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Senatus populusque (Courouve)

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  • Premier article le 10/06/2005
  • Modérateur depuis le 14/04/2009
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Derniers commentaires



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 9 mars 2011 11:59

    "Il y a trente ans, avant que la vie des idées, en France, ne devienne hystérique, quand on ne partageait pas l’avis de son adversaire, on s’écriait Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites. Désormais, on lui répond qu’il n’a pas le droit de le dire. Si personne ne voit où est l’anomalie, c’est qu’elle est devenue irréversible. Il est encore permis d’espérer le contraire et de l’écrire mais jusqu’à quand ?" (Christian Combaz,L’anomalie, avril 2000)

    L’affaire Zemmour rappelle l’affaire Renaud Camus en 2000.



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 6 mars 2011 10:41

    « On nous prescrira des manières de parler des maux qu’ont endurés nos pères, de ceux que nous avons soufferts nous-mêmes. […] Toutes les vérités, hormis celles qui seraient des injures personnelles, sont bonnes à dire. […] Poursuite et jugement, s’il y a lieu, des écrits publiés ; mais nul examen préalable de ceux qui ne le sont pas encore ; répression des actions criminelles, mais liberté illimitée de manifester ses opinions de vive voix, par écrit et par la presse. »

    Pierre Claude François Daunou [homme politique et historien, 1761-1840, conventionnel, membre du Conseil des cinq-cents en 1795, puis professeur d’histoire et de morale au Collège de France], Essai sur les garanties individuelles que réclame l’état actuel de la société, chapitre IV « De la liberté des opinions », [1819]. Daunou précisait les cas où « le langage prend quelquefois le caractère d’une action » : calomnie, injure, provocation expresse à la désobéissance aux lois, insultes publiques aux dépositaires de l’autorité, machinations qui tendent à renverser le système public établi.



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 3 mars 2011 22:46

    Deux demi-cultures ne font pas une culture.



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 2 mars 2011 17:37

    Que « les juifs » constituent une simple religion est loin d’être évident. Et à mon avis, il s’agit davantage d’une caste à l"échelle internationale, phénomène exceptionnel, voire unique, que d’une religion ou d’un peuple.



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 2 mars 2011 11:54
    Jean-Paul SARTRE : "Je ne nierai pas qu’il y ait une race juive [...] Encore convient-il de se montrer prudent : il faudrait plutôt dire des races juives.". Jean-Paul Sartre, Réflexions sur la question juive, 3.

    Pour le cinéaste Costa-Gavras, « les juifs, ce n’est pas une race, c’est une religion » (Le Figaro, 27 février 2002, page 27). Quid des juifs athées ? Car « les Juifs », c’est certainement plus ou autre chose, voire pire, qu’une religion .

    Adolf Hitler, lui, parlait de « race » (Mein Kampf, tome 1er, chapitres 4 et 11).

    « Un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur. » Charles De Gaulle, Conférence de presse du 27 novembre 1967.

    Le philosophe Yves-Charles Zarka évoquait « une ethnie, un peuple ayant des traits communs bien qu’il ne réside pas sur un territoire unique. » (« L’antisémitisme en France aujourd’hui », Cités, n° 10, p. 5). ). Il semble y en avoir au moins deux, les ashkénazim et les séfardim.


    S’agit-il, avec le « fait juif » (B.-H. Lévy) d’un peuple, d’une nation (comme l’écrivait en 1799 le général Napoléon Bonaparte), d’une communauté, d’une secte (Céline), d’une nationalité, d’une religion, d’une race (Hitler), d’une culture, d’une ethnie, ou bien d’une caste, qui amalgamerait tous les aspects cités ?

    « Si peuple juif il y a, il n’existe pas d’autre peuple du même type que lui », notait Raymond Aron dans ses Mémoires (chapitre XIX). « Une école, un peuple, une religion ou encore autre chose » s’interrogeait Jean-Michel Salanskis dans Extermination, loi, Israël. Éthanalyse du fait juif (Paris : Les Belles Lettres, 2003).

    "Un peuple dote d’une culture propre, défini d’abord par sa religion puis par l’histoire, dispersé entre les nations (moins de la moitié de ses membres appartiennent à la nation d’Israël) et perpétuellement inquiet pour avoir été poursuivi, à travers les pays et les siècles, par les persécutions, les haines ou les fantasmes hostiles." (Armand Laferrère sur facebook, 6 décembre 2009).
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