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sasapame

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41 ans. 3 enfants. Je refuse désormais toute étiquette, et je récuse quiconque entendrait se planquer derrière la mienne : c'est précisément en en faisant une icône qu'on détruit le message qu'un homme aura souhaiter transmettre - en somme : courage ! Quitte à m'étiquetter : scientifique  ; démocrate radical ; socialiste. A part le boulot qui paie mes factures (ingénieur en mécanique), j'ai travaillé, suivant mes voies et mes rythmes, sur des matières dont le nombre suffirait déjà, je le crains... à effrayer les impatients ! Disons, par ordre à peu près décroissant : Droit constitutionnel et dérivé, critique des institutions nationales actuelles / Critique des institutions européennes et stratégie de sortie de l'Euro / Réforme des institutions nationales / Monnaie / Systèmes spécifiquement impérialistes-totalitaires et moyens d'y faire face / Offensives idéologiques diverses et variées : - Arnaque du "changement climatique" (dossier que je suis le plus assidument depuis 10 ans - travaux scientifiques de fond, avec deux projets de publications ; réflexions politiques) et, plus largement écologisme scientiste contemporain ; - faux "antiracismes" forcenés, féminisme débile et autres conneries du genre, et plus largement toutes menées contre la cellule familliale, nationale et contre l'humanité, sionisme politque et idéologique, etc.) / Psychologie / Musique (composition et surtout arrangements, tous styles - guitare et chant à la marge) / Dessin (depuis toujours mon grand dada, certes toujours plus esseulé... - ici comme sur mon blog, en général les dessins et autres supports visuels sont de ma composition) / Éducation de mes enfants.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/06/2012
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Derniers commentaires



  • sasapame sasapame 18 mai 2016 18:36

    Et voilà comment toutes les utopies socialistes finissent toujours.

    Des qu’un gouvernement à peine socialiste, et surtout souverainiste, se pointe dans un pays, les oligarques de ce pays s’entendent avec l’empire pour organiser la famine du peuple, suite à quoi les folamour, les Spartacus vous disent : voyez, le socialisme finit toujours par la famine.

    Et c’est à se demander s’ils ne sont pas débiles au point de s’imaginer qu’ils ont là la démonstration de leur théories.

    Ils bouffent n’importe quelle propagande. Quand les caillera du 93 et de Vaulx-en-Velin ont cramé quelques centaines de bagnoles, les média des ricains leur disaient que c’était la guerre civile en France.

    Certes, 99,9% des gens en France comme aux US ne savent pas qu’on ne croise pas plus de chiens, de chats et de rats dans Caracas que dans Paris. Il n’y a guère que sur la photo qu’on trouve un chien - manifestement pas affamé, et qu’aucun des nombreux humains en arrière plan n’a l’air de convoiter... Le maire de Caracas, soit dit en passant, était mouillé dans la tentative de coup d’État de 2014 (ou de 2013, j’ai arrêter de compter, c’est tous les ans).

    Quand le gouvernement en question, même s’il respecte la constitution, finit par craquer et fout en taule un putchiste, réquisitionne un média mouillé dans un véritable crime de haute trahison, on dira que c’est un affreux dictateur, et vive la liberté de la presse. Surtout celle de dire n’importe quoi en trahissant la moindre obligation du journaliste et en vendant son cul au plus offrant.

    Si nos ultralibéraux boutonneux d’Agoravox n’ont pas honte d’aligner de telles certitudes après 40 ans d’ultralibéralisme ô combien réussi, et d’UE, d’OTAN, c’est que depuis leur naissance ils ne risquent pas de voir un régime affameur de peuple être emmerdé par l’empire. Une mention spéciale à Encabane qui doit avoir 15 ou 16 ans pour avoir l’idée de mettre nos misères sur le « socialisme » de Hollande... Ne pas gerber.

    Cette problématique est archi-connue depuis de lustres, raison pour laquelle ça fait 150 ans que les gens que ça intéresse s’acharnent à disserter sur une problématique qu’ils jugent fondamentale et qu’ils appellent : le socialisme dans un seul pays. Ils ont bien compris, c’est pas dur, qu’entourés de parvenus croyant avoir découvert la poudre, dans le genre de notre auteur, quiconque tenterait d’instaurer un régime socialiste dans un seul pays va très vite avoir les chiens de chasse de l’empire au cul. Les bénévoles, en particulier les pires.



