Anti-US et anti-islamiste incurable.
Quant à mes ennemis, ces gens qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, amenez-les ici et égorgez-les en ma présence.
Signé : Jésus de Nazareth, in La Bible, Luc 19.27
Un collabo est un collabo. Appelez ça comme vous voudrez, il reste un criminel. Collabo de la France ne le rend pas plus sympathique.
Et quant au goût du crime, il est peut-être un héritage de Bugeaud, de St-Arnaud et de Lamoricière, ces humanistes magnifiques.
Ne la ramenez pas, je vous dis : la France a un passé criminel que personne ne peut dissimuler. Vous avez beau multiplier les leçons aux autres, on voit le cul du singe quand il monte à l’arbre.
Officier d’Afrique non moins typique que Saint-Arnaud, ce colonel
Pein, issu du rang qui resta vingt-trois ans en Algérie (de 1840 à
1863), et qui occupa les loisirs de sa retraite à composer un petit
ouvrage sur l’Afrique. A la différence de Saint-Arnaud, ce fut
surtout dans le Sud qu’il eut à opérer.
Voici comment il décrit la prise de Laghouat, à laquelle il assista (2 décembre 1852.) :
« Le carnage fut affreux ; les habitations, les tentes des
étrangers dressées sur les places, les rues, les cours furent jonchées
de cadavres. Une statistique faite à tête reposée et d’après les
meilleurs renseignements, après la prise, constate le chiffre de 2
300 hommes, femmes ou enfants tués ; mais le chiffre de blessés fut
insignifiant, cela se conçoit. Les soldats, furieux d’être canardés
par une lucarne, une porte entrebâillée, un trou de la terrasse, se
ruaient dans l’intérieur et y lardaient impitoyablement tout ce qui
s’y trouvait ; vous comprenez que, dans le désordre, souvent dans
l’ombre, ils ne s’attardaient pas à établir de distinction d’âge ni
de sexe : ils frappaient partout et sans crier gare ! » ( Pein,
Lettres familières sur l’Algérie, 2e édit, p. 393)
C’est tellement l’habitude de massacrer femmes et enfants qu’une
fois que le colonel Pein ne put le faire, il éprouva le besoin de s’en
excuser dans une lettre :
« Les Ouled Saad avaient abandonné femmes et enfants dans les
buissons, j’aurais pu en faire un massacre, mais nous n’étions pas
assez nombreux pour nous amuser aux bagatelles de la porte : il
fallait garder une position avantageuse et décrocher ceux qui
tiraient sur nous. »
(Pein. Lettres familières sur l’Algérie, 2e édit., p. 26.)
« Le pillage exercé d’abord par les soldats, s’étendit ensuite aux
officiers, et quand on évacua Constantine, il s’est trouvé comme
toujours, que la part la plus riche et la plus abondante était échouée
à la tète de l’armée et aux officiers de l’état-major. » (Prise de
Constantine, octobre 1837.)
« Nous resterons jusqu’à la fin de juin à nous battre dans la
province d’Oran, et à y ruiner toutes les villes, toutes les
possessions de l’émir. Partout, il trouvera l’armée française, la
flamme à la main. » (Mai 1841.)
« Mascara, ainsi que je l’ai déjà dit, a dû être une ville belle et
importante. Brulée en partie et saccagée par le marechal Clauzel en
1855. »
« Nous sommes dans le centre des montagnes entre Miliana et
Cherchell. Nous tirons peu de coup de fusil, nous brûlons tous les
douars, tous les villages, toutes les cahutes. L’ennemi fuit partout
en emmenant ses troupeaux » (avril 1842)
« Le pays des Beni-Menasser est superbe et l’un des plus riches que
j’ai vu en Afrique. Les villages et les habitants sont très
rapprochés. Nous avons tout brûlé, tout détruit. Oh la guerre, la
guerre ! Que de femmes et d’enfants, réfugiés dans les neiges de
l’Atlas, y sont morts de froid et de misère !... Il n’y a pas dans
l’armée cinq tués et quarante blessés. » (Région de Cherchell, avril
1842)
« Deux belles armées... se donnant la main fraternellement au
milieu de l’Afrique, l’une partie de Mostaganem le 14, l’autre de Blidah
le 22 mai, rasant, brûlant, chassant tout devant elles. » (mai 1842 ;
de Mostaganem à Blidah il y a 250 kilomètres.)
« On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les
arbres. Des combats : peu ou pas. » ( Région de Miliana, juin 1842)
« ... Entouré d’ un horizon de flammes et de fumées qui me
rappellent un petit Palatinat en miniature, je pense à vous tous et
je t’écris. Tu m’a laissé chez les Brazes, je les ai brûlés et
dévastés. Me voici chez les Sindgad, même répétition en grand, c’est
un vrai grenier d’abondance... Quelques-uns sont venus pour m’amener
le cheval de soumission. Je l’ai refusé parce que je voulais une
soumission générale, et j’ai commencé à brûler. » (Ouarsenis,
Octobre 1842)
« Le lendemain 4, je descendais à Haimda, je brûlais tout sur
mon passage et détruisais ce beau village...Il était deux heures, le
gouverneur (Bugeaud) était parti. Les feux qui brûlaient encore dans
la montagne, m’indiquaient la marche de la colonne. » (Région de
Miliana, février 1843.)
« Des tas de cadavres pressés les uns contre les autres et morts
gelés pendant la nuit ! C’était la malheureuse population des
Beni-Naâsseur, c’étaient ceux dont je brûlais les villages, les
gourbis et que je chassais devant moi. » (Région de Miliana, février
1843.)
« Les beaux orangers que mon vandalisme va abattre !... je brûle
aujourd’hui les propriétés et les villages de Ben-Salem et de
Bel-Cassem-ou-Kassi. » (Région de Bougie, 2 octobre 1844.)
« J’ai brûlé plus de dix villages magnifiques. » (Kabylie, 28 octobre 1844.)
« II y avait encore des groupes nombreux d’ennemis sur les pitons,
j’espérais un second combat. Ils ne sont pas descendus et j’ai
commencé à couper de beaux vergers et à brûler de superbes villages
sous les yeux de l’ennemi. » (Dahra, mars 1846.)
« J’ai laissé sur mon passage un vaste incendie. Tous les
villages, environ deux cents, ont été brûlés, tous les jardins
saccagés, les oliviers coupés. » (Petite Kabylie, mai 1851.)
« Nous leur avons fait bien du mal, brûlé plus de cent maisons
couvertes en tuile, coupé plus de mille oliviers. » (Petite Kabylie,
juin 1851.)
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Ce grand chevalier au grand coeur a été récompensé comme il se doit : Saint-Arnaud a été fait Maréchal.
Il s’agit là de ses propres aveux écrits dans son journal ou ses lettres à son frère et c’est un homme « bon »...comparé aux autres chefs militaires.
La France adore souffler sur les braises. Pour foutre la zizanie et la merde partout, elle s’y connaît.
Ses journalistes sont les premiers à glapir d’indignation feinte. Les postures sont flagrantes mais on fait semblant de s’émouvoir alors que JAMAIS la France n’a affronté son passé colonial.
Tout ce beau monde se la joue indigné qu’on lui demande de s’excuser de ses crimes.
La France devrait demander pardon aux peuples qu’elle a enfumés, massacrés, parqués, décapités, acculturés...au nom de la civilisation, une civilisation qui sent la mort.
La France devrait avoir honte de son attitude : jouer les fières quand on lui demande de reconnaître ses crimes.
Par contre, jouer les zorro de pacotille, elle sait y faire.