• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

sisyphe

sisyphe

auteur, biographe, rédacteur, écrivain public.
Auteur de : biographies
bandes dessinées
chansons
contes pour enfants
etc....

Tableau de bord

  • Premier article le 27/03/2008
  • Modérateur depuis le 07/04/2008
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 40 14104 4009
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 212 166 46
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 14:07

    @ morice

    Charden ne s’est jamais pris pour Rimbaud.
    C’était avant tout un compositeur.
    Mais qui savait aussi écrire avec talent.

    Pour ce qui est de l’album « La Chine » , sorti en 1970, soit AVANT les duos Stone et Charden, voici ce qu’en disaait une critique de Rock and Folk à l’époque :

    Il faut parfois avoir des oreilles. Il faut quelquefois écarter ses œillères ; enlever ses lunettes déformantes, jeter ses préjugés par la fenêtre, faire son mea-culpa et partir en pénitence. Douce pénitence quand il s’agit de suivre le chemin musical d’Éric Charden tout au long des différentes plages de son nouvel album. On court d’étonnement en surprise, de surprise en admiration. Il y a tout d’abord cette pochette originale, grande photo dorée pliée en quatre sous une enveloppe plastique et extérieurement toute noire. Il y a, ensuite, en forme d’introduction, d’ouverture ou de dédicace, “Mes amis”, surtout faite pour clouer le bec aux détracteurs de tout poil. “Charden, où as-tu gaulé cet air-là ?” Ces airs-là, ceux qui suivent, les dix autres de cet album, tous dissemblables, tous reliés par une même ambiance, une même couleur, la couleur Charden, ont au-dessus d’eux un souvenir qui plane, comme une sonorité déjà entendue, une forme déjà vue. La saveur nouvelle excite la mémoire. Les Beatles (ce n’est pas un hasard si j’en réfère à eux), dans leur génie, se permettent de faire du “à la manière de”. On retrouve de tout dans leur dernier et génial double album. Ils se copient eux-mêmes, dans leurs propres tics, leurs manies. Charden, plus modestement, s’est contenté d’écouter, beaucoup, passionnément. Il est allé à la bonne source. Mais il a bien digéré la leçon des maîtres. Et maintenant qu’elle est en lui, il crée. Il part tout seul à la découverte. Tout seul, non. En compagnie d’une fine équipe. D’abord, Jean-Claude Petit, compositeur de certaines des musiques mais qui a surtout écrit en collaboration étroite avec Charden des arrangements formidables, avec un foisonnement d’idées, de trouvailles. Jean-Claude Petit nous surprend à chaque tour de sillon. Bernard Estardy, le preneur de son – que ce nom est machiavélique dans ces cas-là ! – a réussi des enregistrements fidèles mais eux aussi inventifs, jouant de l’écho et de toutes les ressources modernes de l’électronique. Et Charles Talar, le directeur de production. L’album dans son ordonnance finale a été bien composé, bien programmé. Ouverture, chanson triste, chanson gaie et parodique comme “Rebecca”, clin d’œil 1925. Ou encore “La Chine”, tube apparent. Il en est de même pour la face B, qui attaque par une intro très folk, des pas à droite en stéréo que vient rejoindre une guitare sèche à gauche, puis entrée du chanteur au milieu, bientôt soutenu par des cordes, et une flûte. Exemple de progression dramatique. Et les surprises agréables continuent, jusqu’à un autre clin d’œil, “point d’orgue” final : “La Vie”, musique de ballet, de comédie musicale, hommage à Stanley Donen, Vicente Minelli ou Georges Cukor. Éric Charden a été beaucoup critiqué. Il le sera encore sans doute. Les jaloux ne manquent pas. De la gauche vers la droite, comptez-vous, Messieurs. Je n’aimais pas beaucoup non plus ses chansons à gimmicks gloutons. Je le prenais pour un imitateur au savoir-faire à toute épreuve. Un fabricant de tubes. L’apprenti sorcier a cassé sa tirelire, renversé les éprouvettes, jeté au vent les recettes des maîtres. On ne peut pas accuser quelqu’un d’être influencé par ce qu’il aime. Surtout quand les maîtres sont les génies musicaux de la pop music. Charden est maintenant Charden tel qu’en lui-même les “D.J.” l’ont fait. Un auteur pop. C’est si rare de par ici. Il faut le saluer. » – Pierre Chatenier.



  • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 13:57

    @ nenyazor

    non, non ; aucun « culte » (il avait horreur de ça) : juste un hommage à un artiste, un créateur, pour ce qu’il nous laisse de plaisir et d’émotions.

    Il y a eu d’autres artistes plus importants qu’Eric Charden, mais son oeuvre justifie cet hommage, et l’homme cette tristesse qui, personnellement, me touche.

    Rien de plus mais rien de moins.



  • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 13:21

    A quelques jours de l’élection présidentielle il serait bon de parler à la minorité agissante de gauche qui prône l’abstention ou le vote blanc. Quitte à la choquer. En renversant les termes : qu’elle intériorise enfin qu’elle ne s’abstient pas de voter pour le candidat socialiste mais contre le président le plus à droite de la cinquième République. Elle s’abstiendra d’un devoir fondamental en démocratie, celui de la sanction. Sans ce geste citoyen qui vise à punir ce qui a été dit et fait pendant cinq ans, elle fait taire ce qu’elle a vécu au nom de ce qu’elle craint

    Tout est dit.
    Entièrement d’accord avec votre analyse, Monsieur Koutouzis.

    L’abstention ou le vote blanc, dans les conditions que nous connaissons, revient à un abandon de poste devant l’ennemi.



  • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 12:16

    De plus, en fait d’être « nationaliste », Eric Charden était un immigré métisse, de mère tibétaine, ayant vécu toute sa petite enfance au Vietnam.

    Quant à la Légion d’Honneur, il ne l’a jamais demandée ; elle a été demandée pour lui et attribuée, sur sa demande, par Michel Drucker, parce qu’il ne voulait justement pas que ce soit récupéré politiquement.



  • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 11:42

    mais ce qu’il a produit ne présentait aucun intérêt : au moment de la chanson protestataire, ce genre de glorification aux relents nationalistes (les vaches made in normandie) ou au moment où les travailleurs se battaient pour des conditions de travail meilleur (il avait glorifié la fainéantise du nanti) étaient purement réactionnaires,

    Rien à voir, Morice.
    Rien de « nationaliste » ou de « réactionnaire » dans l’oeuvre de Charden.
    Il n’a fait que les musiques des chansons de Stone et Charden ; pas les paroles, et, si elles étaient un peu fleur bleue et gnangnan, elles étaient juste des chansons célébrant l’amour, la gaieté, la joie de vivre.

    Ensuite, Charden a fait une oeuvre majeure ; « Mayflower » ; une des premières comédies musicales de l’époque, qui reste une des meilleures jamais réalisée en France.
    Puis, 2 autres comédies musicales ; dont, justement, pour Cousteau et Bombard « L’opéra vert », interdite d’antenne par le pouvoir politique, parce que politiquement non-correcte, à cause de la chanson générique : « Les sales gens » :

    Ils se cachent dans des tours de Babel immenses
    Ils se cachent et ils vous mentent
    Ils ne sont que mille, mais chaque ville en a un qui vous enchante
    Ils ont mis la science au service de leur puissance
    Et non pour le bonheur des hommes
    Ils vous traquent le jour dans les rues monotones
    Et vous votez pour des fantômes
    Ce sont de sales gens..

    Il a également écrit un magnifique conte onirique « La baraque au néon », d’inspiration très surréaliste, superbement écrit.

    Eric Charden se réclamait, à juste titre, de l’esprit de « Dada » ; rien de réactionnaire ; au contraire des provocs dans l’esprit surréaliste.

    Très loin des clichés des duos de Stone et Charden, qui n’a duré que 2ans 1/2, et dont il a abandonné le duo, pour poursuivre une carrière solo très marginalisée, mais très riche musicalement.

    Eric Charden était avant tout un grand mélodiste ; et, quand il écrivait des paroles, des textes, ça n’avait rien à voir avec Stone et Charden ; il faut essayer de connaître un peu la vie et la production des gens, avant d’énoncer des jugements faux et définitifs.

    Par son oeuvre, sa vie, ses peintures, dessins, pastels, Charden a montré qu’il n’avait rien de « réactionnaire » ni de « nationaliste » ; c’était un esprit très universaliste, uniquement guidé par la création, sous toutes ses formes.

    Son image, sa vie, son oeuvre, ont été « phagocytées » par le formidable succès populaire de Stone et Charden, mais il était bien autre chose ; un vrai créateur, qui nous laisse de très belles chansons, de superbes mélodies, plusieurs belles comédies musicales, un très beau conte ; « La baraque au néon », plus quelques facéties d’esprit très provoc, très surréalistes, avec son récit autobiographique à sortir ces jours-ci.

    Un artiste important, qui nous laisse un tas de belles choses, de beaux souvenirs, qui ont donné beaucoup de plaisir et d’émotions à beaucoup de gens.

    Personnellement, les chansons de Stone et Charden n’étaient pas ma tasse de thé ; mais tout le reste de son oeuvre est marqué du seau de l’art et de la création ; tout sauf réactionnaire.

    Morice, d’habitude vous vous renseignez beaucoup pour vos sujets ; vous auriez mieux fait de le faire, avant de prononcer ce jugement à l’emporte-pièce, superficiel et faux.

    Avez-vous lu des textes d’Eric Charden ?
    Vu ses oeuvres graphiques ?
    Assisté à Mayflower ?

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv