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Je suis réalisateur de film. Mais j’aime tous les modes d’expressions à partir du moment où le vivre et penser ensemble est possible. j’ai fais une école de cinéma et me suis très trop penché sur le rapport écrit image, propre à notre époque. La bataille est serrée, un mode d’expression va-t-il l’emporter sur l’autre ou pas ? Voilà, où je suis en ce moment, avec mes modestes moyens.

Tableau de bord

  • Premier article le 09/08/2007
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Derniers commentaires



  • rodofr rodofr 8 septembre 2007 13:22

    Pour répondre à certains d’entres vous, je vais essayé de faire plus simple. Je reprend sur le réalisateur russe Tarkovski. Ces films comme Endreî Roublev, Stalker, le Sacrifice, etc, ont déjà intégré le Divin dans l’ordre du monde. Hommes et femmes en sont pétris comme dans la glaise. Donc, à mon avis, il va plus loin dans la recherche de la vérité de ses personnages confrontés aux questions essentielles de la vie. Pasolini aussi avec « Théorême », qui pourtant se déclarait athée, intègre dans son personnage principale, une sorte de saint renversé, l’idée qu’il puisse être d’essence divine. Lui aussi avait fait ce choix d’où l’extraordinaire ampleur et épaisseur des personnages non enfermés dans des psychologies qui n’en finissent pas de s’étirer. Pour Bergman et Antonioni, attention que je respecte, on voit qu’ils jouent avec leurs personnages qu’ils maltraitent comme une chose pour en sortir ce quelque chose qui parait sonner juste. Pour moi, il y a une immense imposture de la part de ces deux grands. Car même Pasolini ne sachant pas, avait intégré par honnêté intellectuelle, l’idée que le divin pourvait mouvoir tous les êtres pour le salut de chacun. On voit bien aujourd’hui le résutat. Tous les films sont fait sur le même mode style Bergman et Antonioni. Tous sont enfermés dans un bocal avec une caméra dedans. Enregistrant bêtement mais avec talent tout ce qui se dit ou ne se dit plus. Comme si Freud avait gagné sur Young. Je ne peux être plus clair. Pour ce qui est des films d’auteurs ennuyeux. Cela vient du cinéma en lui-même, qui ne peut à lui tout seul intégrer toutes les dimensions de l’existence et que la vérité n’est pas de son ressort. Et à celui qui s’y risque comme réalisateur, il a intérêt à être trés bon. Touché par la grâce ! Pour ce qui est de Kurosawa. Ces films sont plus régit dans un ordre sacré, plus indéfinissable et donc facilement filmable dans une image esthétique. Pour répondre à la parole libre et de ne pas séparer les gens. Voilà mon impression. Si il exite un point, une vérité à trouver pour l’ensemble du genre humain mais qu’une partie infime seulement s’y intéresse, la séparation est inévitable entre ceux qui ont décidés de marcher sur une route qui les dépasse et ceux, que seul un film distrayant, bien fait et qui ne mange pas de pain satisfait. Et on vit à une époque où on a oublié le prix des choses les plus élémentaires et essentielles. D’où cette angoisse que je vois aujourd’hui face à l’instabilité à nouveau grandissante de ce monde. Rien n’est acquit, tout se dérobe et tout est toujours reconquérir. Seul le Divin est stable. Voilà ce que voulait dire Tarkovski. Et notre condition içi-bas est de vivre cette expérience, perçu différemment selon les êtres ou carrément occulté pour le plus grand nombre. En tout cas, encore merci de vos remarques.



  • rodofr rodofr 7 septembre 2007 02:16

    Un peu de lecture vous feras pas de mal ! Car n’est pas historien qui veut. Pardon pour la longueur.

    Conférence par le fr. Jean-Michel Potin, o.p. Le 12 mars 2006

    De toutes les institutions du passé, l’Inquisition a le bénéfice de provoquer encore des passions déchaînées. Au point que l’Église doit aujourd’hui se pencher sur elle, sur son action et sur ses effets afin de savoir si et comment demander pardon. Une quantité innombrable de livres, d’études, de colloques ont eu lieu ces dernières années pour faire le point sur cette institution judiciaire et néanmoins ecclésiale. Entre fantasme et sources historiques, nous suivrons durant cette conférence une procédure classique de l’institution judiciaire, puis nous tenterons de démêler quelques éléments de fond qu’inspire cette procédure, parmi lesquels nous verrons la relation entre l’Évangile et la justice des hommes, la parole et la torture, ainsi que les questions politiques qui entourent la naissance de l’Inquisition, et enfin l’influence que cette institution a eue sur notre système judiciaire actuel.

