Sauf que le « sacré » (religieux, en tout cas) se marchande aussi, et pas qu’un peu : voir les commerces à Lourdes, et ailleurs. Le Vatican ne détient-il pas une banque ?
Si
on veux que quelque chose echappe à la logique marchande, c’est parce
qu’on lui attribue une valeur particulière qui ne peut pas être
économique .
La question est : QUI institue et déclare ce qui est « sacré » ? Sacré par quoi, par qui ? C’est qui le « on » ?
C’est la définition du sacré. Pas forcément religieux, il y a un sacré qui relève de la vertu civique.
Le « sacré » relevant de la « vertu civique » se réfère, justement à ce qui touche à la dignité de l’homme, et aux droits qu’il a acquis par ses luttes, à son « élévation » humaine, sociale, sociétale, quand le sacré religieux se réfère à des symboles, des dogmes, des interdits, des tabous. Sur un plan « civique », la légalisation de la pilule, de l’avortement, de la maîtrise, par la femme, de son corps et de son destin, constituent une base « sacrée » d’acquis de haute lutte, justement contre le « sacré » religieux qui refuse cette maîtrise de son propre corps.
Si
vous ne voulez pas que les uterus se marchandent, alors il fait les
garder dans la sphère du sacré. En sortant la fecondité du principe du
mariage, on a desacralisé l’uterus et on a donné raison à Pierre Bergé
quand il a dit, avec franchise, il n’y a plus de difference entre louer
ses bras et louer son uterus.
Sans abonder dans le sens de Pierre Bergé (dont les propos n’engagent que lui-même : comment peut-il parler au nom des femmes, lui, un homme, qui ne les connait même pas ?), et sans qu’il soit question de « marchander » les utérus, qu’est-ce qui ferait que l’utérus entre plus dans le domaine du sacré, que le pénis, ou les testicules ? Par ailleurs, il ne s’agit aucunement de « sortir la fécondité du principe du mariage », mais, d’élargir le champ du mariage à tous les procédés de filiation. Que je sache, il y a de nombreux couples hétérosexuels catholiques, croyants et pratiquants, qui pratiquent depuis des siècles, l’adoption ; cela a-t-il entrainé la sortie de la fécondité du mariage ? S’il faut parler de marchandisation des corps, alors, parlons en d’une façon globale : utiliser son cerveau pour produire du conditionnement, c’est de la marchandisation, attribuer des salaires pour louer la force de travail des individus, c’est de la marchandisation ; l’industrie du porno, c’est de la marchandisation du corps, la pub, c’est de la marchandisation des corps ; etc, etc...
Si vous ne voulez pas que Bruxelles nous impose sa logique marchande liberale, alors il ne fallait pas desacraliser la patrie.
Qui « désacralise la patrie » ? La patrie est LAÏQUE : c’est sa définition et sa richesse ; la désacralisation de la patrie vient des atteintes portées à la solidarité de ses membres, ou/et à son intégrité ; aux institutions garantissant le bien commun et la liberté pour tous. Le mariage n’est qu’une institution législative, dont le champ est variable. Une patrie peut très bien exister sans mariage.
Ceux qui combattent le sacré sont les idiots utiles des marchants mondialistes.
Bonne manif à eux.
Une fois de plus, quel étrange amalgame ! Manifester pour défendre ses droits, justement contre les marchands mondialistes, serait « combattre le sacré » ? C’est plutôt l’exact contraire ; défendre les droits « sacrés » (au sens civique, pas religieux) acquis au cours de siècles de lutte ; et contre l’obscurantisme, et contre les exploiteurs (pendant longtemps solidaires, d’ailleurs).
Les idiots utiles des marchands mondialistes sont ceux qui s’accrochent aux dogmes, et leur accordent plus d’importance qu’aux droits des citoyens. Le seul sacré, c’est l’humain ; ses droits, son respect, son organisation en société solidaire, sous la notion du bien commun, et du respect des libertés ; le reste, c’est : soit le rebut de vieilles superstitions qui tendrait à considérer l’homme comme un « fidèle »... ou un infidèle ; base de toutes les guerres de religion, entre autres, soit sa marchandisation par le capitalisme libéral : où c’est le fric, le veau d’or installé au centre du temple, où on lui apporte ses victimes.
