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Sergio

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  • Sergio Sergio 22 février 2017 15:58

    @Double Genre


    Oui sans ’stupre’ et surtout bien serré !


  • Sergio Sergio 22 février 2017 12:54

    Bonjour Nabum


    Je vais me permettre de faire un peu d’intimisme, en particulier au sujet de mes enfants. 
    Ils sont haïtiens, ma fille a été un peu scolarisée, mon fils n’a pas eu cette chance. Dans ce pays, l’école n’est pas accessible à tous, l’enseignement aux plus démunis est souvent développé par le milieu associatif, sinon le système éducatif institutionnel se tourne vers l’élite bourgeoise ’Grande Caribéenne’. 

    Cela m’a inspiré ces quelques motsOdeline va à l’école !

    Née dans ce pays doux-amer,

    D’un rivage de sable vermeil,

    Les Rois en sont les ‘Chimères’*

    D’un lieu nommé Cité Soleil.


           Odeline va à l’école


    Tu naquis dans ce berceau,

    Toi, petite fille des Gonaïves,**

    D’une île-fleur bordée d’eau

    Ignorée des nations passives.


         Elle rit et compte sur les doigts,


    Tu résistes avec pudeur

    Aux caprices de la nature,

    Et si l’amour en toi demeure,

    Est-il le fruit d’une blessure ?


         Au son des gouttes sur les tôles,


    Seule, dans la moiteur du soir,

    Toi, petite fille de couleur

    Tu crois en tes rêves d’espoir,

    De vie, de tendresse et de bonheur.


         La distance entr’elle et toi !


    * Milice du Père Aristide

    ** Ile en Haïti



  • Sergio Sergio 21 février 2017 16:35

    @C’est Nabum


    Je ne dis pas cela. Ce que j’ai développé attenait plutôt d’un point de vue d’observation en relation avec votre réflexion, et probablement en rapport avec mes états d’âmes du moment. Ils ne sont pas exempts de contradictions, mais c’est comme cela que je me construits. 


  • Sergio Sergio 21 février 2017 14:42

    Bonjour Nabum


    ’ la chasse organisée à la misère, décrétée en ....’

    Pour infos, les premiers sanatoriums ont été créés non pas pour soigner les personnes indigentes, mais plutôt pour protéger la bourgeoisie de l’incommodante vision de la pauvreté.

    Pour commencer et avant de développer je précise que je suis amateur de pensées profondes, j’aime vos écrits entre autres, ils sont remplis d’humanité. 

    Je me fais souvent la réflexion au sujet de l’exception que peut être la pensée humaine écrite, mais qu’est ce qui peut amener et permettre cela ? 
    Je suis aussi travailleur social et remarque que bien souvent la hauteur de la pensée profonde semble bien inaccessible à ceux qui ont le ventre et l’esprit vides, de tout. 

    L’exclusion éloigne de la réflexion sur soi. Qui peut se regarder dans une glace et se désincorporer pour penser à distance hors de sa condition qui ’conditionne’ la pensée. De nombreux écrivains nantis ont donné à penser parce qu’ils étaient bien nés et le ventre plein, ce qui permet bien des digressions en dehors de tout contexte social défavorisé, je pense à certaines diasporas, malheur à ceux qui restent !

    J’ose écrire cela et ne doute pas être provocateur, c’est votre ’amateur de jazz’ qui m’inspire, pour lui l’inclusion est probablement comme la ’blue note , un manque de demi-tons mais pas de demi-mesures, et pourtant cette musique ainsi que le blues, viennent bien d’une misère noire. Et quel paradoxe que la musique au contraire de la littérature, puissent venir moins de l’élite sociale que d’une majorité d’hommes exploitée par d’autres hommes

    Pour me rattraper, je suis à l’origine dans la structure dans laquelle je travaille, de la création d’un journal écrit par les usagers, on dit que la parole guérit, il en est de même de l’écriture.

    Bien à vous


  • Sergio Sergio 20 février 2017 13:18

    Bonjour Nabum


    Belle histoire, il a amené la culture au peuple. 

    L’émergence du savoir, que ce soit par tradition orale, par l’avènement de l’imprimerie, par le tant décrié internet, est le prolongement de la démarche de ce commerçant, car le commerce est aussi une culture.
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