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Je suis réalisateur de film. Mais j’aime tous les modes d’expressions à partir du moment où le vivre et penser ensemble est possible. j’ai fais une école de cinéma et me suis très trop penché sur le rapport écrit image, propre à notre époque. La bataille est serrée, un mode d’expression va-t-il l’emporter sur l’autre ou pas ? Voilà, où je suis en ce moment, avec mes modestes moyens.

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  • Premier article le 09/08/2007
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Derniers commentaires



  • rodofr rodofr 22 novembre 2007 19:47

    Les gens sont tellement désabusés de voir a quel point les journalistes « professionnels » légitiment des politiques devenus des modèles de communication, qu’avoravox devient le lieu de toutes les frustrations bien qu’imparfaitement dites ,écrites et pensées. On se retrouve donc dans une scène théâtrale comme au début du film de Kubrick « Lolita ». Ou le journalisme citoyen vient tuer sur fond de décadence des deux camps, ceux qui sape l’idéal démocratique d’une information éclairée digne d’inspirée un vote lucide le jour des renouvellement de suffrages. Car il s’agit bien d’une tentative de mise à mort de tout ce qui touche le journalisme surtout télévisuel et radiophonique. Et il est évident que tout ce beau monde n’avait pas prévu une telle faille rendue possible par internet. Mais ce monsieur, que je regarde de temps en temps, ne se rend pas compte à quel point, sont talent de poser les questions avec son fameux prologue où se résume bêtement les enjeux, sert ceux qui sont rompus aux politiques de façades. A la fin, on en sort sans avoir rien retenu. Un pur produit marketing et l’impression nauséabonde qu’on sait fait avoir quelque part. Parce que la contradiction donne de la vie à ceux qui n’en n’ont plus, et à la fin, ils en sortent renforcer, car ces gens que vous interviewés, n’auraient jamais dû pour la plupart, avoir la parole. Ils sont des maitres en falsification et en réparties évasives. Et cela fait trente que cela dure. Beaucoup de vos prestations sont trés limite, indolore. Sous les applaudissements rien de nouveau. Arrêter la télévision, se serait déjà un bon début. Pour le reste blog et radio. Un réel effort est à faire, non pas pour ceux qui comme vous sont formater à votre réel, dont vous vous faite le garant, le passeur, mais pour tous les autres. Anonymes et qui sur Agoravox et autres, essaient tant bien que mal de reprendre un flambeau bien terne.



  • rodofr rodofr 16 novembre 2007 11:30

    Dans une de ces interviews qu’on peut voir sur dailymotion, il dit ne pas être un fou ni un saint, et que la vérité est de l’ordre de l’indicible. Mais il louvoie entre ces deux précipices, d’où cette drôle d’impression qui se dégage de lui. A la fois rebutant et fascinant. Il est un écrivain dont la matière lui échappe pour moitié. Il a lu les saints comme st thomas d’Aquin et d’autres. Il se dit nietzschéen. Il prend ces sources partout, philosophie, mystique, science, fictions, sociologie, etc, et comme en photographie, juxtapose toutes ces photos sur un même plan qu’est la fiction et nous livre un panorama rapide, de ce qu’il croit avoir vue et compris tel un voyant insatiable. Ensuite avec nous, il essaie de se réapproprier la chose, le monstre, tout ce qu’on voudra. Conclusion, sa démesure est aussi la notre. Et à lui tout seul, il nous livre en instantané, une facette, de notre monde en marche vers on ne sait quoi, tout en nous rappelant l’autre. Et j’en connais pas beaucoup aujourd’hui capable d’une pareille envolée, violente, désagréable, qui frise la démagogie, la haine, mais aussi qui fourmille de très bonnes intuitions, à une époque où tout le monde cherche à se rassurer. On lui doit bien ça. Pour le problème de Dieu, on le sent pas très convaincant car c’est un domaine qui nous dépasse tous, mais son but n’est-il pas de nous en faire parler ? Autre intuition. Amener le sujet sur la table et peu importe les moyens. Car, croyez-moi, dans un écrivain il y a quelque chose qui échappe à tout lecture. En tout cas, pour mieux comprendre le Dieu de Dantec il faut comprendre celui d’Abel Ferrara pour ceux qui le connaisse. Cinéaste américain qui a fait « Bad Lieutenant », « The addiction » etc. Des films incroyable de violence et de pessimisme sur le genre humain et qui nous livre pour son dernier film « Mary » une déclaration christique ,plus ou moins réussit, car il est plus facile de montrer la violence du monde que de filmer la grâce à l’œuvre. Scorcese aussi peut se ranger la-dedans. Mais c’est très américain comme retournement de situation, alors que chez nous rien de tout cela n’est possible. Le relativisme est tel que tout se joue à la japonaise. Une liberté figé dans son épure. Dantec brise la glace avec les poings du condamné. nous livre en temps réel sa quête d’un dieu dont les traces se perdent dans la modernité. Au moins, lui il ose, et ne cherche pas à minimiser l’affaire dans un énième réquisitoire sur Dieu qui date du moyen-âge ou a suivre la science comme un chien chien avec son os, pour nous parler d’une chose quelle sera incapable de dire dans 1000 ans , 10000, comme on voudra. Car le Dieu de Dantec, Ferrara et Scorcese parle au coeur de chacun dans un monde plus prédateur que jamais et qui n’a jamais cessé de l’être, d’ailleurs ! Et plus on le cherchera par d’autres moyens moins on le trouvera. Une vérité élémentaire mon cher Watson !