    L’Inquisition languedocienne

    (XIIIe-XIVe siècles)

    Un historien de l’Inquisition disait un jour : « Vous pouvez dire ce que vous voulez sur l’Inquisition, les gens ne vous croiront que si vous confirmez leurs fantasmes sur elle ! »

    En effet, il est assez étonnant de voir comment l’Inquisition, après près de 800 ans, nourrit encore les indignations, les colères, les passions.

    Et tout travail de l’historien semble inopérant quand il démontre que l’institution n’a pas été forcément ce que l’on en dit. Peu importe. Les gens ne veulent entendre qu’un discours sur l’Inquisition, c’est celui qui correspond à leur indignation.

    Face à cela l’attitude qui consisterait à considérer les gens comme sourds, butés n’est pas bonne, il faut aller plus loin.

    Une autre personne me disait un jour : « Si l’Inquisition est un tribunal de l’Église, c’est qu’elle a quelque chose à voir avec le Christ » et je crois que c’est cette permanence (quelque chose à voir avec le Christ) qui concerne ceux qui se sentent concernés par le Christ.

    Mais de plus, si cela a quelque chose à voir avec le Christ, l’Inquisition a aussi quelque chose à voir avec d’autres notions essentielles (au sens où elles font partie de son essence) de l’humanité : la vérité, la justice, la relation entre la vérité et la justice, la question de l’aveu, de la torture de la relation entre la parole et la torture. Je viens en deux phrases de parler de trois questions actuelles : La parole est-elle capable de blasphème ? Le parlement doit-il légiférer en matière de vérités historiques ? et la parole des enfants d’Outreau a-t-elle plus d’importance et pourquoi que la parole des accusés ?

    Et de fait l’Inquisition semble être un sujet « total » puisqu’elle ressort à la fois à l’étude de droit (évolution du droit romain, implication droit ecclésiastique, droit civil et droit pénal...), à l’étude de l’histoire intellectuelle (comment se forgent les vérités et quel rapport les époques entretiennent-elles avec elle), à la théologie (rapport à l’Écriture sainte, rapport à l’eschatologie, le mal). Tout cela en plus sur une période considérablement longue puisqu’elle va en ce qui concerne l’institution du début du XIIIe siècle au début du XIXe siècle.

    Puisqu’il faut se mettre d’accord sur une définition de l’Inquisition, je vous propose la suivante, basée sur l’étymologie du mot : c’est la recherche au XIIIe siècle des hérétiques, leur jugement et leur condamnation par le bras séculier. C’est l’enquête d’office qui se différencie sur le plan judiciaire du système accusatoire ou il faut la parole d’un accusé pour qu’il y ait procès. Le mot Inquisition insiste donc sur la question de l’enquête, il s’agit d’aller débusquer l’hérésie plutôt que d’attendre une plainte.

    Je différencie ainsi l’Inquisition de la dénonciation de l’hérésie qui est aussi ancienne dans l’Église que l’Église ellemême et qui perdure encore aujourd’hui. En effet, on peut trouver l’origine de la lutte contre l’hérésie dans le Nouveau Testament (« Il y a là [Éphèse] des gens qui enseignent de fausses doctrines et il faut que tu leur ordonnes de cesser » (1 Tm 1, 3) ; De même le combat contre l’hérésie continue dans l’Église par le biais de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (présidée actuellement par Mgr Levada). C’est une congrégation qui a changé souvent de nom, montrant peut-être par-là la difficulté à assumer l’aspect disciplinaire en matière de foi de l’Église. Elle s’est en effet appelée en 1542 : « Sacrée Congrégation de l’Inquisition romaine et universelle » puis « Sacrée Congrégation du Saint-Office » en 1908 jusqu’en 1967 où elle a pris son nom actuel.

    Ainsi je situe chronologiquement l’Inquisition du début du XIIIe siècle.

    Je ne traiterai que l’Inquisition languedocienne. Je ne parlerai pas de l’Inquisition espagnole (fin XVe et qui dure jusqu’au début du XIXe siècle) ni de l’Inquisition que l’on qualifie de romaine (du Concile de Trente jusqu’à aujourd’hui) même si l’Inquisition languedocienne est également romaine. Non pas qu’il n’y ait pas de lien entre toutes ces inquisitions mais parce qu’elles demanderaient des traitements particuliers. Rien ne m’empêche de répondre à vos questions après la conférence.