Ce qui doit être sacré, c’est le respect ET LA DÉFENSE des droits acquis grâce aux luttes de tous ceux qui ont fait d’un pays, une patrie, parfois en le payant de leur sang.
Quant au « libéralisme » des moeurs, ou philosophique, il n’a strictement rien à voir avec ce qu’on nous vend comme « libéralisme » économique et politique, et qui n’est, en fait, que l’entérinement de la loi du plus fort, l’instauration d’une dictature mafieuse, qui n’a qu’un but ; éliminer les patries, les pays, les frontières ; toutes ces empècheries d’asseoir la suprématie des prédateurs sur le troupeau des victimes.
Et le bon aldous qui continue à jouer les upside-down, en accusant les autres de « l’attitude de la pleurniche » , alors que c’est lui qui vient pleurnicher sur ’la grave offense« , le »mépris« faits aux opposants du mariage pour tous !
En psychiatrie, ce processus de retournement des choses, ça s’appelle un phénomène de projection aldous est excellent en projectionniste ; mais il faut remettre la pellicule à l’endroit, pour comprendre de quoi il parle.
Là, il est un peu vénèr, parce qu’il a été »gravement offensé" ; je croyais qu’un catho, quand on l’a frappé sur une joue, il tendait l’autre. Manifestement, l’a pas envie, aldous. Il lui faut le temps de digérer la loi : en attendant, il boude dans son coin.
Bah : c’est sûr que les cathos z’ont jamais été vraiment en pointe des combats pour les droits de l’homme, hein...
Je le dis sous forme de boutade, Gabriel, mais j’exprime un constat profond.
La campagne de mépris orchestrée contre les
opposants au mariage homo a profondément offensé une très grande portion
du peuple, sans préjuger de son orientation politique.
Trop fort ! Ainsi, ce seraient les « opposants au mariage homo » qui auraient subi une « campagne de mépris » ! Alors qu’on a eu droit à tous les tombereaux d’insultes, d’agressions, de mots d’ordre homophobes, de manifestations de centaines de milliers de personnes, contre l’égalité des droits, à la starisation de la Frigide barjot la bien nommée, de l’hystérique Boutin, de tous les leaders de la droite à tous les JT, des exactions des groupes identitaires et nationalistes, des levées de goupillons de tous les milieux cathos, contre une loi votée à la majorité, au Sénat tant qu’à l’Assemblée, et pour laquelle une majorité de Français sont d’accord, ce sont, pour ce cher aldous, ces pauvres opposants (snif) qui ont été « victimes d’une campagne de mépris », et qui se retrouvent (glrp) « gravement offensés » !
Décidément, ce brave aldous s’est fait une spécialité d’inverser le réel, pour qu’il corresponde à ce qu’il en désirerait.
Un spécialiste du retournement des faits, un prestidigitateur de foire, qui fait sortir les chapeaux (ou les calottes, c’est selon) des pigeons, pour mieux les enfumer... ... et les détourner, effectivement, des vrais problèmes, dont cet étau européen que l’Allemagne de la teutonne Merkel, (avec ses 5 millions de travailleurs pauvres, ses jobs à1 €uro par jour), vient resserrer, chaque jour un peu plus, pour le plus grand bonheur de ses maîtres mafieux de la dictature de la finance internationale.
L’Europe allemande de Merkel et des mafias financières est devenue le premier ennemi de tous les pays de l’Europe du Sud, qu’ils veulent soumettre à leurs diktats ultralibéraux. C’est pire qu’en 40, parce que là, l’ennemi n’a même pas besoin d’envoyer ses armées pour occuper les pays ; il lui suffit juste d’appuyer sur quelques clics d’ordinateurs, pour spéculer contre les pays qui résistent, et les mettre à genoux.
