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  • Premier article le 24/05/2010
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  • SEPH SEPH 14 mars 2012 10:29

    HOLLANDE - SARKOZY - LEPEN MEME COMBAT

    Durant une visite à Londres, Hollande en avait appelé aux banques de la City de Londres pour qu’elles voient en lui un ami : « Je ne suis pas dangereux,  » avait-il dit.

    Ceci reprend une déclaration précédente faite le 14 février au journal britannique The Guardian et où il défendait le PS comme étant l’ami de la finance : « La gauche a été au gouvernement pendant quinze ans, nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations ; il n’y donc pas de craintes à avoir. »

    La presse bourgeoise en tire les mêmes conclusions. L’International Herald Tribune a cité une dépêche de Reuters du 24 janvier : « Les banquiers, traders et gestionnaires de fonds français ne devraient pas se précipiter pour acheter un aller simple pour quitter Paris si François Hollande devient président en mars prochain. Les changements que François Hollande a proposés ne sont pas effrayants et ce qui sont effrayants parmi ceux qu’il a esquissés ne sont pas sérieux.  »

    Autrement dit, l’aristocratie financière sait parfaitement bien que tout ce que Hollande dit pour gagner le soutien populaire est un mensonge et une fraude.

     En ce qui concerne sa proposition de renégocier l’accord sur le projet de traité budgétaire européen signé par le président français sortant Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel, ce n’est pas là une mesure pour défendre la classe ouvrière mais pour promouvoir les intérêts impérialistes français par rapport à Berlin. Le caractère chauvin de la campagne de Hollande est aussi visible dans ses diatribes nationalistes contre les importations chinoises.

    Quant à l’accord sur le projet de traité budgétaire européen tout comme avec ses autres vagues promesses, Hollande est en train de faire marche arrière  : il se contente maintenant d’un amendement ou d’un additif appelant simplement à une « croissance économique ». Il a refusé d’organiser un référendum sur un traité fiscal modifié en le faisant passer au parlement avec le soutien de la droite, à la manière Sarkozy.

    Il s’agit tout simplement d’un mirage utilisé par le PS bourgeois pour aider ses alliés au sein de la petite bourgeoisie et des partis jadis de gauche à soutenir Hollande au second tour des élections en mai.
     Ces derniers comprennent l’alliance Front de Gauche-Parti communiste de Jean-Luc Mélenchon, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et les Verts. Ces partis savent que Hollande vise à appauvrir la classe ouvrière comme l’a fait le parti social-démocrate PASOK en Grèce et ils le soutiennent pour cette raison.

    Hollande a dernièrement comparé ses annonces faites sur la «  régulation de la finance » comme étant certainement pas plus «  agressives » que le discours prononcé par le président Obama devant le Congrès. «  On pourrait dire qu’Obama et moi avons les mêmes conseillers, !!!!!  » a-t-poursuivi - en précisant qu’il n’avait pas d’objection à la politique d’Obama sur les salaires, les coupes sociales et les guerres à l’étranger.

    Durant sa visite à Londres, Hollande s’est exprimé devant les étudiants du King’s College en déclarant que la finance devait «  permettre de créer de la richesse » mais pas aux dépens de l’« économie réelle. » Ceci reprend le thème de Sarkozy qui avait parlé en 2009 de «  moraliser » le capital après la crise bancaire.

    Hollande a aussi dit que la France et la Grande-Bretagne affrontaient les mêmes obligations de « redresser les comptes publics, stimuler la croissance (augmenter leur compétitivité) et améliorer la formation. »

    Le signe le plus clair des intentions de Hollande de poursuivre la politique droitière de Sarkozy est peut-être son engagement ferme pris à Londres sur la coopération franco-britannique en matière nucléaire et de défense. Elisabeth Guigou, l’ancienne ministre socialiste, chargée des Affaires européennes, qui avait accompagné Hollande durant son voyage, avait clairement fait comprendre que la France resterait dans les structures intégrées de l’OTAN en respectant le traité militaire de Lancaster House conclu en novembre 2010 par Sarkozy. Elle a dit que ceci était valable « plus que jamais.  »

    Une présidence de Hollande poursuivrait le recours aux méthodes illégales d’agression coloniale employées par la France et la Grande-Bretagne aux côtés des Etats-Unis contre la Libye - en Syrie et ailleurs.

