@leypanou « Qu’est ce qu’il a comme idée originale qui dérange l’idéologie dominante ? » Son immense originalité consiste précisément à présenter des revendications écologiques tout en ne dérangeant surtout rien à l’idéologie dominante ! Quand son gagne-pain consiste à verdir les bilans de ses sponsors, soit les groupes industriels parmi les plus polluants de France et de Navarre, je doute (et eux encore plus !) qu’il pousse jamais le mauvais goût jusqu’à cracher dans la soupe.
"C’est curieux. Aujourd’hui, je ne peux pas faire un pas sans que des
gens, presque les larmes aux yeux, me poussent à être candidat… A moins
d’être insensible, méprisant, cynique, cela vous touche. Et cela vous
fait peur. Je n’ai pas envie de décevoir ces gens-là.«
On en apprend décidément tous les jours ! J’ignorais qu’on était à ce point émotif dans les conseils d’administration de GDF, Rhône-Poulenc et autres sponsors de notre plus »vert" et célèbre vendeur de savonnettes ! Très touchant !!!
@CHALOT « ... que c’est aisé d’insulter les gens quand on masque son identité. » ??? Je reste toujours surpris de ce genre de procès, d’autant plus de la part d’un chroniqueur régulier du net. L’accès à un authentique anonymat numérique relève de la gageure, sans quoi les tribunaux auraient moins à connaître des inconscients, harceleurs et autres pirates informatiques plus ou moins chevronnés. Opter pour un pseudo (et un avatar) n’implique généralement pas qu’on souhaite « masquer son identité » ou cacher des choses, mais tout simplement qu’on adopte une identité numérique. Quoiqu’on pense de leurs opinions, la plupart des chroniqueurs ou commentateurs d’Agoravox (et d’autres sites) laissent leurs coordonnées à l’inscription et leur IP à chaque contribution.
« Des propriétaires ne sont pas assurés. Cela surprend au premier abord mais il faut d’abord savoir que l’assurance habitation n’est pas obligatoire » N’est-ce pas précisément là que le bât blesse ? Nul doute que les montants demandés par les assurances s’avèrent rédhibitoires aux budgets les plus précaires. Néanmoins, le principe même de l’assurance - ou de l’affiliation syndicale - repose sur la mutualisation des risques et des efforts, d’où l’obligation de souscrire à une mutuelle en matière de santé et de protection sociale. S’il (me) semble normal que la solidarité s’exerce d’abord en faveur des plus fragiles ou démunis, je ne vois guère que l’obligation pour tous de souscrire à une assurance pour en réduire significativement le montant des primes et mieux prendre en charge la couverture des sinistres.
« On pourrait rajouter que les compétitions internationales portent en elles la violence. Quel exemple déplorable pour l’enfance que ces prétendus débordements qui ne sont que la partie émergée de l’iceberg ... Si les enfants jouent dès leur plus jeune âge à ce jeu, c’est parce qu’ils imitent les adultes ... »
Il serait intéressant d’analyser la fonction sociale et anthropologique de ces grandes compétitions internationales, et tout particulièrement du football, à la lumière de la théorie du désir mimétique développée par René Girard. Les grandes fêtes sacrificielles (dont la corrida est un des derniers exemples « traditionnels ») étaient autrefois l’apanage du religieux : elles visaient à la gestion de la violence sociale inhérente aux groupes humains par sa canalisation sur une victime sacrificielle. Les périodiques grand messes du foot gagneraient à en être interprétées
comme un avatar « moderne » - soit pleinement intégré au capitalisme du
show ou du sport-business -, regroupant pour l’occasion les foules sous leurs bannières locales ou nationales. Autant dire que le risque de débordement y est profondément inhérent !
« Ils ont une autre logique que celle qui se développe partout en France et ailleurs et qui consiste pour les promoteurs sportifs à sur-spécialiser et surentraîner les enfants très jeunes. Cette pratique conduit parfois à des catastrophes en termes de développement… »
Un de mes oncles, convaincu des bienfaits du sport sur la santé, était un assidu de la course de fond et des compétitions de marathon. Vers la soixantaine, cela déboucha pour lui sur un diagnostic d’usure osseuse précoce au niveau des articulations du bassin, des interventions chirurgicales à répétition, l’incapacité d’encore pouvoir physiquement se dépenser, une profonde dépression le menant progressivement vers une forme de sénilité précoce, ... Rien que du bonheur !!!
Sûr que - si elle colle moins à l’idéologie dominante -, la mise en jeu d’une logique purement coopérative dans le sport imprime certains réflexes fondamentalement différents : scout dans ma jeunesse, j’en garde les souvenirs inoubliables de quelques longs « trekking » à bicyclette ou du bonheur d’escalader encordé quelques parois rocheuses particulièrement stimulantes, ...