@Montdragon « La location des utérus ukrainiens par des millionnaires jouisseurs, c’est mieux. » Je ne vous le fais pas dire ! Et dans le cadre des valeurs démocratiques et (trans-)humanistes défendues par l’€urope, l’exportation d’organes frais directement prélevés sur le front pour mieux solder l’importation des munitions occidentales constitue encore un parfait exemple de partenariat « win-win » ! Évidemment, il convient de se précipiter sur l’opportunité avant que ne soit atteinte la rupture de stock, qui — malgré les louables efforts de Zelinsky et ses sponsors — ne saurait plus guère tarder !
Je m’étonne même qu’en relais officiel de la propagande ukrainienne, francetvinfo ne soit pas plus explicite sur toute l’étendue de la barbarie russe, et ce d’autant qu’il lui faut tout à la fois justifier l’explosion de nos factures par l’écrasement de l’économie russe (qui — ah les salauds ! — contrairement à la notre, semble se porter mieux que jamais !), la vidange de nos arsenaux et les milliards d’€uros affectés à perpétuer le massacre jusqu’au dernier ukrainien.
Nul n’ignore que seules les exactions des milices ukraino-nazies et bandéristes et autres mercenaires germano-polonais sont encore à même d’assurer notre « sécurité » et la défense des sacro-saintes valeurs démocratiques et humanistes dont se drape l’€urope, et que chercher à mettre au moins les enfants à l’abri de leurs bombardements et autres nettoyages ethniques constitue, comme en atteste l’interminable liste des victimes de ses champs de bataille (Yougoslavie, Irak, Afghanistan, Syrie, Libye, Yemen, ...), une atteinte totalement intolérable à tous les principes (liberté de commerce, vente et exportation d’organes, de bébés et de GPA pour tous, ...) défendus par l’Occident.
Je conviens volontiers que c’est certainement tout aussi valable en ce qui me concerne mais nous vivons sous le régime de la Pensée Unique, et ne faut en conséquence pas prendre pour argent comptant tout ce qu’on nous raconte, encore moins quand c’est officiellement validé, estampillé conforme et fact-checké par nos éditocrates, censeurs et autres fonctionnaires affectés au Ministère de la Vérité.
Bien à vous, en vous présentant mes respectueuses salutations !
@rosemar "Le lumpenprolétariat (de l’allemand Lumpenproletariat, « prolétariat en
haillons »), ou, parfois, « sous-prolétariat », est, dans le marxisme,
la partie du prolétariat constituée des « éléments déclassés, voyous,
mendiants, voleurs, indicateurs de police, etc. »«
Ben quand on supprime le travail en lui substituant l’automatisation et l’informatisation des tâches (et l’appropriation de leurs bénéfices), on supprime la classe sociale qui en tirait ses ressources, soit le prolétariat. Quand on se retrouve à galérer entre droits aux allocations de chômage, RMI, petits boulots et démerdes les plus diverses, on se retrouve relégué au rang des »éléments déclassés« ou surnuméraires si vous préférez, et donc privé de conscience de classe. Ce qui revient à se voir relégué au rang de ce que Marx qualifiait au XIXème siècle de »Lumpenproletariat« , soit ce qu’on qualifie actuellement de »précariat", condition qui partage avec celle de nos aïeux les joies de la soupe populaire.
« En 2017, les règles du licenciement et du droit du travail temporaire ont été considérablement assouplies, avec ce qu’on appelle les ordonnances Macron, dans le but de créer de nouveaux emplois. » Une telle formulation laisserait entendre que les mesures de Macron et ses commanditaires ont été inefficaces. Mais si vous remplacez « dans le but » par « sous prétexte », vous constaterez que cela a au contraire fort bien marché, et au delà même des espérances quand l’électeur en redemande.
« Alors que le tiers supérieur de la société s’est enrichi malgré la crise, le décrochage du bas de la classe moyenne est de plus en plus marqué. » « Selon un économiste, au cours des dernières décennies, le néolibéralisme a conduit à une redistribution du bas vers le haut au niveau mondial. » Bien évidemment, quand c’est le but ! Et une fois encore, tout est question de formulation : le tiers supérieur de la société ne s’est pas enrichi « malgré » la crise, mais bien « grâce » à une crise orchestrée à son profit. Après celles du prolétariat de longue date déjà reléguées au rang des galères du précariat, c’est logiquement au tour des compétences de la classe moyenne de se voir remplacées par celles de machines, logiciels et programmes (le cas échéant éducatifs et pédagogiques) pour se voir à leur tour promises aux joies du hachoir mondialiste et de son « précariat ».
Je ne vais pas passer mon temps à reprendre votre texte point par point, mais je reste surpris qu’il faille à certains ou certaines un reportage d’Arte pour découvrir l’eau chaude et prendre soudain conscience de notre précarisation massive, quand elle s’invite avec toujours plus d’évidence et d’insistance dans notre environnement, dès le pas de porte franchi pour les plus fortunés, et dans les galères budgétaires quotidiennes de tous les autres.
Contrairement au prolétariat qui s’était constitué au fil des luttes une conscience de classe, l’immense avantage pour l’aristocratie mondialiste et les Young Global Leaders de son Forum Économique Mondial est que, constitué du rebut et des innombrables surnuméraires (les « gens qui ne sont rien ») produits par le Nouvel Ordre Mondial, le nouveau « précariat » ne constitue — faute de s’en être élaboré la claire conscience - pas encore à proprement parler une classe sociale. Ce dernier propos reste néanmoins à relativiser, le recours rabique de notre classe managériale à l’exemplarité mutilatoire et éborgneuse dans sa répression du mouvement des Gilets Jaunes, sa morgue et son hubris ont dans leur insigne médiocrité su, comme pour mieux semer les germes d’une telle conscience, attiser mieux que bien des mots d’ordre les passions et les haines.
Bien à vous, en vous présentant mes respectueuses salutations !