    On peut relever seulement que ces autres Inquisitions ne se sont pas tant intéressées à l’hérésie (peut-être pour la simple raison que la première l’avait fait disparaître) qu’à d’autres catégories de « déviants » : on connaît bien sûr la chasse aux sorcières au XVe siècle, la chasse aux juifs et musulmans convertis en Espagne au XVIè siècle ainsi qu’aux sodomites,aux prostitués etc...

    Pourquoi se contenter du Languedoc pour le XIIIe siècle ? Parce que même si elle existe ailleurs, c’est en Languedoc qu’elle est le plus symptomatique et exemplaire. Elle apparaît en Allemagne en même temps qu’en Languedoc mais elle disparaît vite après les abus de l’inquisiteur Conrad de Marburg en 1233 et ne réapparaît qu’en 1369. Elle n’apparaît en Angleterre et en Suisse romande qu’au début du XVe siècle. Dans ces trois derniers cas l’Inquisition ne s’occupe que des sorcières et non des hérétiques. Quant à l’Italie, les villes étant divisées entre l’influence de l’Empire et celle de la Papauté, toutes les villes sous influence impériale refusent que le Pape se mêle de la justice de leur juridiction. Et je ne parle pas de ville comme Venise, tellement jalouse de son indépendance que l’Inquisition n’y aura jamais aucun tribunal, les doges se chargeant de faire régner la justice. Enfin, l’Espagne est encore en guerre contre les musulmans et si l’Inquisition existe en Castille, elle est inconnue en Aragon. Elle se rattrapera amplement au XVIè siècle.

    Nous n’avons que peu d’informations sur les autres parties de l’Europe : le Nord et l’Est, même si nous savons que des Inquisiteurs se baladent dans ces zones-là.

    Attention à ne pas confondre l’Inquisition et la Croisade contre les Albigeois. Même si l’ennemi est le même (cathare),la procédure et l’objectif sont distincts. La Croisade est une guerre, elle débute le 10 mars 1208 après l’assassinat d’un légat pontifical et s’achève le 16 mars 1244 avec la chute de Montségur, dernier château cathare. L’objectif de la Croisade est l’éradication de toutes structures politiques soutenant les Cathares. À la différence de l’inquisition, qui fait des enquêtes personnelles, la croisade tente de détruire les fondements politiques, sociaux et culturels de l’hérésie. La phrase d’Arnaud Amalric, « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens », même si elle est apocryphe, dit bien que le principe est l’éradication de toutes bases hérétiques.

    De toute façon, ce qu’une époque dit de l’Inquisition renseigne plus sur cette époque que sur l’Inquisition.

    Pour continuer lire la suite en pdf : http://saintebaume.dominicains.com/IMG/pdf/Inquisition.pdf



  • rodofr rodofr 4 septembre 2007 01:21

    La question dépasse largement le journalisme. Quelle information citoyenne pour un XXième siècle où l’homme est confronté à la déréalisation. Dissolution du réel. Abreuvés d’images, de films, de livres, sur internet la moitié de sa vie et j’en passe. Et le journalisme a toujours été en crise. C’est son moteur. Le problème c’est qu’avant on avait affaire à un monde dual, facilement lisible. Aujourd’hui, nous sommes plutôt confronté à une démultiplication des signes. Braudillard devrait être lu dans toutes les écoles de journalismes, maintenant. Car nous vivons une révolution permanente poussé par la science, le capitalisme et l’industrie du divertissement. Car c’est de celà dont il s’agit. L’imposture du réel dans le sens où il est devenue une source de divertissement en perpétuellement renouvellement. Qui détient la vérité de notre avenir. Personne ! Mais combien de signes veulent nous faire croire le contraire et de journalistes qui nous les rapportent comme la clé de leur légitimité. Nous vivons dans un sorte de dictature molle, élastique, qui épouse tous les contraires, donnant l’illusion d’une société libre parcequ’on lui donne la parole. Trés difficile à déchiffrer, à dénoncer et à faire prendre conscience au plus petit d’entre nous dans qu’elle société il vit. Car un bon journaliste doit rendre audible sa parole pour le plus intelligent comme pour le simple d’esprit. Sinon il n’est rien. Pour finir je dirais que n’est pas journaliste qui veut et que le journalisme ne se releveras pas dans un monde où tout devient source de divertissement. Car trop de choses sont à repenser. Philosophie, religieux, politique, sociologique, etc, des fondamentaux indispensables à tous journalistes mais qui n’ont pas encore été repensés ou assimilés pour la plupart. Ce drôle de monde fait de science et d’idéal rompu n’étant qu’à ces début pour le meilleur comme pour le pire. J’espère ne pas avoir été trop long.