  • rodofr rodofr 16 novembre 2007 09:14

    C’est incroyable l’incompréhension que vous avez de Dantec ! La moitié de ce qu’il dit n’a pas de sens. Ses mots vont au-delà de toute pensée intelligible. Il est dans la droite ligne de Lautréamont voir Appolinaire, burroughs. Il frise en permanence avec la folie. Les mots se répondent entre eux et il essaie tant bien que mal de nous expliquer ce qu’il peut de ce qu’il a couché sur papier. C’est une forme moderne d’écriture automatique d’un monde effrayant de froide technologie car dénué de tout sens. Et vous voyez pas qu’il joue avec vous, les médias, avec lui-même. C’est un pur produit d’aujourd’hui et c’est pour cela qu’il fascine autant qu’il est détesté. Il nous fait rentrer l’illusion dans le réel. Et chacun doit s’y retrouver un peu dans cette volonté moderne de toute puissance d’avoir un avis sur tout. Je le dis et je le répète il est un peu notre miroir. Notre noire face cachée comme Houellbecq sauf que nous, d’une façon hypocrite, nous le disons avec neutralité, sans risque, sûr de notre belle raison et nos arguments rompus à la critique. Lui n’en a cure . Ce qu’il voit et qu’il rapporte n’a rien à voir avec la bien pensante. Voilà.



  • rodofr rodofr 16 novembre 2007 00:22

    Alors que depuis quelques temps la littérature a ignoré les révolutions scientifiques, préférant tutoyer un monde finissant et qui n’en finit pas de pleurer cette triste fin, ce que je déplore aussi, leur atermoiement auto fictif ont cependant laissé le champ libre à Houellebecq et Dantec quant au rapport entre la science et la morale, qui s’y sont livrés à coeur ouvert, ne lénisant sur rien pour occuper le champ littéraire et médiatique. Et parjure au suprême, se déclarant catholique tous les deux comme le cinéaste Abel Ferrara et défenseurs d’une morale nourrie d’une religiosité dont le sens ne cesse de se réécrire et que tout le monde jugera en son temps. On peut critiquer ces deux personnages et il y aurait vraiment de quoi, mais il faut leur reconnaitre, de porter à la place du milieu littéraire les vrais enjeux de demain, que dis-je, d’aujourd’hui ! Et surtout de ne pas faire semblant mais d’être à l’image du monde à venir, violent immoral et technique. Cessez de regarder ailleurs et penchez-vous sur nous, nous sommes les signes tremblant de demain ! Pas de quoi se réjouir mais là littérature n’a jamais cessée d’être cela. Les fils lointain de Rimbaud. La beauté en moins.



  • rodofr rodofr 11 novembre 2007 13:13

    Nous sommes passé d’une économie réelle à une économie virtuelle. Que vaut la monnaie en générale face à cette nouvelle donne ? Et je dirais que c’est une catastrophe pour le citoyen que nous sommes, qui n’est pas éclairé et qui ne le saura jamais, tant les établissements de prévisions sont déjà payés une fortune pour dire l’avenir et essayé d’éviter tant bien que mal les dommages d’un monde imprévisible. La déconnection économique/citoyen marché/démocratie aura des conséquences bien plus grave sur notre avenir. Moi je vois une sorte de balkanisation des sociétés rangées en régions d’intérêts économiques plus qu’en état-nation. C’est un peu du sauve qui peut car tout le monde n’est pas sur le même pieds d’égalités et le faussé ne fait que s’agrandir. Un peu de bon sens. Dans une économie virtuel où l’offre est supérieure à la demande sauf pour les fondamentaux, matières première, c’est un peu la revanche du réel sur le virtuel. Et la chute va être dur car depuis un certain temps beaucoup de métiers se sont fait sur des produits illusoires et futiles pour faire marcher la machine euro/dollar avec l’asie comme base arrière de tout ce délire économique. Notre monde est à repenser et l’euro n’y échappera pas par une belle pirouette. Et si cela ne se fait pas, plus dur sera la chute. Alexandre Soljénitsyne disait de la démocratie, ça qualité se voit au traitement qu’elle inflige aux minorités qui la compose et pour la monnaie c’est pareille. La qualité d’une monnaie se voit au traitement qu’elle inflige aux minorités, à ceux qui n’ont rien, aux smics, aux chômages, et la liste est longue. Et non à ces vertus supposées. Je rigole. Dans un monde de prédadeurs vous donnés des vertus là où il n’y en a aucune. Fou que vous êtes. La pensée économique est lamentable comme les écoles qui la forme. Vous ne voyez pas qu’on est en train comme à l’école de revenir à nos livres et à la pensée qui va avec, même aux états unis beaucoup commencent à le faire. Question ? A quoi sert la monnaie ? Qu’est-ce qu’un citoyen ? La démocratie ? Le marché ? Et le problème est combien de temps cela prendra avant les premiers examens en fin de cycle. Et si le bon 20 % de ces gens qui contrôlent nos sociétés et sont relativement épargnés par le monde qu’ils s’évertue à perpétuer, malgré tout bon sens, n’ont pas une note satisfaisante, il est sûr qu’on passera à autre chose. Qu’on le veuille ou pas. L’humanité est ainsi faite et l’euro n’y changera rien. Terminé. Bonsoir.

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