Dans cette nouvelle guerre, menée contre les citoyens du monde, par les banques et leurs complices aux manettes des USA, de l’Europe, de l’Allemagne, il est, plus que jamais, vital de résister, de se battre.
La sortie de l’UE sous sa forme actuelle, serait le premier geste salutaire de notre légitime défense. C’est le peuple qui doit s’en emparer.
Eh, les cathos ; c’est dur, la concurrence, hein ? Va falloir argumenter, de plus en plus
Remarquez ; c’est vous qui avez les coups de marketing les plus imparables : passe encore pour l’enfantement par une vierge, les miracles (marcher sur l’eau, multiplier les pains, guérir les aveugles et les paralytiques) ; c’est que des amuse-gueule, mais le grand coup, l’imparable, le définitif, c’est celui de la RESURRECTION : alors là, je dis chapeau : on peut pas lutter ! Même les hindouistes, les bouddhistes, avec leurs réincarnations, ils passent pour des ringards.
Non mais tu vois pas Jésus réincarné en lémurien, par exemple, non ? Faut pas déconner..
En tous cas, l’hypothèse qu’on ne saurait exclure, c’est le dogmatisme du christianisme (et de toute autre religion, d’ailleurs)
Et, pour la Franc-maçonnerie, il ne saurait s’agir de « conversion », puisque ce n’est pas une religion.
Un peu d’explication :
À titre d’exemple, un auteur tel qu’Yves Hivert Masseca8
propose un découpage en cinq grands types de francs-maçonneries,
différentes en principe malgré l’existence de nombreux cas
intermédiaires9 :
Une franc-maçonnerie « ésotérique », mettant l’accent sur le
processus initiatique censé faire passer le membre des « ténèbres »
extérieures à une « illumination » intérieure. Ce type de
franc-maçonnerie se retrouve plutôt sur le continent européen, notamment
dans leurs « Hauts grades maçonniques ».
Une franc-maçonnerie « chrétienne » qui se conçoit comme un
approfondissement de la spiritualité chrétienne. C’est le cas notamment
du Rite suédois
et des obédiences scandinaves ou allemandes qui n’acceptent (ou n’ont
longtemps accepté) que des membres chrétiens, le plus souvent protestants.
Une franc-maçonnerie de type « ancien10
/ anglo-saxon » qui considère que le but de la franc-maçonnerie est
l’éducation morale et civique de ses adeptes. Ce type de
franc-maçonnerie la définit habituellement comme un « système
particulier de morale, enseignée sous le voile de l’allégorie au moyen
de symboles ». Elle s’interdit toute discussion politique ou religieuse
et exigeait habituellement de ses membres, jusqu’à la fin du XXe siècle, qu’ils appartiennent à une religion monothéiste11. Ce type de franc-maçonnerie est extrêmement majoritaire en Amérique du Nord et dans les pays du Commonwealth.
Une franc-maçonnerie « moderne10, libérale et symbolique » qui, se réfère à la première version des Constitutions d’Anderson
(1723) et « se réclame à la fois d’une tradition et du progrès, d’une
forte pratique symbolique et d’une réflexion civique et morale8 ». Elle est surtout présente en Europe continentale et en Amérique Latine.
Une franc-maçonnerie « agnostique », qui affirme que les conceptions
métaphysiques et religieuses des candidats n’ont pas à être prises en
compte pour l’admission et qui travaille principalement à l’instauration
d’une société meilleure en autorisant dans les loges les discussions
politiques. Le plus souvent mixte, elle est majoritaire en France12 et très présente dans le reste de l’Europe continentale.
C’est difficile de se défaire de ses dogmes, et de ses images de catéchisme, hein, aldous ?
C’est surtout impossible de procéder à quelque analyse objective, quand on est conditionné à ce point par le dogmatisme religieux.
Sinon, dis nous un peu toi qui est dans le secret des arcanes divines, est-ce que Dieu est froissé de la légalisation de toutes ces pratiques sodomites ? Va-t-il déclencher sa foudre sur les pêcheurs, comme pour Sodome et Gomorrhe ?