@philouie "Ce qui ne signifie en aucune façon qu’avant cette
période l’ordre était matriarcal. Pour moi, il ne s’agissait que de la
loi du plus fort, une sorte de libéralisme pré-moderne.« La famille est une institution patriarcale nécessitée par les règles de transmission : tant qu’on ignorait le rôle et l’identité présumée du géniteur, la transmission ne pouvait qu’être matrilinéaire.
Quant à l’ordre antérieur au patriarcat, nous en sommes largement réduit aux hypothèses, déduites notamment de l’étude des mythes (Voir à ce sujet »Les mythes grecs« de Robert Graves, qui s’intéresse particulièrement aux traces de cette transition du matriarcat au patriarcat). Et pour ce qui concerne l’organisation sociale des sociétés »primitives« avant l’émergence de la loi et de l’institution judiciaire, »La violence et le sacré" de René Girard reste un classique incontournable. L’erreur habituelle de la modernité consiste à prendre nos ancêtres pour des imbéciles et la complexité des sociétés primitives pour de l’arriération, en fonction de clichés qui ne font que traduire notre profonde ignorance et notre propre bêtise.
Si Chalot - ou d’autres - avait une seule fois dans sa vie pris la peine d’ouvrir un bouquin d’anthropologie, il nous épargnerait beaucoup de conneries !
@CHALOT Facile et énergétiquement économique, deux neurones - voire trois -
suffisent : si on est un « bon » - progressiste, gauchiste et tout -, on
aime les méthodes des Femens et on adhère à leurs revendications : sinon
on ne peut être qu’un gros facho ou un intégriste rétrograde.
Sous prétexte
de dénoncer une forme d’obscurantisme, votre malhonnêteté intellectuelle
(ou votre bêtise) consiste à prétendre à tout prix en promouvoir
d’autres et toute votre lutte contre les préjugés se résume en
définitive à vouloir y substituer les vôtres : très constructif !
Quand - optimisme
ou naïveté, on
peut toujours rêver ! - vous comprendrez toute la vanité d’une telle attitude,, peut-être prendrez vous enfin le temps de tirer la chasse
sur vos certitudes pour apprendre à réfléchir, écouter et vous ouvrir à
la complexité du monde, à la richesse de l’humain dans toute sa
diversité ? Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir paraît-il !
@philouie « C’est dire ici que le débat est idéologique et que l’idéologie en question vise a renversé l’ordre naturelle tel que nous pouvons l’observer dans la majorité des sociétés humaines. » Du fait que la spécificité humaine réside précisément dans le langage et ses articulations, il ne peut par définition y avoir d’ordre naturel dans les sociétés humaines : c’est tout simplement antithétique, l’ordre social est toujours culturel ! Et si cet ordre social est encore très majoritairement patriarcal, c’est tout simplement parce que nous héritons encore le plus largement de sa conception du monde, mais elle est désormais technologiquement et définitivement dépassée.
@philouie Le patriarcat - dont relèvent toutes les grandes religions, l’écriture, les lois et l’histoire n’’apparaît que très récemment dans l’épopée humaine : précisément ’au cours du néolithique, soit il y entre 7000 et 9000 ans. A partir de la compréhension humaine de la relation entre acte sexuel et procréation, il établit un système de transmission patrilinéaire qui - , le lien de paternité restant toujours hypothétique - nécessite pour fonctionner la « stabilisation » d’une manière ou d’une autre du couple, d’où cette règle plus ou moins générale de soumission de la femme à l’homme. Si la révolution établit sur une base individuelle la liberté et l’égalité en droit, c’est l’apparition des tests ADN qui en permettant d’établir un lien de paternité biologique irréfutable met définitivement terme à cette logique, et par là au système patriarcal. Même si les derniers spasmes agitent encore son cadavre, le patriarcat est définitivement mort : je ne sais pas ce qui suit, mais nous sommes déjà dedans. Salutations !
@sampiero Il n"est question ni de me soumettre à qui que ce soit, ni d’accepter la soumission des autres, vous ne comprenez rien du tout et je trouve votre conclusion plutôt insultante !
Que du fait du modèle néo-libéral de propagande consumériste, la publicité, les mass-médias aient réussi à décérébrer une large part de mes contemporains - particulièrement les plus faibles -, je le déplore ! Pour moi, je n’ai plus la télévision, je refuse de souscrire à Facebook et je ne vois guère d’autre moyen de résister à cette idéologie mortifère qu’en refusant à quiconque la prétention de formater mon opinion, mon esprit et mes goûts au gré d’émotions suscitées par les dernières innovations neuro-psychologiques du marketing et de la manipulation mentale de masse : quand je souhaite me former une opinion sur la justesse d’une cause, je m’informe, je lis, je réfléchis et je débats (ou j’essaye !). Et si je ne peux obliger personne à recourir à son intellect, rien n’empêche après tout que je m’astreigne à penser !