JPMorgan réclame des régimes
autoritaires en Europe
Par Stefan Steinberg 19 juin
2013
En France, en Espagne et en Grèce, des décrets d’urgence et
l’armée ont été utilisés pour briser des grèves. La
constitution adoptée en Grèce en 1975, après la chute de la
dictature des colonels, n’a pas empêché le gouvernement grec de
licencier en masse des fonctionnaires. Et dans un certain nombre de
pays européens, les partis dirigeants sont en train d’encourager
le développement de partis néofascistes tel le mouvement Aube dorée
en Grèce.
Toutefois, pour JPMorgan cela ne suffit pas. Afin d’éviter
une révolution sociale dans la période à venir, ses analystes
préviennent qu’il est indispensable que les gouvernements
capitalistes partout en Europe se préparent aussi vite que possible
à mettre en place des formes de régime dictatoriales.
Soixante-dix ans après la prise de pouvoir par Hitler et les
nazis en Allemagne, dont les conséquences furent catastrophiques
pour l’Europe et le monde, JPMorgan est le premier à réclamer des
mesures autoritaires pour réprimer la classe ouvrière et éradiquer
ses acquis sociaux.
"rapport d’expertise financière
que Eva Joly, à l’époque juge d’instruction en charge des
premières affaires Tapie, avait commandé en 1995 à l’expert
comptable Marcel Peronnet, et que ce dernier lui remit le 26 avril
1996.
« Les
constatations que j’ai effectuées permettent de relever, en ce qui
concernent les sociétés centrales [du groupe Tapie…] que
celles-ci se sont trouvées, après l’acquisition d’Adidas en
1990, et alors qu’une évolution en ce sens était perceptible dès
1989, en situation de liquidation
virtuelle. » En quelques
mots, tout est dit. Si le Crédit lyonnais a commis une faute, c’est
d’abord celle d’avoir soutenu Bernard Tapie pour de très
mauvaises raisons.
La
deuxième raison pour laquelle Bernard Tapie n’a jamais été floué
par le Crédit lyonnais, c’est en effet – et cette réalité est
souvent peu connue – parce qu’il n’a lui-même jamais investi
le moindre centime dans l’acquisition d’Adidas. »