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Roosevelt_vs_Keynes

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  • Premier article le 14/03/2011
  • Modérateur depuis le 31/03/2011
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Derniers commentaires



  • Roosevelt_vs_Keynes 22 mai 2011 12:22

    Ouep, au moins autant que leurs ennemis



  • Roosevelt_vs_Keynes 22 mai 2011 12:15

    « Je viens de parcourir l’ »Autotrophe de l’humanité" (ici en VO : http://vernadsky.lib.ru/e-texts/arc... ). Les derniers paragraphes sont bonnement hallucinants : il y est question de rien de moins que de synthétiser des aliments, comestibles, à partir de l’énergie solaire. C’est à dire, de la photosynthèse. Quand vous aurez réussi à muter en plante verte, appelez nous."

    Un demi-siècle après ces écrits, le français Jean Robieux, suite aux crédit accordés par le Général de Gaulle, montrait qu’on peut fabriquer des aliments grâce aux propriétés optiques de la fusion contrôlée par laser. Le découvreur, l’explique lui-même ici à 41’58’’.

    "Pour tous les autres thèmes abordés, à savoir, l’énergie nucléaire (qui était porteuses de très grands espoirs à l’époque, rappelons-le) et l’énergie solaire (dont on voit aujourd’hui les limites), tout a déjà été dit. Fondamentalement, ces deux sources d’énergie ne sont pas susceptibles de nous sauver de l’épuisement des ressources fossiles et de nous envoyer sur Mars. En tout cas, pas à moins de faire une découverte inattendue, dont rien ne dit qu’elle interviendra dans un futur proche. En attendant, vive Malthus et son bon sens (quelque peu pessimiste, mais au moins, fiable).« 

    Voir le principe évoqué à ma réponse ci-dessus.

     »L’autotrophe de l’humanité" n’est en aucune façon une œuvre scientifique, mais tout simplement de la SF, au mieux, de la vulgarisation, ou peut-être de la propagande sur commande du Parti. Dans l’un et l’autre cas, je n’y vois rien de mal, et je n’ignore pas que cela fut écrit par un scientifique de renom (dans le monde communiste). Disons qu’il adopte une posture proche de Arthur C. Clarke. Ce que je vous reproche, c’est que vous nous présentez des hypothèses comme étant des certitudes.« 

    Bah depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et des découvertes ont été faites, rendant les hypothèses de Vernadsky des certitudes, je vous renvoie à ce qu’implique la découverte de Jean Robieux dans les années 60. C’est d’ailleurs avec cet exemple que mon article prend tout son sens : si la production de watts est la fonction numéro 1 de l’éolien, par exemple, c’est loin d’être la chose principale que permet la fusion. D’où la nouvelle définition de ce que représente »l’énergie« proposée dans mon article.

     »Et, encore une chose : cet article, d’après le site dont j’ai mis le lien plus haut, figure dans une sorte de recueil, dont le titre est : « Le cosmisme russe : anthologie de la pensée philosophique ». Il s’agit là d’une posture intellectuelle, d’une conception de la vie, à un niveau métaphysique, et, encore une fois, en aucun cas de science.« 

    C’est marrant, parce que si on parle de science et seulement de science, on a droit au refrain »science sans conscience n’est que ruine de l’âme". Par contre, quand on fait se rejoindre science et métaphysique, pour reprendre vos mots, alors on reproche de faire de la science avec conscience... 

    Très bel exemple de paradoxe cartésien.

    "Cela confirme ce que j’avais écrit plus haut, sur la weltanshaaung qu’adoptent en général les Russes quand il s’agit de l’avenir : enthousiasme, volontarisme, créativité, polarisation sur l’essentiel et volonté farouche d’aller toujours de l’avant. C’est en effet, radicalement opposé à ce qu’on fait chez nous : pessimisme, exagération des difficultés, comptabilité des coûts, ergotage systématique, discussions à n’en plus finir, etc."

    Je suis tout à fait d’accord.

    « Michel Houellebecq exploite des thèmes similaires dans »La possibilité d’une île", mais sa vision des choses est beaucoup moins radieuse que celle de Vernadsky. Peut-être parce que comme Malthus et Vernadsky, il est porteur des valeurs et des archétypes de son temps ? Cependant, sa vision fait tout de même froid dans le dos, car, elle est, elle aussi, du domaine du possible. Vous devriez envisager cette possibilité."

    Je reprends votre propres mots :

    Malthus + Houellebecq = pessimisme + froid dans le dos.
    Vernadsky = enthousiasme, volontarisme, créativité, polarisation sur l’essentiel et volonté farouche d’aller toujours de l’avant

    C’est très bien résumé !



  • Roosevelt_vs_Keynes 20 mai 2011 16:21


    Si je n’ai pas répondu explicitement à votre propos relatif à la responsabilité et à tout ce qui est pollution, c’est parce que j’y répondais implicitement en parlant de la notion de culture.

    Par rapport à Vernadsky, le mot « colonisation » n’était pas pris au sens de « coloniser des territoires pour les piller », mais « y apporter la vie ». J’ai lu en français « L’autotrophie de l’humanité », et c’est de ce strict point de vue que je me réfère à Vladimir Vernadsky.



  • Roosevelt_vs_Keynes 20 mai 2011 15:23

    "N’avez vous jamais entendu parler du risque de développement auquel j’oppose votre champs des possibles, tel que vous le décrivez ?« 

    J’en parle dans l’article.

     »Science sans conscience n’est que ruine de l’âme, cela vous rappelle quelque chose ?« 

    Oui, ça me rappelle le système financier et monétaire international qui nous a mis dans la m.... depuis 40 ans.

     »Alors il ne s’agit pas de ne rien faire, mais juste placer ces recherches dont vous parlez dans une perspective où les profits de ces innovations servent l’intérêt public « 

    C’est très exactement la perspective dans laquelle je me plaçais en écrivant cet article.

     »Au final, vous donnez l’impression d’être un cerveau peut être pas mal fait mais pas du tout incarné !« 

    Oui, on me le dit souvent :)

     »Parce qu’après tout, toute votre démonstration pourquoi ? Pour justifier le toujours plus de la même chose, pour vous sentir puissant face à la nature ?« 

    1ère question : pour présenter une notion qui est absente du débat public : le crédit productif public inventé par Alexandre Hamitlon pour en finir avec libre-échangisme britannique.

    2è question : je justifie le changement perpétuel, pas le toujours plus de la même chose.

    3è question : Je vous renvoie à l’idée évoquée dans le 4è paragraphe avant la fin : puissance au sens de d’autant plus de responsabilité.

     »Allez faire un peu de bateau dans la tempête, un peu de montagne ou de raids dans le grand nord et vous verrez que l’incarnation de vos propos vous fera voir les choses différemment."

    Je vous invite à mon tour à découvrir les raisons de cette ancienne coopération sino-américaine.



  • Roosevelt_vs_Keynes 20 mai 2011 12:37

    "Sincèrement il n’y a pas une once de scientifique et de matérialiste dans tout ce que vous dites. Uniquement des théories économiques fumeuses invérifiables [...]"

    Du matérialisme certainement pas, de la science, sûrement. Mais j’ai très mal dû me faire comprendre. Je vous propose donc d’écouter l’original.

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