@elpepe Pas forcément quand on est sur ce pont là du bateau, mais le naufrage est bien plus large que celui de la Vème. C’est tout le bazar qui s’écroule, et pas qu’en France. Un des rares à garder la tête froide et encore essayer de sauver les meubles qui le peuvent est Poutine. Heureusement, sans quoi les cow-boys auraient déjà déclenché feu nucléaire ! Plus aucun politicien occidental n’est encore audible ! Et je doute que la COP21 ou l’état d’urgence y changent grand chose ! Si la colère sortie des urnes apparaît actuellement très évidente en France, elle n’en gronde pas moins dans tout le reste de l’€urope. On s’appauvrit tous, et je doute que les Grecs oublient à qui ils en sont redevables. Pareil ailleurs !
« Mais que pèse la volonté populaire à Bruxelles ? » Volonté populaire ? késako ? Nulle trace dans mon nouveau bréviaire novlangue !
Au surplus à charge de nos producteurs des sanctions économiques à l’intolérable souveraineté russe décrétée par Washington, l’U€ promet 3 milliards 1/2 € dont elle ignore encore où elle va bien pouvoir les puiser, pour tenter d’enrayer une catastrophe migratoire qu’elle a - par sa sujétion atlantique à une stratégie du chaos qui l’étend à ses propres portes ou frontières - largement participé à déclencher.
Autant dire que cette promesse - comme toutes celles auxquelles les peuples européens sont désormais accoutumés - n’est qu’un miroir aux alouettes de plus et n’engagera que ceux qui y ajoutent foi. Pas sûr que même le Sultan n’en soit dupe ! Après le sacrifice de la démocratie et de la vox populi grecque sur les autels de l’austérité et d’une croissance révolue, la catastrophe migratoire et l’expression hexagonale par voie des urnes de l’exaspération et de la colère, les voies d’eau ouvertes dans le Titanic occidental et €uropéiste ne peuvent plus en aucune manière être stoppées.
Il est bien connu qu’acculée, la bête devient plus dangereuse que jamais ! Pourvu donc que les plus jusqu’au-boutistes des tenants de ce Nouvel Ordre Mondial néo-libéral qui sombre sous nos yeux gardent au moins l’élémentaire « bon sens » de nous épargner une issue nucléaire pour clôture à leurs illusions. Encore heureux qu’en stratège avisé, Vladimir Poutine du moins garde la tête et tout son sang-froid.
"La Constitution et la pseudo démocratie qu’ils prétendent incarner n’est
qu’une illusion. Une mascarade, une sorte de navire avec des
compartiments étanches qui permettent au bateau de continuer à flotter
tout en prenant l’eau.« Verrouillée par des appareils politiques sclérosés, sans projets et soucieux d’avant tout défendre leurs prébendes, la Vème s’avère inapte à encore relever les défis du temps et entendre la »vox populi" : les coups de boutoir de la colère citoyenne devraient d’une manière ou d’une autre y mettre terme sans plus tarder.
Mais la situation est similaire dans toute l’€urope ! Et cette attitude autistique de nos gouvernants ne révèle-t-elle pas avant tout leur sujétion au Titanic €uropéen et un projet de Nouvel Ordre Mondial - économiquement néo-libéral et stratégiquement atlantiste ou occidental - en bout de course. Le navire coule, et il n’est plus temps d’en stopper les innombrables voies d’eau : tout au plus, refroidir les ardeurs des ses tenants les plus jusqu’au-boutistes à nous précipiter de concert vers l’apocalypse nucléaire.
Au delà de la colère et de la révolte, les seules questions à encore se poser sont donc celles visant à limiter l’ampleur des ruines et dès à présent élaborer les bases humanistes et citoyennes à la reconstruction et la restauration d’un lien social bien malmené depuis plus de 30 ans déjà.
Les temps sont durs et la nuit profonde ! Je veux encore espérer que l’aube est proche !
@Serge Charbonneau Et pour encore revenir sur la « profondeur du commentaire », le dernier « changement politique qui peut s’avérer être un courant d’air frais » du genre en €urope s’est terminé à Auschwitz. Pas suffisamment intestinal pour vous ? Pourquoi ne pas tester la progéniture idéologique du « détail de l’histoire » et ses vannes grasses à l’heure de la soupe plutôt chez vous ? Et quand vous saturerez de la fange, on viendra vous libérer, promis !