Je découvre vos articles avec intérêts, j’ai de quoi m’occuper car il en reste à lire. Mes références sont bien sur les vôtres, et cela très certainement avant que je les découvre, je crois que c’est une question de génération et de sensibilité. Le vélo, je le pratique pour me déplacer, faire des économies d’énergie et de santé, je me sens intouchable, inatteignable, autonome, partageur, je parle plus quand je fais du vélo, tout le monde me fait signe .... c’est une philosophie qui me raccroche au sol
Cette photo illustrant votre écrit, aurait-elle été prise sur le littoral nord de l’estuaire de la Gironde, au dessus de Soulac, j’y verrais presque mon vélo ?
Et de la place du vélo dans la littérature en n’oubliant pas Antoine Blondin, poète et grand reporter du Tour de France, dont un roman fût l’éponyme d’une émission de France Inter, n’en déplaise à certains. Du point de vue cinématographique aussi, quand on parle du facteur, l’on se doit de se remémorer son soliloque « c’est la fête » de ’jour de Fêtes’ du trop oublié Jacques Tati, qui me fait me souvenir à souhaits, du facteur Maurice qui distribuait les allocations familiales et buvait un canon à la maison, avec ma mère, qui a probablement du connaître avec lui la version colorisée qui ne m’a pas fait douter un seul instant qu’il fusse un jour mon père. Que d’histoires de vélo, un jour me promenant sur la plage de ’Blanc Nez’, l’on voit incrusté dans la falaise s’érodant, un vélo de marque Opel, appartenant certainement à un soldat dont les os n’ont pu soutenir la comparaison, en ce linceul, il fallait simplement lever la tête. Pour la suite, pardonnez le manque de transition, encore, Le voleur de bicyclettes, la bicyclette bleue, le vélo de Ghislain Lambert, La vache et le prisonnier .... Les centaines de vélo, dont celui de mon père (le vrai), dégueulants de la sortie d’usine Usinor au temps du plein emploi prolètaire, ce que disait Einstein à propos de la petite reine au sujet de la vitesse et de l’équilibre, et pour terminer, pour moi un moment de nostalgie, la vision de Pierre et Marie Curie en promenade en vélo, film dont je n’ai jamais pu retrouver le titre. Que d’évasions, que de madeleines réminiscences qui font entrer en résonance nos vibrations qui loin de déstructurer notre matière charnelle, nous reconnectent avec notre innocence enfouie dans notre inconscience, à user sans modération