  • sasapame sasapame 18 mai 2016 12:13

    Coquille : 100 millions de dollars par an (pas milliards), bien sûr.



  • sasapame sasapame 18 mai 2016 12:00

     @Spartacus,

    « quand un article dérange » il ne se prend pas une note de 2/5 - assez logiquement, la note ne cesse de baisser laissons le temps fait son travail.

    Vous devriez faire un peu d’effort pour cacher au lecteur combien vous vous foutez de lui. Car même un flemmard prétentieux devrait pouvoir reconnaître qu’un indice de misère qui classe la France et l’Indonésie au même rang, le Salvador et le Luxembourg au même rang, ou encore la Roumanie comme un pays plus riche que la France, quatrième pays le plus riche d’Europe, n’est pas simplement perfectible mais simplement n’importe quoi. Au passage, les gens ayant juste un peu plus de discernement que vous auront compris tous seuls qu’il y a Bloomberg pour les masses et Bloomberg pour les initiés - c’est pas franchement le même tarif, et évidemment pas le même discours.

    Quand on n’a rien à défendre sur le fond, et surtout un gros poil dans la main, reste le catapultage d’étiquettes. Communistes, ultralibéraux, qui vous voulez : dans toutes les chapelles il y en a qui bossent comme des gros porcs et qui suivent les ordres... le plus volontairement du monde : suffit d’être un fieffé flemmard et de croire au père noël. C’est à l’évidence votre cas. C’est celui de l’immense majorité des gens que de ne pas avoir le temps, les moyens et/ou l’envie de creuser sur tant de sujets, c’est la vie. Sauf que la plupart ont la décence de ne pas faire les malins dans des tribunes.

    Tout le monde ne vient pas non plus sur Agoravox. Flemmards ou pas, on peut raisonnablement penser que les intéressés y cherchent des infos et débats de qualité. D’où votre sale note.

    « systématisez et mettez en doute les sources »

    Que nenni, je les vérifie. Et comme ça tombe mal pour vous, vous ne répondez rien... sinon que je « mets en doute les sources ». Prenez-vous à ce point vos lecteurs pour des idiots ?

    Trouver la source de votre propre propos sur les « 73% de pauvres », analyser, traduire, restituer, rien que ce but m’a pris 1h30. Ne me remerciez pas... Maintenant vous avez le lien, surtout n’allez pas décortiquer ça vous même.

    Droite, gauche, etc., ce n’est évidemment pas une telle distinction qui qualifie une bonne pensée, sans parler de bonne information. Il n’y a pas de bonne pensée, surtout pas en bloc. Cessez de vous ridiculiser ainsi, et au boulot.

    Qu’on soit de droite comme de gauche, ultralibéral comme communiste, on a encore le droit de prendre en compte des aspects élémentaires et décisifs, tels qu’un contexte de déstabilisation, par l’empire le plus puissant du monde, d’un pays non aligné et pété de pétrole. Naturellement, vous n’êtes jamais allé au Venezuela. Vous n’avez jamais vu la gueule du métro de Caracas, leurs routes, leurs dispensaires à 2000 m d’altitude. Vous parlez de coupures de courant comme s’il s’agissait de Madagascar. Pourtant même votre titre indique qu’avant-hier le Venezuela n’était pas encore un pays du tiers-monde... Vous pensez bien qu’il doit avoir quelques infrastructures... Or je répète : là-bas, vous faites un plein pour le prix d’un carambar. Ces coupures de courant n’ont évidemment rien à voir avec une pénurie. Ce sont des opérations de sabotage pour de stabiliser un régime, point. Dire ça ne signifie d’ailleurs pas prendre parti, à100%, à 50%, à 30% pour ou contre tel et tel pays, ce sont les rudesses ordinaires de la géopolitique. Mais vous n’irez surtout pas chercher à vérifier. Idem, par exemple, les infos de Wikileaks qui établissent que les US, Exxon, Enron, avaient saboté un projet d’assistance à Haïti pour leur fournir pour 100 milliards de dollars par an de pétrole à 40% du prix de marché.

