Merci pour cette brillante analyse et les liens qui l’accompagnent, ils m’ont notamment permis de faire plus ample découverte de votre blog ! Par la remise en perspective des enjeux actuels de la politique impériale et de notre vassalité économique et stratégique à Washington et ses lobbies transnationaux, par le rappel de la cruauté des stratégies occidentales visant l’instauration du Nouvel Ordre Mondial et sa tyrannie néo-libérale, vous m’extrayez quelque peu de l’état de sidération entretenu par l’’urgence radiophonique de rigueur (je ne suis usager ni de Twitter, ni de Facebook !) et réactivée de 1/4 d’heure en 1/4 d’heure sur les ondes de la RTBF : niveau d’alerte quatre, l’armée dans les rues de Bruxelles, la fermeture des écoles et du métro, ... « Prenons garde à ce qui vient. »
La série de rebuffades diplomatiques - soutien du régime syrien jusqu’à l’accord sur le nucléaire iranien, récupération de la Crimée au sein de la Fédération Russe, intervention aérienne en Syrie - et stratégiques - rappel de la puissance nucléaire russe, missiles Kalibr de longue portée imparables par le bouclier stratégique de l’OTAN en Europe de l’Est, brouillage électronique de tous les systèmes de surveillance radar et satelitte de l’OTAN, puissance de propagande comparable à celle des mass-medias occidentaux et qu’elle utilise brillamment sur leurs propres réseaux sociaux, ...) - infligées par Vladimir Poutine aux plus velléitaires des tenants d’ un ordre impérial et mondial unipolaire ne pouvait rester sans réaction : plutôt que de se résoudre à « perdre la main », les voici acculés à amplifier encore leur logique de terreur, de larmes et de sang.
Ce n’est d’évidence pas sur la propagande des médias main-stream qu’il faut compter pour nous en éclairer, mais si la collusion entre le « Grand Satan » et ces jihadistes - tristement convaincus de le combattre en sombrant dans le nihilisme suicidaire des massacres - qu’il finance est proprement confondante, c’est maintenant dans nos rues qu’en leur nom s’exerce sa « stratégie du choc et du chaos ».
@eric « ... j’espère qu’elle contraindra la France à s’inspirer de la Belgique »
Cà dépend en quoi ! La brumeuse patrie du surréalisme se caractérise tout à la fois par le summum de sa
suffisance bourgeoise - aussi décérébrée que triomphante - et par une absurdité
administrative, bureaucratique et paperassière inégalées. En comparaison, « Le château » de Kafka relève de la gnognotte : pas pour rien qu’en quête de sponsors, Baudelaire se soit fendu de « Pauvre B. » avant d’y sombrer défintivement dans l’aphasie.
La maîtrise du deuxième degré, atavisme particulièrement développé et mode d’expression normal des Bruxellois, est la seule manière d’y résister et ne pas sombrer dans un
ennui et un désespoir profonds. Dans le même registre, l’invention du surréalisme - et plus tard de l’entartage - par les plus subtils ou sensibles de ses habitants y relevait d’une question d’élémentaire survie en milieu hostile.
Annexez Bruxelles avec, et - please ! - virez-en les €urocrates !
@Samson Et personne n’a même encore songé à l’entarter, ce qui - dans la patrie du surréalisme - constitue pourtant dans son milieu « intellectuel » une forme non-négligeable de consécration ! C’est vous dire !