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Senatus populusque (Courouve)

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  • Premier article le 10/06/2005
  • Modérateur depuis le 14/04/2009
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Derniers commentaires



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 13 avril 2010 17:22

    Mais n’est-ce pas l’Assemblée élue sous le Front populaire qui donna les pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain ?



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 13 avril 2010 17:14

    Si le pape est à ce point attaqué, c’est parce qu’à la présence de pédophiles parmi le corps des prêtres s’ajoute le silence et la protection accordés, notamment par B 16 lui-même, à ces délinquants. Y compris par le progressiste évêque Jacques Gaillot en 1988.

    « Il faut que le scandale arrive » (Parole de l’Écriture).

    Mettre en cause l’homosexualité n’a fait qu’aggraver les choses. L’Église n’est plus crédible, même pour les crédules.

    http://laconnaissanceouverteetsesdetracteurs.blogspot.com



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 12 avril 2010 09:35

     La formule de Clermont- Tonnerre en 1790 : « Il faut tout refuser aux Juifs comme nation et tout leur accorder comme individus » supposait que « les Juifs » constituaient une « nation ». Mais c’est loin d’être évident. Un peu de doxographie.

     « Ne cherchons pas le secret du juif dans sa religion, mais cherchons le secret de la religion dans le juif réel. Quel est le fond profane du judaïsme ? Le besoin pratique, l’utilité personnelle. Quel est le culte profane du juif ? Le trafic. Quel est son dieu profane ? L’argent. Eh bien, en s’émancipant du trafic et de l’argent, par conséquent du judaïsme réel et pratique, l’époque actuelle s’émanciperait elle-même. Une organisation sociale qui supprimerait les conditions nécessaires du trafic, par suite la possibilité du trafic, rendrait le juif impossible. La conscience religieuse du juif s’évanouirait, telle une vapeur insipide, dans l’atmosphère véritable de la société. […] La nationalité chimérique du juif est la nationalité du commerçant, de l’homme d’argent. » Karl MARX, La Question juive, I-II, 1844.

     Jean-Paul SARTRE : "Je ne nierai pas qu’il y ait une race juive [...] Encore convient-il de se montrer prudent : il faudrait plutôt dire des races juives.". Jean-Paul Sartre, Réflexions sur la question juive, 3. Pour le cinéaste Costa-Gavras, "les juifs, ce n’est pas une race, c’est une religion" (Le Figaro, 27 février 2002, page 27). Quid des juifs athées ? Car les Juifs, c’est plus ou autre chose qu’une religion ; Hitler, lui, parlait de « race » (Mein Kampf, tome 1er, chapitres 4 et 11).


     Le philosophe Yves-Charles Zarka évoquait « une éthnie, un peuple ayant des traits communs bien qu’il ne réside pas sur un territoire unique. » (« L’antisémitisme en France aujourd’hui », Cités, n° 10, p. 5). ). Il semble y en avoir deux, les ashkénazim et les séfardim.


    S’agit-il d’un peuple, d’une nation, d’une communauté, d’une secte, d’une nationalité, d’une religion, d’une race, d’une culture, d’une ethnie, d’une caste, ou encore d’autre chose ? « Si peuple juif il y a, il n’existe pas d’autre peuple du même type que lui », notait Raymond ARON dans ses Mémoires (chapitre XIX). « Une école, un peuple, une religion ou encore autre chose » s’interrogeait Jean-Michel Salanskis dans Extermination, loi, Israël. Éthanalyse du fait juif (Paris : Les Belles Lettres, 2003).

    "Un peuple dote d’une culture propre, défini d’abord par sa religion puis par l’histoire, dispersé entre les nations (moins de la moitié de ses membres appartiennent à la nation d’Israël) et perpétuellement inquiet pour avoir été poursuivi, à travers les pays et les siècles, par les persécutions, les haines ou les fantasmes hostiles." (Armand Laferrère sur facebook, 6 décembre 2009)


     Dans cette recherche d’une réponse à la question « De quoi »les juifs« est-il le nom ? », le propos de Jean-Paul Sartre commence aujourd’hui à être considéré comme antisémite, sans doute depuis le compte-rendu par Le Monde d’un congrès sartrien aux USA, mais fut longtemps ignoré (notamment par le pourtant vigilant Bernard-Henri Lévy dans L’Idéologie française, ouvrage dans lequel il revendique ouvertement son sectarisme). Le Journal 1994 – La Campagne de France de Renaud Camus, le devint dès sa parution (avril 2000) par la décision d’un critique des Inrockuptibles, relayé par des confrères ; on lui a reproché ces quelques lignes :

