Il suffit que les médias publient un sondage sur les intentions de vote des seniors, pour que ce soit la curée. Je pense que chez les seniors, comme dans d’autres catégories d’âge, l’on trouve des avis et des intentions de vote très partagées, cela va dépendre du point de vue d’observation.
Sur le chemin de mon travail (social), je passe devant un centre de distribution de nourriture (Ozanan) et j’y rencontre souvent des personnes âgées, non pas des retraités qui font le tour de France en camping car ou en croisière Paquet, mais ceux éligibles au droit de recevoir une aide alimentaire.
Je ne crois pas que ce seront eux les lésés du système ou du quelconque résultat des élections, car ils ne pourront pas descendre plus bas. Ils sont légions ceux qui vivent dans la solitude, dans l’oubli et la précarité. La France insoumise, ils ne savent même pas que cela existe, et ils sont trop las pour les ’Nuit debout’
Allez dire aux TRAVAILLEURS PAUVRES de plus en plus nombreux, qu’ils seront les baisés de leurs futurs votes, Madoff, ils ne connaissent même pas.
Je crois sincèrement que l’on se trompe d’adversaires, notre pire ou meilleur ennemie, c’est NOUS !
Du temps de mon père dans le Nord profond, et plus exactement ce qu’on appelle le sud du département, et c’est dire, était l’antre des Vallourec, Dorlodot, Usinor, machines à broyer les hommes, des sidérurgistes, des assoiffés du goulot vinhydratés au gros rouge avec sur le retour les targnoles qui allaient avec, parce que c’étaient jusqu’à plus soif, et que les dites mandales étaient pour mon frère et moi, pendant qu’on enfilait les capsules, pour faire des séparations de portes.
Là, pas question de nada alcool dans l’entreprise, c’était autorisé par le patron voir subventionné pour la paix syndicale et sociale, oui c’était avant « le pinard, ça devrait être obligatoire ». C’était comme ça les hommes et ils étaient durs et bons.
J’aimais mon père et me souviens des Monopole, Ma cave, Père Magloire, que j’allais chercher pour lui avec presqu’une brouette aux Coopérateurs du coin, vu que ma mère avait honte et qu’elle voulait plus. Et la Martine qui était aux consignes, comme la chanson à Brel, Martine c’était ma Frida à moi et qui me disait, vu j’étais pas plus grand que le comptoir,
- « c’est qui le petit frisé derrière les cadavres du daron »
- et « dis donc c’est pas du petit Jésus qui descend dans une culotte de velours qu’écluse ton vieux »,
- et « celle là, c’est pas une consigne, c’est bon pour faire une bordure de jardin »
Non Martine, elle était trop belle pour moi !.
Voilà donc moi ma nostalgie elle est comme celle à Vélosolex et il ne dit pas que la ‘sienne’ est plus belle que la mienne. Mais lui comme moi, on n’est pas des bobos de la nostalgie, on a celle qu’on peut et pour le coup ma madeleine, c’est plutôt une grosse tomate écrasée.