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Senatus populusque (Courouve)

Tableau de bord

  • Premier article le 10/06/2005
  • Modérateur depuis le 14/04/2009
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Derniers commentaires



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 6 octobre 2006 21:27

    Simplement, le fascisme, c’est l’utilisation de la violence en politique ; cela correspond parfaitement aux islamistes.



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 6 octobre 2006 21:18

    Tout cela, c’est la faute des provocations des infidèles comme ce chien de Redeker ...



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 6 octobre 2006 20:05

    ELISABETH BADINTER : "Je redoute un retour à la notion de sacrilège"

    NOUVELOBS.COM | 06.10.06

    « Pour quelles raisons avez-vous signé l’appel en faveur de Robert Redeker ? En quoi les menaces de mort à l’encontre du philosophe sont-elles »une attaque contre la souveraineté nationale", comme vous l’écrivez dans l’appel ?

    - C’en est une dans la mesure où Robert Redeker fait l’objet d’une menace de mort pour avoir exprimé une opinion. Chaque citoyen français doit pouvoir s’exprimer librement sans la moindre menace. Mais notre appel veut d’abord défendre la liberté d’expression. Je n’avais jamais vu cela : quelqu’un est obligé de se cacher parce qu’il a reçu des menaces de mort. Sa photo, sa maison et son adresse sont sur Internet. Robert Redeker est un homme en danger. C’est intolérable ! Le précédent en Hollande [assassinat de Theo Van Gogh, NDLR] n’est d’ailleurs pas de nature à nous rassurer. L’objectif de la pétition est aussi d’obtenir la prise en charge de Robert Redeker et de sa famille. C’est un homme modeste. Il a des enfants, une femme, mais ne peut plus travailler. Il est du devoir de la France de le prendre en charge.

    "Robert Redeker ne pouvait-il pas anticiper le fait que sa tribune allait entrainer de nouvelles réactions ? Pensez-vous que les intellectuels doivent se montrer responsables et s’interroger sur l’opportunité de leurs publications ?

    - Non. Je refuse cette notion de l’autocensure. On peut penser ce que l’on veut du papier de Robert Redeker. Il est critique du Coran, mais on pourrait critiquer de la même façon les autres religions. Son article n’est pas un appel à la haine. Appeler à la responsabilité des intellectuels, cela commence à m’énerver, car c’est un appel à se taire. Voyez cet opéra de Mozart suspendu à Berlin parce qu’il y a eu des menaces [la mise en scène montrait des têtes coupées de Jésus, de Bouddha, et de Mahomet, NDLR] : mais où va-t-on ! On met le doigt dans un engrenage fatal. A l’époque de Voltaire, ceux qui critiquaient l’Eglise risquaient une lettre de cachet, pas d’être assassinés. Nous retombons dans l’obscurantisme le plus total. Je redoute un retour à la notion de sacrilège. Je pense que toutes les religions doivent être critiquées, comme toutes les idéologies.

    "Pourquoi les intellectuels français ne sont-ils pas également mobilisés en faveur de la liberté d’expression après l’affaire Dieudonné et ses propos sur Israël ?

    - Dieudonné a perdu ses procès. Ceci posé, je vous répondrai par un autre exemple. Il y a eu à Téhéran une exposition de caricatures sur la Shoah, sur laquelle la presse française a d’ailleurs été très discrète. Et bien je n’ai pas vu de manifestation hostile dans les rues. Même l’horreur et l’ignominie n’excusent pas la menace de mort, pour laquelle il ne peut y avoir aucun prétexte.

    Propos recueillis par Baptiste Legrand le jeudi 5 septembre 2006.



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 6 octobre 2006 19:45

    Après le lamentable débat de ce soir, qui a vu Calvi démissionner devant la transformation de son émission en tribune islamique par Mahmouf Doua (« Il n’y a rien à discuter », a proclamé ce grand humaniste), on est fondé à se demander si le service public ne cède pas déjà à l’intimidation islamique que décrivait Robert Redeker.