    Et quand l’économie se spécialise, fort logiquement, dans les technologies du pétrole, vous comptez le personnel en question comme autant de fonctionnaires, et vous vous moquez de la dépendance du pays en biens de nécessité, comme si cela était une politique socialiste. Naturellement, on n’a jamais vu, dans aucun pays, des gens organiser des pénuries pour faire flamber les prix afin de se faire des couilles en or en spéculant et/ou de renverser un gouvernement. La loi du maximum était simplement une action spontanée de communistes, aucun accapareur n’a jamais affamé les foules avant ou après la Révolution. Et Goldman Sachs n’a jamais ô grand jamais affamé des gens par millions quand il a déplacé dans des « valeurs refuges » tant de dizaines de milliards d’actifs. Quand on ne sait rien, ou plutôt quand on tient à ne rien savoir...

    Je ne suis pas communiste, je ne sais d’ailleurs même pas ce que ça veut dire, mais si à vos yeux, un communiste c’est un type qui s’emmerde à vérifier et à critiquer les infos... Le coup des empreintes digitales, je vois que vous n’avez rien à répondre non plus. La queue entre les jambes, vous me donnez donc du communiste. Tiens, le FMI qui divise par deux en trois mois ses prévisions d’inflation, qu’importe, le tout est de balancer des gros chiffres bien effrayants. Que le Venezuela soit un fournisseur de pétrole majeur des USA ? Qu’importe, pas de raison de penser que ça puisse jouer, sans parler de répondre. Être contre une alliance avec des nazis ukrainiens, aussi, c’est communiste ? Et être libéral, c’est aussi ne pas s’abaisser à répondre à cette question ?... Si vous croyez, du reste, que libéral, c’est être contre tout protectionnisme, il va là encore falloir réviser sérieusement. Vous confondez sans doute laisser-faire et laisser-aller... Être libéral, pour vous, on a compris, c’est accepter qu’une grève de grands patrons sabotant l’économie, comme en 2001-2003, expulse hors du pays son président élu haut la main. Ne pouvant me résoudre à croire que mon interlocuteur est complètement débile, je suis forcé de déduire que vous êtes d’une mauvaise foi sans borne.

    Loin de moi l’idée de prétendre que je connais un peu proprement les maints aspects des basses œuvres de la géopolitique, les réalités du Venezuela. J’essaie simplement de répondre à tant de grossièretés. Je n’ai pas de chapelle sinon celle des gens qui se fixent pour objectif d’être scrupuleux. Même pour répondre à votre torchon, soit surtout pour documenter, j’ai pris quatre heures de mon temps. Évidemment, ce n’est pas pour vous faire cette aumône - il apparaît vite que la recherche d’informations sérieuses ne vous intéresse pas - mais pour contribuer à contredire cette somme de propagande grossière et grotesque.

    Socialiste, communiste, libéral, développé, sous-développé :le Venezuela souffre surtout d’une corruption structurelle, administrative et politique qui ne date évidemment pas de Chavez. N’importe quel analyste sait que même la quasi-totalité des lieutenants de Chavez lors du coup d’État, à peine installé, n’en branlaient pas une, ne faisaient strictement rien pour appliquer les réformes, que ni les flics ni aucune administration ne changent de leurs petites habitudes et manières de penser par la grâce des volontés d’un monarque, et que la plupart des acteurs se trouvent dans des petites organisations associatives de terrain. Qu’à part quelques grandes entreprises dont les activités relèvent typiquement du service public, l’économie est un vaste bordel bien plus capitaliste encore qu’ici, des mass média et des banques en allant jusqu’au revendeur de bouffe dans la rue. C’est ridicule, il n’y a qu’un affairiste fortuné qui puisse croire, en allant au Venezuela, qu’il s’agit d’un pays communiste. Ce serait drôle de vous voir ainsi classifier des systèmes aussi complexes, ambigus, en évolution très lente et incertaine, n’avait pas pour effet, à la longue et à force d’être rabâchée de partout, de nous faire gentiment fermer les yeux pendant que les US refont main basse manu militari sur ce magnifique pays.



  • sasapame sasapame 16 mai 2016 19:30

    Les achats sont rationnés par un système d’empreinte digitale pour d’acquérir la nourriture misérable réglementée pour deux semaines.

    La propagande a aussi ses limites. A force de mentir, on en arrive vite par aligner degrosses contradictions. Par exemple, à qui voulez-vous faire croire qu’un pays qui n’aurait même plus assez de pognon pour payer les fournisseurs anglais qui impriment ses billets va se faire fournir assez de machines à lecture d’empreintes digitales pour équiper la moindre supérette de quartier ?