  • rodofr rodofr 22 août 2007 15:58

    Je trouve votre discours un peu naïf. Car la culture à ce point n’apportera pas grand-chose si de l’autre le côté on se retrouve seul avec toutes ces oeuvres, écrans, dans un appartement, sans perspectives et n’ayant plus l’habitude de l’expérience du réel dans ce qu’il a de plus sensible et singulier. J’ai autour de moi des gens qui sont comme vous à n’en plus en dormir et ils n’auront plus assez de leur vie pour tout voir et d’autres gens qui ont pas internet même pas le téléphone portable. Je me retrouve parfois dans des soirées où deux clans s’affrontent. Les uns disant, t’as pas vu ça et ça et encore ça. Un vrai terminal d’internet et une accumulation de visionnage « culturel » en tout genre, des gens au cerveaux protéiformes qui n’ont rien vécu, qui prétendent à tour de bras parce qu’internet leur permet, et les autres, restant tout simplement un peu gêné de ne pouvoir converser car ce trop plein qui leur est offert ne les attires pas outre mesure. L’internet totalement gratuit qui s’annonce comme une norme, à mon avis, va vite trouver ces limites quand les gens se rendrons compte, non pour des raisons capitalistiques, qu’il y a un ver dans la pomme. Mais qui leur dira ! Et ont-ils vraiment envie de se rendre compte que cette possibilité (internet) ne fera pas d’eux des gens plus heureux ni plus intelligent et au pire, le contraire. Dernier exemple. Même quand on prend une photo maintenant, où que se soit internet est là. On ne sait plus si la photo a été prise pour soi, pour l’évènement unique qu’il représente ou parce qu’on se dit. Qu’avec cette photo sur internet je risque d’y trouver un échange, quelque chose, un surplus à mon évènement unique. Internet utilise ce qu’il y a de plus profond en nous depuis la nuit des temps. La soif de communiquer avec l’autre. Cependant elle l’amplifie, la détourne de son mystère qui touche à des lois où internet n’a rien à y faire. je me tromper bien sûr. J’aimerais bien. Mais quand je vois qu’on en est qu’au début, laissé moi douter. Je pense que cette invention va vite nous dépasser dans des questions essentielles sur nous-mêmes et notre rapport au monde, bien que fascinante et incroyablement utile sur certains côtés.



  • rodofr rodofr 20 août 2007 18:15

    La misère est surtout dans le coeur des gens. Pour beaucoup d’entre eux, ils ne savent même plus faire la différence entre ce qu’ils étaient, ce qu’ils voulaient être et ce qu’ils sont devenus. Je vois par exemple des gens voter à gauche toute, vivre dans un certain confort, voter sarkosy, s’adresser qu’à des gens comme eux et bientôt retourner leur vestes si Sarkosy manque son hold up sur la démocratie qui est un leg universel fait pour des hommes libres et qui veulent le rester. Une anecdote qui me semble représentative de la société d’aujourd’hui. J’ai des amis dans le sud qui ont un travail, des biens, maisons et qui pour leur future retraire cherchent à rentabiliser des appartements qu’ils se sont faits. Et ce qu’ils cherchent par dessus tout se sont des Rmistes pour toucher la Caf directement, c’est plus sûr. Et si c’est un ami Rmiste c’est mieux. On a confiance ! Ils savent qu’il trouvera rien ou qu’il travaillera au noir. Ils ne cherchent surtout pas à le sortir de là le pauvre gars ! Qu’on l’aide à trouver du travail. Une dignité. Non ! Faut pas pousser, on lui file déjà un appart pour rien ! Ce type qui était mon ami n’a plus aucune morale et il ne le sait même pas. Et il n’est pas le seul. Voilà le drame. Une partie des gens aujourd’hui ne savent plus ce qu’ils sont. Ils ont basculés sans le savoir. Même s’ils parlent bien, propre sur eux, bonne éducation, croyant faire de bonnes oeuvres, joyeux mais le coeur sec comme la pierre de leurs appartements. Tout est bon pour prendre l’argent là où il est pour ne rien perdre de ce qu’on a établit comme plan de vie, même si tout s’effondre autour d’eux, l’animalité de leur pensée ne souffrent d’aucune moralité bien qu’ils s’en défendent avec des alibis plus que douteux. Ces gens que je trouve de plus en plus nombreux sont un désastre pour notre humanité. Et croyez moi, à la base ces gens étaient vraiment des gens bien ? Mais ce système qu’on nous vante à longueur de journée à la fâcheuse manie de tout pervertir. J’en sais quelque chose. Le combat ne fait que commencer.

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