Economie de spéculation contre économie de production : c’est l’Annapurna contre les causses du Larzac. D’un côté, la valeur des produits dérivés fabriqués par les banques vole vers les cimes ; de l’autre, la richesse mondiale trace sa courbe débonnaire, plafonnée à un niveau dix fois moindre (voir « Production et spéculation »). Problème : les titres spéculatifs les plus alambiqués reposent en dernier ressort sur des actifs bien réels, comme la tique sur le dos de sa proie. Quand crève la bulle du capital fictif, ce ne sont pas les parasites mais les peuples qui écopent.
Vous citez le code du bushido avec une mauvaise définition.
Sous sa forme la plus pure, le bushido exige de ses pratiquants qu’ils jugent efficacement le moment présent par rapport à leur propre mort, comme s’ils n’étaient déjà plus de ce monde. C’est particulièrement vrai pour les formes initiales de bushido ou de budō. D’ailleurs, les traditionalistes critiquent les formes plus tardives : « ils raisonnent clairement avec l’idée de rester en vie dans l’esprit. »
Lorsque l’on évoque le mot « Budo », quelques images viennent à l’esprit de nombreux pratiquants, alors que sa définition même leur paraît souvent moins évidente. D’abord l’image d’une technique « martiale », venue du Japon, pratiquée dans certains lieux et dans une certaine tenue vestimentaire…Puis aussi, parfois, la perception, mais déjà plus floue pour les plus nombreux, d’une pratique rituelle à connotation spirituelle, philosophique, voire religieuse, dépassant le niveau du simple « sport de combat ». Cela fait déjà, comme on dit, « de quoi boire et manger » pour tous, et assez pour diviser ces pratiquants en les faisant camper sur des positions souvent à la limite du sectarisme (type d’art martial pratiqué, style, école, expert ou groupement suivi, objectifs,…) et des accusations d’iconoclastie par les uns ou les autres. Pourtant, tous les Budo projettent (ou devraient projeter, en tout cas) une image commune très puissante, souvent occultée par ignorance ou par souci de querelles superficielles qui accaparent toute l’attention. Il s’agit de celle d’une pratique censée donner à celui ou à celle qui s’y adonne des traits de caractère venus en droite ligne de l’époque des Samouraï et de leur code d’honneur « Bushido » (*) : ainsi, sens de l’engagement, du devoir (Giri), sens du respect (Chugi), esprit de l’étiquette (Reigi), esprit de détermination (Shiki), droiture (Makoto), générosité (Ansha), courage (Yu), humanité (Ninyo), magnanimité (Doryo), attitude juste (Shisei), ou droite (Gishi), authenticité (Honto),… une longue liste de valeurs, de règles d’existence, et de coexistence, qui pourraient utilement rythmer le quotidien des hommes d’aujourd’hui comme ce fut le cas, dit-on, des meilleurs d’entre eux autrefois.
Donc absolument rien à voir avec votre interprétation qui est sûrement de type cinématographique.
Sans vouloir trop m’avancer je pense que l’auteur à voulu souligner que comme dans la cuvette de Diên Biên phu ou on a continué des parachutages d’hommes alors qu’il était évident que la bataille était perdue en Afghanistan on maintient des troupes alors que là aussi on sait que la guerre est perdue.
On devrait envoyer nos hardis politiciens ainsi que ceux qui se servent d’eux cad la finance mondiale ou si vous préférez les Banksters.
Que la faillite, en septembre 2008, d’une seule entreprise, Lehman Brothers, ait pu conduire le monde au bord du gouffre indique assez la centralité des banques dans la vie économique. Que celles-ci aient ensuite forcé les Etats à échanger leurs dettes « pourries » contre de l’argent frais (c’est-à-dire contre le travail) du contribuable suggère cette fois l’ampleur du problème : le rouage a domestiqué la machine, le moyen s’est métamorphosé en fin.
A cela rien d’étonnant. Au gré de leur expansion, les banques ont projeté dans tous les domaines de l’activité humaine leur logique (celle du crédit et du profit), leurs intérêts (les anciens de Goldman Sachs hantent les coulisses de Washington), leurs pratiques (celles du jeu spéculatif) et leurs produits (ô les dettes douteuses titrisées et dispersées aux quatre vents !). Qui veut remonter aux racines d’une crise immobilière en Espagne, d’une opération de blanchiment en faveur d’un dictateur chilien, de l’endettement de pauvres au Bangladesh tombe à coup sûr sur une banque ; l’enquêteur qui cherche à démêler les pratiques opaques d’une chambre de compensation luxembourgeoise tombe en revanche sur un os…