    Dans un article déplorant que "l’administration Maduro a commencé le rationnement de l’électricité, les villes sont plongées dans l’obscurité pendant quatre heures par jour" (pour reprendre vos termes), on signalait au lecteur que cela pouvait poser un problème d’ " intoxications alimentaires de nourriture avariée" (ce sont ici encore vos mots) vu que seule la moitié des magasins seraient équipés de groupes électrogènes. Mais, donc, pas de problème pour se payer des trucs aussi utiles que des détecteurs d’empreintes digitales.

    Ou bien il s’agit d’un système papier ? Quand on ne peut pas payer les fonctionnaires plus de deux jours par semaine, vous croyez vraiment qu’ils n’auront que ça à foutre de gérer ça ? Au faut, je croyais que vous étiez contre l’excès de fonctionnaires.

    Il suffit, du reste, d’aller faire un tour sur l’autoroute bouchonnée des abords de Caracas pour mesurer la débilité de cette idée : une immense quantité de gens du barrio (favellas), entre les voies, gagne sa maigre pitance en revendant des fruits, des boissons, etc. S’ils devaient s’en tenir au quota de bouffe d’une famille, ils n’auraient plus que le vol pour survivre. Le barrio, ce sont de l’ordre de 5 millions de gens sur les montagnes tout autour de Caracas. Plus sérieusement, cette simple image montre à quel point le gouvernement contrôle la distribution de la bouffe, et la petite économie en général.

    Quand ça arrange l’ultralibéral, le libre-échangiste déboutonné, il déclame du Ricardo (qui était, soit-dit en passant, contre la planche à billet des banques privées) pour nous vanter « l’avantage comparatif » et hurle à l’idée d’un quelconque protectionnisme ; quand ça l’arrange, il blâme un gouvernement d’avoir tué son pays par le socialisme : il a trop laissé faire, laissé passer, échangeant pétrole contre nourriture... Que des zozos pareils parlent d’une réforme agraire qui n’a jamais fait que traîner des pieds (contre la volonté de Chavez), mettons, mais un peu de cohérence, encore des incohérences qui puent la propagande impériale.

    Et donc, l’un des pays les plus riches en pétrole de la planète, où vous faites un plein pour le prix d’un carambar, ne peut pas assurer sa production d’électricité. Si par malheur c’était vrai, Chavez se serait finalement fait niquer par l’empire au moins deux fois (la seconde sera évidemment le machin qui lui a filé son cancer foudroyant) : il a gobé comme un gros con la fable du réchauffement climatique... Faut dire que le gauchiste, le gauchiste tout particulièrement, ça en bouffe des couleuvres.

    La crise actuelle du Venezuela a deux explications principales.
    L’une est la dépendance du pays au pétrole, l’autre est le socialisme.

    La crise actuelle du Venezuela a deux explications principales.
    L’une est que les USA dépendent grandement de son pétrole, l’autre est que le FMI qu’ils dirigent ne tolère pas le contrôle des changes et le financement monétaire.

     Dans les années 70, les politiques libérales économiques mises en œuvre permettent au Venezuela de croître plus rapidement que tout autre pays dans le monde comme une sorte de Chine de son temps. A cette époque c’est le pays le plus évolué de l’Amérique Latine. L’interventionnisme d’état aura tout bousillé.

    1973-Choc pétrolier mondial provoqué par l’OPEP, le pays a le plus haut revenu par habitant d’Amérique du Sud. Le niveau de vie approche les pays d’Europe. 1974-Le candidat Perez, promet le bonheur au peuple avec un programme de nationalisation du pétrole. Il sera élu. 1976-Le président Perez nationalise la production de pétrole en accrochant le pays à la dépendance à la rente pétrolière.

    Faudrait savoir, c’est le libéralisme ou le pétrole qui a enrichi le pays dans les années 1970 ?

    1989-Avec la fin de la guerre du golfe et la baisse des revenus du pétrole, le second mandat de Perez sera une catastrophe économique et sociale. Le » Caracazo « une série de manifestations, d’émeutes engendrera 3000 morts. 1992 : le colonel Hugo Chávez et d’autres officiers de l’armée organisent un coup d’Etat en Février et un autre en Novembre. Une centaine de morts. 1998 : Les électeurs de la classe moyenne, veulent une « remise en ordre du pays » et une « main forte » pour lutter contre la criminalité. Déçus par une crise économique qui s’enlise, provoquée par une baisse des prix du pétrole, ils élisent Chavez comme président.

