bibow J. et A. Terzi (dir.), Euroland and the World Economy : Global Player or Global Drag ?, New York (N. Y.), Palgrave Macmillan, 2007

    [2] Voir http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2017/07/27/2017-external-sector-report et http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2016/12/31/2016-External-Sector-Report-PP5057

    [3] Ioannidis M., Hlásková Murphy S.J., Zilioli C., « The mandate of the ECB : Legal considerations in the ECB’s monetary policy strategy review », Occasional Paper Series, n° 276, septembre 2021, Frankfurt am Main, European Central Bank, 2021, p. 17.

    [4] Article 127, paragraphe 2, TFUE et article 3 des statuts du SEBC et de la BCE



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 27 janvier 2022 14:34

    @Daniel PIGNARD

    Bonjour et merci pour votre question (N’avez-vous pas prévu d’arrêter les responsables de l’obligation vaccinale et les responsables des dégâts après vaccins ?

    )

    Bien évidemment.

    Les auteurs, instigateurs, complices, exécutants comme les bénéficiaires de ce qui va probablement apparaître comme un désastre sanitaire sont déjà parfaitement connus.

    Deux procédés n’attendent que d’être mis en place :

    -L’arrestation des « têtes de dragon », comme dans les triades.
    -L’attaque « au portefeuille », en interdisant la vente.

    Dans les deux cas et comme toujours le réseau tombera.
    Il conviendra de compléter les deux actions précédentes en annonçant la prise en charge officielle de l’indemnisation des victimes.comme celle de leurs soins.

    J’observe qu’à l"heure actuelle beaucoup de gens constatent que les doses de vaccins ne les ont pas mis à l’abri d’une, voire parfois plusieurs autres infections

    L’arrestation et le procès des criminels n’est qu’une question de détermination et de volonté.

    Bien à vous,
    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 13 janvier 2022 16:30

    A l’auteur ainsi qu’aux autres contributeurs.

    Très bon papier.

    Bravo !

    RB

    Ah, j’oubliais, dans la rubrique « Bienvenue au Club » et « Petits Riens qui font du bien et qui ne coûtent rien »...

    https://francais.rt.com/france/94658-ministre-sante-francais-olivier-veran-positif-covid-19

    https://livre.fnac.com/a124525/Philippe-Bertrand-Les-Petits-Riens-qui-font-du-bien-et-qui-ne-coutent-rien

    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 29 décembre 2021 23:41

    Aux lecteurs
    A propos des autotests...

    l’Ordre et les syndicats de pharmaciens fustigent un choix « incompréhensible et risqué pour la santé publique » et réclament « une clarification immédiate » sur « la nouvelle politique de dépistage de notre pays ».

    Comme si l’utilisation d’un autotest requérait l’aide et l’assistance d’un pharmacien ou d’un assistant travaillant dans une officine !

    Imagine-t-on une femme désireuse d’effectuer un test de grossesse être obligée de le faire devant un pharmacien ?

    En quoi la santé publique serait-elle menacée ?
    Comme si un dépistage ne pouvait être effectué par le premier venu.

    Outre la perspective d’avoir à partager un gâteau financier avec de l’argent vite gagné, la réalité est que l’Etat veut tout faire pour rendre définitif le système de traçage sanitaire des populations.

    Rien ne doit lui échapper.

    Il importe non seulement de supprimer le passe dit vaccinal mais encore et surtout d’abroger tout le dispositif de contrôle et de traçage de ce passeport médical européen qui est une malédiction.

    Voilà ce contre quoi je me bats.

    Voilà ce contre quoi nous allons être 10 000 000 de citoyens à nous battre pour anéantir cette iniquité et punir leurs instigateurs, auteurs, exécutants, bénéficiaires qui y auront participé.

    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 29 décembre 2021 21:29

    Aux Lecteurs

    Voilà où nous en sommes : le partage du « business » des auto-tests.

    Appréciez le niveau des préoccupations...

    La vente en grandes surfaces d’autotests pour dépister le Covid-19, autorisée jusqu’au 31 janvier, ne remet pas en question « dans la durée » le monopole des pharmacies, a assuré ce mercredi le ministre de la Santé, Olivier Véran. De la pommade sur une « entorse ». Après avoir pris de court les pharmaciens mardi, en permettant « à titre exceptionnel » la vente d’autotests en supermarchés, Olivier Véran a tenté de rassurer une profession aussi surprise que remontée contre cette décision.

    « C’est une dérogation, mais en aucun cas cela ne doit contrevenir dans la durée à la question du monopole pharmaceutique pour les dispositifs médicaux », a-t-il déclaré devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale. « C’est une entorse que nous faisons à une règle qui m’est chère », a-t-il insisté, expliquant avoir procédé par arrêté afin que la mesure « soit immédiatement applicable, parce que ce qui compte c’est la période du 31 (décembre) et les jours qui vont suivre », et affirmant que cette autorisation « prendra fin au plus tard à la fin du mois de janvier ».

    Choix « incompréhensible »

    Une transgression justifiée par l’explosion de la demande : les officines « ont distribué plus d’autotests en quelques jours que sur les six derniers mois », environ 6 millions la semaine de Noël, a précisé le ministre. En ajoutant les 7,3 millions de tests PCR et antigéniques réalisés sur la même période, « on est monté à plus de 13 millions de tests », a-t-il souligné.

    Dans ce contexte, « un certain nombre de pharmacies nous ont signalé qu’elles étaient en rupture » de stocks d’autotests, tandis que « de l’autre côté des acteurs de la grande distribution (en) avaient acheté et ont dit »nous pouvons les mettre à disposition«  », a ajouté Olivier Véran.

    Mais le mal est fait : dans un communiqué commun, l’Ordre et les syndicats de pharmaciens fustigent un choix « incompréhensible et risqué pour la santé publique » et réclament « une clarification immédiate » sur « la nouvelle politique de dépistage de notre pays ».

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