    « Les collaborateurs juifs du « Panorama » de France-Culture exagèrent un peu, tout de même [...] ils font en sorte qu’une émission par semaine au moins soit consacrée à la culture juive, à la religion juive, à des écrivains juifs, à l’État d’Israël et à sa politique, à la vie des juifs en France et par le monde, aujourd’hui et à travers les siècles. C’est quelques fois très intéressant, quelquefois non ; mais c’est surtout un peu agaçant, à la longue, par défaut d’équilibre. » (op. cit., p. 48)


     

    On ne traite pas Léon Blum de raciste pour avoir écrit : « Pour remplir les cadres que je viens de dessiner, il faudra […] des individus à la raison assez large pour embrasser des ensembles, assez nette et servie par une volonté assez ferme pour ramener vers le même axe de marche la complexité des affaires. Ce modèle humain était presque une des spécialités de nôtre race. » Les mots d’André Gide, « Les qualités de la race juive ne [sont] pas des qualités françaises [...] il y a en France une littérature juive, qui n’est pas la littérature française. » (Journal, 24 janvier 1914). n’ont pas encore fait scandale (avec raison, car ne pas être français ne devrait rien avoir d’infamant).


     Le « statut des juifs » d’octobre 1940 était incontestablement une disposition raciste ; un ancien président, socialiste, avait déclaré, le 12 septembre 1994, sur France 2, en avoir tout ignoré à l’époque … Mais le décret Crémieux de 1870 en était une aussi, qui disposait :


    "Les Israëlites indigènes des départements de l’Algérie sont déclarés citoyens français ; en conséquence leur statut réel et leur statut personnel seront, à compter de la promulgation du présent décret, réglés par la loi française" (12).

     Ce décret distinguait en effet entre les Juifs et les Arabes d’Algérie, refusant aux seconds la nationalité française, les cantonnant dans leur statut religieux avec les conséquences historiques que l’on connaît. Il se trouve (ironie du sort) que nombre d’intervenants dans la dénonciation de l’antisémitisme, nés à El-Biar, à Béni-Saf (B.-H. Lévy) ou à Oran — par exemple —, doivent leur nationalité française à cette mesure raciste, dont on entend rarement parler (sans doute parce qu’elle avait été abrogée par Pétain en 1940 …), et dont les circonstances d’adoption initiale puis de rétablissement (le 21 octobre 1943 à Alger par le Comité français de la Libération nationale) restent obscures. Dans le cas de Bernard-Henry Lévy, ce décret est l’impensé de L’idéologie française.


     Si l’antisémitisme était un délit selon Jean-Paul Sartre – qui en 1941 succéda néanmoins, en tant que professeur titulaire au lycée Condorcet, à un professeur juif révoqué ..., le n° 92 de la revue Commentaire en apportait confirmation –, l’historien Jules Isaac, plus compétent en la matière, et auteur de Genèse de l’antisémitisme, le considérait comme un courant d’opinion ; ce qui ne lui donne pas de consistance logique ou morale pour autant, bien entendu, cela devrait aller sans dire.


  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 11 avril 2010 14:23

    Gustave Flaubert : "Toutes les fois qu’on a à faire avec la Presse, il faut s’attendre à des sottises, se presser étant le seul principe de ces messieurs, Correspondance, 22 février 1880.

    « Quels laboratoires de mensonges que les journaux ! » Edmond Huot de Goncourt, Journal littéraire, 8 novembre 1891.

    « Journalistes toujours prêts et prêts à tout n’importe quand. » André Gide, Journal, 9 février 1916.

    "Dans une ambiance médiatique livrée comme jamais à la rumeur et au ouï-dire, on ne peut en effet exclure que la calomnie, même grossière, ne porte un coup.« Marc-Olivier Padis, »Pour ne pas écrire n’importe quoi. A propos de Marcelin Pleynet, Bernard-Henri Lévy et Paul Thibaud", Esprit, août-septembre 2000.



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 11 avril 2010 14:15

    NIETZSCHE SUR LA PRESSE

    Humain, trop humain (1876), II, § 81 : « Le journaliste qui égare l’opinion publique par de menues malhonnêtetés. »
    VIII, § 447 : « La puissance de la presse vient de ce que chaque individu a son service ne se sent que fort peu de liens et d’obligations […] quiconque a de l’argent et de l’influence peut, de toute opinion, faire une opinion publique. »

    Opinions et sentences mêlées (1879), § 321. « La presse :
    Est-elle plus que la fausse alerte permanente qui détourne les oreilles et les sens dans la mauvaise direction ? »

    Fragments posthumes, W I 1, printemps 1884 : [134] : « Mépris profond pour ceux qui travaillent dans la presse. »

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