    On croyait que ça allait mieux avant Chavez. On croyait que les gens n’en voulaient pas. Quant à Perez, sous le coup d’un mandat d’arrêt, il s’est réfugié à Miami avec les millions qu’il a détournés. Comme quoi les USA l’aimaient bien, ils ont refusé de l’extrader.

    1999 : Chavez modifie la constitution pour avoir le contrôle de l’économie, et le droit d’ingérence dans les libertés et le secteur privé. 49 lois liberticides donnent au gouvernement le contrôle total, la libre entreprise n’existe plus. La justice devient politisée.

    Les gens ont ratifié haut la main sa constitution, si ça ne vous dérange pas. Quelles lois liberticides ? Contre la liberté de s’accaparer une grande entreprise de service public ?

    2001 : [...]  2002 : l’empire n’y était pour rien, là encore.

    2003 : Après une grève de deux mois qui ne parvient pas à expulser Chávez du pays, le président impose le contrôle des changes, encore maintenu aujourd’hui.
    Depuis 13 ans, les Vénézuéliens n’ont pas eu un marché légal des changes.

    Un détail : c’était un lock-out - i.e. une grève patronale.

    Au fait, je croyais que vous étiez contre les grèves (cf. votre blog).

    Le contrôle des changes, mesure protectionniste élémentaire, n’a rien d’une horrible anomalie dans l’histoire. Il a existé en France jusqu’en 1981, après quoi il a été aboli par la même gauche qui a désindexé les salaires, libéralisé la finance à tout va et vendu nos carcasses à l’UE.

    « expulser Chavez du pays », rien de moins... La prochaine fois, quand vous repompez des sources aussi « partisanes » dans le registre de la violation du b-a-ba du droit international, relisez vous avant de poster, c’est pas très discret, là.

    D’ailleurs, ça ira. Je vais arrêter là avec ce tissus de propagande grossière, j’ai donné.



  • sasapame sasapame 16 mai 2016 17:54

    (suite)

    Les années d’avant 2010 (année où je suis allé au Venezuela et où j’en ai discuté avec un copain vénézuélien qui vit à Caracas), l’inflation était typiquement à 30 à 40% par an. Rien de très problématique pour autant, même s’il est certain que ça crée des fluctuations de pouvoir d’achat selon les personnes et les biens et services. Dans une économie qui, intérieurement, n’est que marginalement administrée. Évidemment. Par exemple, un étudiant peut emprunter à moins que 0% pour s’acheter un ordinateur portable. Par contre, les vacances sur la côte sont devenues largement inaccessibles aux classes moyennes. Le gasoil à la pompe coûtait l’équivalent d’un centime de francs au taux de change au noir, soit à l’époque environ 3 centimes de francs au taux de change officiel. Mais même à Caracas l’eau du robinet n’est pas potable - elle ne l’a jamais été. Ils ont des transports en commun tout à fait abordables et commodes vu le pays, mais des policiers et bien d’autres fonctionnaires largement corrompus, situation sans rapport avec le « bolivarisme ». Ça coûte bien moins cher d’acheter que de louer, à Caracas. La bouffe n’est pas donnée, deux fois plus chère qu’en France, sans parler de l’eau en bouteille. Mais à la cambrousse on trouve des mangues terribles à un franc le kilo. Les prix changent, vite, mais les salaires suivent.

    Tout ça est certes très compliqué à suivre, à détailler, à comprendre, mais ce n’est pas en brassant quelques indices faits pour des spéculateurs et journalistes occidentaux qu’on peut décrire les choses. Un gars voulait m’échanger Chavez contre Sarko... A part ça, les gens là-bas croient encore en un avenir, pas comme ici. Du reste, surtout en contexte électoral, il n’y a rien de surprenant à ce qu’une opposition copine de l’empire raconte n’importe quoi, monte n’importe quelle affaire en mayonnaise et distorde les choses, contre une (ex-)majorité décidée à assurer d’abord la souveraineté du pays. Mais les atlantistes qui commentent ne vont pas vous expliquer qu’ils le sont et qu’il n’est donc pas dans leur intérêt de s’emmerder à enquêter proprement ; que la propagande leur suffit parce qu’elle leur convient. Je dis ça sans méchanceté et encore moins par un quelconque militantisme ; je dis simplement une évidence, qu’il est facile de tolérer sa propre flemme et sa propre suffisance des lors que le récit ne dérange pas nos convictions et notre vision du monde.

