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Romain Baudry

Adulescent de 28 ans, sciences-potiron, esclave en droit international et européen, écrivain imaginaire, girouette chronique, apérivore, voyageur statique, angéliste sceptique, asianisant, dilettante diversifié, photodépendant mais vespéral, quelque peu gynocentrique, partageant de nombreux traits de caractère avec le requin-baleine. De façon générale, complètement inutile.

Tableau de bord

  • Premier article le 17/10/2006
  • Modérateur depuis le 14/11/2007
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Derniers commentaires



  • Romain Baudry 29 janvier 2007 17:19

    Je ne suis pas sûr de bien suivre votre argumentation. Les problèmes que vous évoquez sont réels, mais aucunement liés au quinquennat ! Même à l’époque du septennat, le Président français ne s’est jamais borné à jouer le rôle d’arbitre de la nation/gardien des institutions (contrairement aux Présidents de beaucoup d’autres pays). Ses pouvoirs, conférés par les textes et la coutume, le rendent maître de la politique nationale.

    Le quinquennat n’est pas non plus responsable du fait que les élections législatives succèdent (et soient donc largement soumises) aux élections présidentielles. Pour les élections de 2002, les élections législatives auraient dû venir en premier, mais les deux têtes de l’exécutif se sont accordées pour inverser ce calendrier. Par ailleurs, le Président nouvellement élu a la possibilité de provoquer immédiatement des élections législatives, comme l’a fait Mitterrand.

    Le fait que le chef de l’Etat se retrouve dans une situation fausse en cas de cohabitation n’est pas une nouveauté non plus : c’est ce qui s’est passé lors des trois périodes de cohabitation, à une époque où le septennat était encore en vigueur.

    En ce qui concerne le poste de Premier Ministre, il n’est pas nécessairement inutile. C’est lui qui met en oeuvre la politique décidée par le Président, gère les conflits éventuels entre les Ministres et, le cas échéant, sert de fusible.



  • Romain Baudry 23 janvier 2007 17:03

    Une Assemblée dominante élue au suffrage proportionnel n’est pas une garantie de parfaite démocratie. Comme il est pratiquement impossible qu’un unique parti rassemble une majorité absolue, il est nécessaire de forger des coalitions. Et, pour ce faire, les partis sont forcés de transiger sur les désirs exprimés par leurs électeurs. C’est ce qui se passe en Israel, où il arrive périodiquement que des partis extrêmistes exercent une influence disproportionnée par rapport au nombre de voix qu’ils ont reçu.



  • Romain Baudry 23 janvier 2007 16:54

    La dernière hypothèse me semble particulièrement intéressante : débattre à outrance des moindres détails de la vie politique serait-il un apanage masculin ? Un nombre énorme d’articles sont consacrés à des sujets en relation avec les élections à venir, ce qui peut donner l’impression qu’il s’agit du centre d’intérêt principal sur AVox et qu’il est vain d’écrire sur autre chose.



  • Romain Baudry 23 janvier 2007 16:35

    Le PCF est dans une impasse et il sera probablement réduit à l’état de groupuscule d’ici une dizaine d’années. Il compte encore des fidèles et des bastions, mais cela ne fait en fin de compte que prolonger son agonie.

    Le simple adjectif de « communiste », s’il ne suscite pas le même rejet en France que dans d’autres pays, donne en tout cas au parti un caractère extrêmement passéiste, peu à même de séduire de nouveaux électeurs. Contrairement au PCI (qui a changé de nom en 91), le PCF s’accroche à un terme qui ne lui correspond plus (le parti a renoncé à la dictature du prolétariat et tout ce qui s’ensuit) et qui ne suscite plus le moindre enthousiasme populaire.

    Même si le PCF changeait de nom et tentait de renaître, il est de toute façon trop tard. Son large électorat a été dévoré par d’autres partis : par le FN, qui a su attirer une bonne partie des classes populaires et notamment des ouvriers ; par LO et la LCR, qui refusent toute alliance avec le PS et attirent donc davantage les contestataires d’extrême-gauche.



  • Romain Baudry 23 janvier 2007 16:07

    Le système de vote le plus juste me semblerait être que chaque électeur classe par ordre de préférence tous les candidats (à l’exception de ceux pour lesquels il n’accepterait à aucun prix de voter). A partir de là, on fait les comptes (en ne considérant que les premiers choix). Le candidat qui dispose du moins de voix est éliminé et la voix de tous ceux qui l’ont choisi en premier est reportée sur leur deuxième choix. On refait les comptes et on recommence jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul candidat, qui est élu.

    Ce n’est pas une méthode parfaite (à cause du Paradoxe de Condorcet), mais elle s’en rapproche pas mal. Bien sûr, elle est un peu compliquée pour l’électeur et nécessite un certain temps pour parvenir au résultat final.

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