Avec tout le respect que je vous dois et ayant travaillé sur de nombreux bateaux j’ajouterai, ’un bateau on est content quand on l’achète et on est content quand on a réussi à le revendre’
D’accord avec l’auteur. Je me souviens, jeune moniteur de plongée et féru de pédagogie, je débattais avec un collègue plus expérimenté que moi, et à l’évocation de la pédagogie de l’échec et de la découverte, il me répondit « c’est bien beau de se construire sur l’échec, mais à force de se prendre des claques, cela abrutit ! ». Pour ce qui est de l’aventure, je crois qu’il faut s’exposer le plus possible, si l’on essaye pas, pas de problème on ne perd pas, mais jamais l’on gagne.
En tout cas je préfère : ’4 naufrages et un couronnement’ que ’4 mariages et une lune de fiel’
Que dire aussi de certains dont on attendait qu’ils disent ce qu’ils n’en pouvaient plus de dire, on voudrait qu’ils soient éternels mais ils n’en pouvaient plus d’exister. L’actualité récente et un peu moins, nous parle de la mort de deux poètes et je sais que cela va vous parler, et je citerai :
Léonard Cohen, dont le propos qui fût, n’a pas été relayé par les médias, il a dit à peu près en ces termes, « Je m’en vais maintenant car j’en ai assez ! ».
Johnny Cash, qui après le décès de sa muse, laissa une interprétation de ’Hurt’, adaptation auto dérisoire puissante en son et images, tout comme le ’cri’ que vous décriviez, ceci a fait dire au créateur de ce morceau Trent Reznor du groupe Nine Inch Nails, que sa création ne lui appartenait plus, et depuis il ne l’a plus jamais chanté sur scène
Alors, il y auraient-ils de morts plus illustres que d’autres ? c’est probable, mais comme le courage, il en a des petits et des grands, je crois sincèrement que la mort du Géant sur la plage du Nord, à sa grandeur et son histoire singulières. Cela me fait penser aussi à Andy Warhol qui disait que « chacun avait droit à son quart d’heure de gloire », je crois aussi que ceux qui ne le trouvent pas dans leurs moments d’existence, le trouvent alors dans l’émotion des autres, en la mort.
Un jour sur une plage du Nord et non à Belford, mais ceci est une autre histoire, mon épouse et moi avons découvert un homme mort noyé, il avait un grand pardessus. Mort il était encore un géant et avait l’avant bras levé au ciel. Des gens étaient autour et l’observaient en silence, c’était un clandestin que la mer avait rejeté, et là, devant nos yeux, s’étalait tout le drame vécu par ces gens de Calais, qu’aucun récit ni photo n’auraient pu mieux décrire, et c’est là que commença pour moi, l’histoire de cet homme en ces mots