Je voudrais vous mentionner un philosophe russe du dernier tiers du XIXe siècle, Nikolaï Fiodorov, qui a longtemps recherché dans le Pamir les origines du peuple indo-européen. En effet, la linguistique venait de faire la découverte de l’unité de nos langues à une échelle eurasiatique, et donc éventuellement de l’existence d’un peuple à l’origine de tous. Fiodorov espérait y trouver un argument devant faire naître le sentiment de fraternité entre les peuples (au moins indo-européens) et faire cesser toutes guerres, qui devenaient toujours plus meurtrières avec les progrès de la technologie. Il n’a pas eu le temps d’assister à la première guerre mondiale. Ce philosophe avait également une très forte sympathie pour le zoroastrisme, qu’il considérait comme la religion de ce peuple premier et comme un préliminaire au christianisme.
J’ai écrit tout un livre sur ce sujet... Je serais ravi d’en discuter avec vous, ou tout du moins vous faire prendre connaissance de ce personnage Nikolaï Fiodorov, qui aurait beaucoup apprécié votre effort de penser l’harmonie au milieu de la diversité des peuples.
La veille d’une bataille ? Vous ne me comprenez pas, Madame. A mon sens, le combat a lieu ici et maintenant. Oui, je suis animé d’une grande ferveur pour m’opposer à la caste de banquiers assassins (nierez-vous que leur politique « tue » au sens propre du mot, en France et plus encore partout dans le monde ?).
A minima, sans pour autant se jeter inutilement sous les matraques de CRS (je pense en effet que l’on peut plus efficacement dépenser son énergie), il faudrait retirer son argent des grosses banques pour le placer dans une plus éthique, et ne pas se soumettre de près ou de loin par son activité professionnelle à nos tortionnaires, à savoir dépenser le temps de notre vie pour leur profit. Le point « travail » me parait aujourd’hui le plus difficile, car les gens semblent courir après un salaire. Ils se soumettent en action, même si en paroles ils se prennent pour des opposants politiques. Par ailleurs, je comprends la difficulté à sacrifier toute perspective économique, et seule une grande ferveur peut à mon sens nous permettre d’y parvenir. Pour ne plus craindre la mort économique.
Comme vous pouvez le constater, je maintiens fermement cette conception concrète d’une lutte à la vie à la mort contre la finance. Peut-être pas une mort sous le coup d’une baïonnette, quoique... nous serons peut-être très surpris des violences physiques qui auront lieu sous Macron.
Bientôt le 1er mai. Un souvenir pour les ouvriers morts au cours des manifestations à Chicago ?
Vous vous moquez de nous, Lugsama, avec votre ton péremptoire. La finance indispensable ? Très bien, mais sans la spéculation financière évidemment ! Donc autant dire rien à voir avec la finance telle qu’elle se pratique aujourd’hui même si vous tentez de nous abuser avec cet emploi du même mot « finance ». J’accepte à nouveau ce mot avec ma propre définition, sans spéculation. Autant dire qu’elle ne vous intéressera plus sous cette forme ! C’est bien les gens comme vous que je souhaite combattre frontalement. Plutôt mourir que de me placer aux ordres de quelqu’un comme vous, quelque soit le nom de l’institution derrière. Mais la servitude volontaire, c’est un mal si profond... Les solutions peuvent déferler, on les connaît assez bien. Je en vous fais pas confiance pour la qualité d’un débat avec vous sur ce sujet. Je m’en tiendrai donc à cet acronyme, dans le ton de l’article : CNR. Vous connaissez ?