Ventes d’armes sous Édouard
Balladur et financement illicite de la campagne présidentielle de ce
dernier en 1995 ; immense cadeau accordé sur fonds publics à
Bernard Tapie dès le début du quinquennat en 2007 ; liens
d’affaires et d’amitiés noués dès 2005 et poursuivis jusqu’en
2009 avec le dictateur libyen Kadhafi, son régime et son entourage ;
persistance d’un premier cercle d’entremetteurs où
l’intermédiaire en armements Ziad Takieddine croise l’obscur
mais indispensable Thierry Gaubert, en compagnie du plus fidèle
compagnon, Brice Hortefeux ; révélation en 2010 de
sollicitations et d’assiduités auprès des Bettencourt dont la
fortune cachée, notamment dans des comptes bancaires suisses ,
garantissait la générosité financière...
Alors que l’ancien président tente ce lundi un vrai-faux
retour en politique en participant au bureau national de l’UMP après
le rejet par le Conseil constitutionnel de ses comptes de campagne
2012, la véritable explication de cette soudaine agitation est sans
doute plutôt à chercher du côté de la justice.
De fait, un an après la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy,
lui-même mis en examen dans l’affaire Bettencourt, comme ses
proches, semblent cernés de toutes parts par la justice.
« Connaissant ses difficultés
personnelles, je lui ai demandé comment il allait financer le rachat
du club. Il m’a répondu qu’il était absolument certain de percevoir
une très forte somme d’argent ; somme « énorme » selon
ses termes sans précision de montant, d’une décision qui serait
rendue en sa faveur dans le cadre d’un arbitrage entre lui et le
Crédit lyonnais. Par ailleurs, Monsieur Tapie m’a affirmé que
Nicolas Sarkozy, dont il était très proche, lui devait quelque
chose en retour de son soutien public dans le cadre de la
présidentielle 2007 et que du fait de son élection à la présidence
de la République Monsieur Sarkozy allait nécessairement influencer
la décision. Monsieur Tapie avait la certitude que son conflit avec
le Crédit lyonnais serait tranché en sa faveur », raconte
le financier (Pierre Condamin-Gerbier) à la Brigade financière.
Selon le financier, il a par la
suite plusieurs entretiens téléphoniques avec Bernard Tapie pour
parler de l’éventuelle acquisition du club de football et de celle
d’une résidence à Genève. Et il rencontre quinze jours plus tard
de nouveau Bernard Tapie, mais cette fois à Genève, où ils
effectuent ensemble des visites immobilières.
J’aime
pas les étrangers, ils viennent manger l’pain des français...
«
J’en ai ras-le-bol, moi. Votre pain, et votre France. Je m’en vais.
» Il a pris sa femme, sa valise, ses enfants, ils sont montés
sur un bateau, ils ont été loin au delà des mers, lououain... Et,
depuis ce jour là, dans notre village, eh ben on mange plus de pain,
dit !