    Pour se distancer de Sarkozy et se présenter faussement comme le candidat du « changement », Hollande a surpris tout le monde (y compris sa propre équipe de campagne) en affirmant deux jours avant sa visite de Londres qu’il projetait de taxer à 75 pour cent les revenus dépassant le million d’euros annuel.

    De toute évidence, craignant une révolte de la classe ouvrière en cas de victoire, Hollande a dit qu’il était nécessaire de maintenir la «  cohésion sociale » et, dans un même souffle, il a cherché à minimiser son impact sur les riches en disant que seuls 3.000 personnes seraient affectées. Dans son rapport annuel de 2010, le Crédit Suisse avait placé la France au premier rang en Europe comptant le plus de millionnaires en dollars, soit 2,6 millions.

    Hollande est connu pour préparer de brutales mesures d’austérité contre les travailleurs et sa politique sera certainement encore plus brutale que ce qu’il a annoncé jusque-là. Il s’est opposé à une augmentation du salaire minimum s’il était élu.

    L’Institut national de la Statistique et des Etudes économiques (INSEE) a constaté en 2010 qu’ : « entre 2004 et 2007 [c’est-à-dire avant la crise bancaire], les inégalités se sont creusées entre les ménages très aisés et le reste de la population ; en 2007, le seuil de pauvreté à 60 pour cent de la médiane correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois. 13,4 pour cent de la population, soit 8 millions de personnes.  » Aujourd’hui, après l’éclatement de la crise économique mondiale et les coupes continues de Sarkozy, la situation est certainement pire.

    .

    http://www.wsws.org/francais/News/2012/mar2012/psfr-m13.shtml


  • SEPH SEPH 13 mars 2012 18:45

    LES CINQUANTE VICTIMES D’HOMS :

    L’OPPOSITION TENTE DE REBONDIR SUR DES MORTS

    "Gouvernement et opposition radicale continuent de s’accuser du massacre d’une cinquantaine de femmes et d’enfants à Homs, dont les corps ont été, en quelque sorte, présentés à la presse via une vidéo d’opposants, lundi. Si l’on s’en tient à l’adage latin « Hic fecit cui prodest » (« A qui profite le crime » en adaptation française), force est de constater que la balance penche du côté de l’opposition : outre que le CNS a sauté sur l’occasion pour demander une « réunion urgente » du Conseil de sécurité, les Comités locaux de coordination, organisateurs de manifestations et fournisseurs de bilans à l’OSDH, ont appelé à une journée de deuil et de mobilisation. Of course, Hillary Clinton a, elle aussi, lancé un appel indirect à la Russie et à la Chine à changer de position sur la Syrie, et à soutenir enfin le « plan de paix » arabe recalé le 4 février au Conseil de sécurité.

    Et son fidèle Juppé, avec l’arrogance qui lui sert d’identité politique, a lancé que les autorités syriennes devraient « répondre de leurs actes devant la justice internationale« .

    Mais s’il y avait une justice internationale, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé devraient, eux, répondre de leurs actes en Libye.

    1 - De l’utilité du mot « humanitaire »

    Autre « effet-massacre », arrivé lundi à Ankara, Kofi Annan a commenté l’événement de façon implicitement accusatrice du pouvoir syrien : « La mort de civils doit s’arrêter maintenant« .

    Une déclaration relayée par un autre ponte onusien, Paulo Pinheiro, président d’une « Commission d’enquête internationale sur la Syrie« , qui a dénoncé depuis Genève le fait que le gouvernement n’autorise qu’un accès « limité » aux organisations humanitaires, et estimé que la « situation désespérée » des civils présentait un caractère d’ »urgence absolue« . De façon plus modérée, Valérie Amos, en charge des questions humanitaires aux Nations-Unies, et qui revient d’une visite à Damas et à Homs, a invité le gouvernement syrien à d’avantage de « transparence« .

    Dans toutes ces déclarations, les responsables de l’ONU font, c’est un trait récurrent chez les contempteurs du régime syrien, l’impasse sur la question des bandes armées, qui interdisaient, à Bab Amr notamment, un cessez-le-feu durable et l’acheminement de secours.

    Et un gouvernement aussi maltraité depuis des mois par les instances internationales a sûrement tendance à se méfier de toutes les ingérences, mêmes humanitaires.