    La situation est vouée à se dégrader davantage : le FMI prévoit une chute du PIB de 8% en 2016 après deux années consécutives de déclin (4% en 2014 et 10% en 2015).

    Selon les chiffres mêmes du FMI, sauf pour ceux qui les distordent, la baisse de PIB en 2015 (en fait mesurée entre la fin du 3eme trimestre 2014 et la fin du 3eme trimestre de 2015) était de 4.5% et non de 10%. (11)

    2004 : Chávez fait voter un référendum binaire qui ratifie son mandat, bien que l’opposition affirme que le vote a été truqué. Les observateurs internationaux septiques n’ont pas étés invités à observer cette élection.

    En règle très générale, un référendum est binaire... Ce serait mieux d’avoir 36 choix, et même et surtout de laisser chacun choisir ses propres questions, mais c’est con, ça pose quelques difficultés pratiques.

    Jimmy Carter a déclaré que les élections au Venezuela, sous Chavez, étaient les plus démocratiques qu’il ait jamais vues, bien loin devant le cas des USA.

    Septiques, septiques... Ici, les amateurs de fosses vont serrer la paluche aux nazis ukrainiens qui servent l’avant-poste contre la Russie de Poutine. La majorité des observateurs étaient d’Amérique du Sud, oui. Vous croyez qu’Hollande ou Sarkozy, ou la plupart des députés, sénateurs de droite comme de gauche, en France, voudraient qu’on leur impose des observateurs russes, iraniens ?

    Electricité rationnée, pire qu’en Afrique, pillages, pénuries de masse, rationnements….

    J’ai fait la queue durant deux heures à Caracas, et je suis reparti bredouille : c’était pour un concert, c’était gratuit. Grande salle, chouette ambiance. Subventionnée, je suppose.

    L’auteur me pardonnera de n’avoir aucune confiance dans ses sources. Comme je l’ai montré, même pour des choses vérifiables depuis son salon, c’était très mensonger. Pour ces « détails pratiques » et leur éventuel enrobage, je tacherai de demander à mon copain Vénézuélien, je m’attends à tout. Vu le niveau de propagande qu’on nous sert pour tous les pays non alliés, il est extrêmement facile de nous faire avaler n’importe quoi.

    Soit notre auteur est atteint d’un grave fanatisme ultralibéral, soit il repompe n’importe quelle info de seconde main sans rien chercher à vérifier. Mais je gage que c’est les deux à la fois. Au bilan, quoi qu’il en soit, cet exercice de propagande n’a rien à envier à ses équivalents staliniens. Au fait : Spartacus, t’as pas confondu avec Sabine ?

    Il faut dire qu’avec le Venezuela, c’est facile, car très peu de Français (encore moins de gringos de la mère patrie) s’y rendent. Ce pays n’existe même pas dans les catalogues des agences de voyage.

    (1) http://www.capital.fr/bourse/actualites/l-agence-de-presse-financiere-bloomberg-au-caeur-d-un-scandale-842598

    (2) http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-05-15/china-april-slowdown-shows-debt-addiction-will-be-tough-to-shake

    (3) http://www.bbc.com/news/world-latin-america-34983467

    (4) https://www.washingtonpost.com/world/the_americas/study-poverty-in-venezuela-at-73-percent-of-households/2015/11/20/234046f6-8fe8-11e5-934c-a369c80822c2_story.html

    (5) Vous retrouverez vite cette page, j’ai la flemme, je l’ai déjà ouverte et fermée dix fois...

    (6) http://www.rectorado.usb.ve/vida/node/58

    (7) http://www.rectorado.usb.ve/vida/sites/default/files/2015_pobreza_misiones. pdf

    (8) http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-01-22/imf-sees-venezuela-inflation-rocketing-to-720-percent-in-2016

    (9) http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/bsweb/graph.asp?idbank=000455743&date_debut=1990&date_fin=2016

    (10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Baisse_du_prix_du_p%C3%A9trole_de_2014-2016

    (11) http://venezuelanalysis.com/analysis/11840

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