    Par ailleurs les invités des diverses émissions de Calvi sur des sujets religieux ne comprennent jamais des athées, alors qu’en France l’athéisme est un courant culturel majeur ; Gide, Martin du Gard, Aragon, Sartre, Camus, et bien d’autres, étaient athées. Onfray et Comte-Sponville le sont, qu’on aurait aimé voir invités.



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 6 octobre 2006 19:14

    Les propos du ministre chargé des relations avec le Parlement, Jack Straw, sur le voile islamique intégral ont déclenché une vive polémique, vendredi 6 octobre, en Grande-Bretagne. L’ancien ministre des affaires étrangères britannique a lancé le sujet jeudi, révélant dans le journal de sa circonscription de Blackburn, le Lancashire Evening Standard, qu’il suggérait aux femmes portant le niqab (voile noir intégral) de se dévoiler lorsqu’elles venaient discuter avec lui lors de ses permanences parlementaires, cela toujours en présence d’une employée féminine. Selon l’élu de cette circonscription du nord-ouest de l’Angleterre comptant 30 % de musulmans, le port de ce signe religieux distinctif équivaut à « une déclaration visible de séparation et de différence », et les relations entre communautés s’en trouvent « plus difficiles ».

    Vendredi, sur la BBC, M. Straw s’est inquiété du « développement de communautés parallèles » et s’est dit déterminé à « mettre ce problème sur la table d’une façon calme et mesurée », en vue d’« un débat réfléchi ». « Avec toutes les précautions qui s’imposent, je préférerais » que les musulmanes ne portent pas le voile du tout, a-t-il indiqué. « J’ai été frappé en discutant avec les femmes concernées par le fait qu’elles n’avaient pas, je pense, complètement conscience des conséquences quant aux relations communautaires », a-t-il précisé.

    « MANQUE DE SAGESSE »

    Dans un pays qui compte 1,6 million de musulmans (2,8 % de la population), majoritairement originaires du Pakistan, du Bangladesh et de l’Inde, les interrogations sur le « communautarisme » se sont multipliées dans un climat de méfiance depuis les attentats-suicides du 7 juillet 2005 à Londres (56 morts), commis par de jeunes musulmans britanniques. Mercredi, l’annonce qu’un jeune policier musulman avait obtenu de ne pas être affecté à la garde de l’ambassade d’Israël durant les bombardements du Liban cet été a provoqué un tollé et une enquête immédiate de Scotland Yard. Les propos de M. Straw ont ainsi touché une corde sensible.

    Si la plupart des journaux et commentateurs britanniques ont applaudi ses propos, des organisations musulmanes ont vivement réagi. Le Conseil des mosquées du Lancashire a affirmé que M. Straw « n’avait pas compris » la question, et dénoncé des propos « très insensibles et manquant de sagesse », soulignant que le port du voile intégral ne nuit à personne. La Commission islamique des droits humains a dénoncé une « discrimination sélective ». Mais le Conseil des musulmans de Grande-Bretagne, l’une des principales organisations, a dit comprendre que « le voile crée un malaise chez les non-musulmans ». Selon Rajnaara Akhtar, présidente de l’Organisation pour le port du hijab (voile ne laissant paraître que l’ovale du visage) en Grande-Bretagne, moins de 5 % des musulmanes de ce pays portent un voile long.

    Downing Street a prudemment affirmé que M. Straw défendait des « opinions personnelles ». Mais plusieurs députés ont sauté sur l’occasion pour réclamer un débat, dans un pays très tolérant sur tous les styles vestimentaires religieux, et où les voiles sont de plus en plus courants. Shahid Malik, jeune élu musulman de Dewsbury (West Yorkshire) devenu depuis les attentats de 2005 une des voix politiques musulmanes, a reconnu que la question du vêtement traditionnel islamique était un problème dans sa circonscription, où l’extrême droite du British National Party avait fait son meilleur score national lors des élections de 2005. La baronne Uddin, membre de la Chambre des lords, également musulmane, a réclamé un « débat mesuré » sur la question et « sur le statut des Britanniques musulmanes dans ce pays ». Et d’estimer « que c’est une question de droits humains des deux côtés ».

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