    Après tout c’est au nom de considérations humanitaires que l’OTAN a fait sa guerre et son coup d’Etat, et c’est en invoquant des considérations humanitaires que les atlantistes et les pétro-monarchies ont successivement ou simultanément agité, à propos de la Syrie, une zone d’exclusion aérienne, des couloirs humanitaires ou une franche intervention armée. Les secours doivent arriver à Bab Amr, et ils ont commencé du reste à être distribués dans certains secteurs de la ville par le Croissant-Rouge syrien.

    Mais il y a encore des jusqu’au-boutistes à Homs, qui tirent. Et il y a toujours des cyber-truqueurs prêts à utiliser les déclarations ou impressions d’humanitaires de l’ONU pour charger leur ennemi politique. Ca n’excuse pas toutes les lenteurs administratives du régime à Bab Amr, ça les explique en grande partie.

    Le gouvernement syrien doit dans les heures qui viennent donner sa réponse aux propositions de Kofi Annan – zones humanitaires, libération de prisonniers, ouverture d’un dialogue politique.

    2 - Pétition d’indignés mondains

    Nous parlions de l’utilité des massacrés de Homs pour l’opposition. Avec un timing assez impeccable – peut-être fortuit -, la presse française répercute lundi 12 mars un appel à priver « maintenant » Bachar al-Assad de son « permis de tuer » et signé par le gratin du droit-de-l’hommisme, du sionisme et du néoconservatisme international.

    Il est significatif, et presque caricatural, que cet appel soit paru dans un premier temps dans le Financial Times, organe central des milieux d’affaires anglo-saxons, et ensuite dans le Figaro, dont on ne présente plus la ligne éditoriale.

    Bien sûr, pas la moindre mention, dans ce texte d’ »indignés mondains », de la responsabilité partagée des violences en Syrie, ni du rôle ou même de l’existence des bandes armées radicales : le manichéisme bien pensant et pro-occidental tenant, une fois de plus, lieu d’analyse à ces « autorités morales »

    . On accordera que le cas de Stéphane Hessel est un peu à part, mais dans son empressement à surfer sur les « bonnes causes » bien médiatiques, il se prête objectivement à la même mise en condition des opinions occidentales avant les guerres contre l’Irak et la Yougoslavie.

    On trouve parmi les signataires trois ex-présidents connus pour leurs positions atlantistes – le Brésilien Cardoso, le Sud-africain de Klerk et l’Allemand von Weizsäcker -, un prix Nobel « politique » – l’Iranienne Shirin Ebadi – un romancier à succès – Umberto Ecco – un indigné à succès – Stéphane Hessel – et une grande conscience de la gauche française, Robert Badinter.

    Sur ce dernier, on observera simplement qu’interrogé en janvier 2009 sur France Culture par le journaliste Ali Baddou sur la possibilité d’engager contre Israël des poursuites contre Israël pour crimes de guerre, notamment dans la bande de Gaza, Badinter avait botté en touche au motif que le Hamas avait tiré par le passé des roquettes contre l’Etat hébreu.

    Certes, son positionnement « gauche morale » a en quelque sorte obligé Badinter à prendre position pour la création d’un Etat palestinien, mais, concrètement, il s’était démené pour qu’Arafat ne soit jamais reçu à Paris.

    Et pour autant qu’on sache il n’a jamais signé un appel appelant à retirer son « permis de tuer » à Ariel Sharon ou, au temps de l’opération « Plomb fondu » contre Gaza, au président et premier ministre israéliens Shimon Peres et Ehud Olmert. Il y a des « permis de pétitionner » qui devraient être retirés, eux aussi…"

     Louis Denghien, le 13 mars 2012




  • SEPH SEPH 13 mars 2012 18:15

    Excellent article, l’un des meilleurs de tous ceux qui concernent l’élection du roi national. En effet, cet article est très lucide sur l’imposture de cette élection.

    Cette élection est la pire qui soit car elle est une faiseuse de roi absolu. Il faut être bien naïf pour croire toutes les promesses proférées par tous les impétrants.



  • SEPH SEPH 11 mars 2012 19:28

    Hollande ou Sarkozy, le fond est identique ( libéralisme,atlantisme, sionisme, traité européen,... ), la forme diffère un peu.

    l’un est le clone de l’autre. Ce sont les pires candidats avec la Lepen.



  • SEPH SEPH 9 mars 2012 15:57

    Les sionistes sont des menteurs et des imposteurs, car ils veulent prendre les biens des peuples : notamment celui des palestiniens.

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