la gauche, les gauchistes nous présentent le fascisme
comme le mal absolu
Pour les tenants de la démocratie, l’extrême droite est effectivement le mal absolu ex æquo avec l’extrême gauche. Mais le RN qui absorbe en France la quasi-totalité du vote d’extrême droite n’est pas réellement, dans ses objectifs, un parti d’extrême droite, au sens où il lui manque l’ambition totalitaire. Ceci à l’inverse de l’extrême gauche française qui sait de longue date que si elle parvenait au pouvoir, la seule façon de préserver ses “acquis” serait de ne jamais plus rendre le pouvoir. Vous n’avez qu’à lire les contributions ici des contributeurs d’extrême gauche pour vous rendre compte qu’une large partie d’entre eux n’aurait aucun problème avec la captation du pouvoir au nom de la lutte contre le néo-libéralisme. Et de l’autre côté du spectre politique, on pourrait dire que des gens comme Marine Le Pen en France ou Donald Trump aux USA se perdent en ayant pour ami un homme tel que Orban. Car ils sont des gens respectueux des principes démocratiques qui, contrairement à Orban, ne chercheront jamais à mettre la démocratie sous tutelle afin de se maintenir ad vitam æternam. Et c’est un point capital auquel les électeurs du RN ne réfléchissent pas assez. Car en acceptant le jeu démocratique, on ne peut en aucun cas s’ériger en parti anti-système. L’évolution économique et sociétale de notre pays nous est imposée par des forces exogènes et dans le mesure où la France n’aurait pas les moyens de mettre le monde sous sa coupe, la seule façon de contrer durablement cette pression extérieure c’est se maintenir indéfiniment au pouvoir. Le RN, parti démocratique, n’aurait aucun moyen d’être le parti anti-système dont il vend l’image à ses électeurs.
Le parti qui était essentiellement ’’protestataire’’ (comme l’est la LFI) opère une transition vers un plus grand réalisme
Le RN opère d’après lui une transition vers plus de réalisme en continuant pourtant d’abrutir ses électeurs de son opposition au néo-libéralisme et ceci alors que la France est endettée à hauteur de 112% de son PIB et que les investisseurs étrangers ne jurent évidemment que par le néo-libéralisme. Si ça c’est du réalisme, qu’est-ce que le réalisme ?!
De toute façon, franchement, qu’imaginez-vous que pourrait changer la victoire de Marine le Pen ? Les Blancs occidentaux ne feront pas plus d’enfants parce que celle-ci sera présidente, les problèmes démographiques et leurs conséquences économiques persisteront. La planète néo-libérale ne cessera pas non plus de tourner. Bref, une fois les cinq ans du mandat de Le Pen terminé, les choses reprendront leur cours exactement comme avant, si tant est qu’il change d’un seul iota en cinq ans.
Je ne sais pas quels espoirs insensés poussent les électeurs du RN, mais ils se bercent d’illusions.
la remarque des experts qui relèvent que la création d’emplois en France n’a pas conduit à une augmentation de PIB.
Le jeu démocratique fait que les oppositions sont toujours enclines à noircir le tableau de ceux qui sont au pouvoir. Ça n’a rien d’anormal, mais il ne faut pas reprendre sans discernement toutes les critiques formulées par l’opposition à des fins partisanes. L’étude des données statistiques nous montre clairement que les investissements étrangers ont contribué à environ 4% du PIB l’année dernière et ont permis la création de 59000 emplois supplémentaires dont 20000 dans l’industrie. Alors certes le chiffre des emplois créé par projet est inférieur à celui de la Grande Bretagne ou l’Allemagne mais prétendre que l’investissement étranger ne serait que pillage sans nul bénéfice pour nous est une exagération purement partisane. Comprenez bien que je ne nie pas le problème préoccupant du pillage technologique, mais j’attire votre attention sur le fait qu’il serait malhonnête d’ignorer que les investissements étrangers ont contribué à la création de pas moins de 16% des nouvelles entreprises en France.
De toute façon tous ces problèmes sont déjà du passé car l’économie est une affaire de confiance et là elle est perdue pour longtemps. Les investissements étrangers vont se tarir car rien n’est plus insupportable pour des investisseurs que l’instabilité politique.
L’instabilité politique actuelle n’est guère favorable à notre prospérité et si les choses paraissent graves, elles vont sûrement encore s’aggraver dans les mois qui viennent. L’emploi industriel qui n’avait cessé de progresser et était au plus haut depuis 10 ans en France, a recommencé à décliner à partir de la dissolution. Ce ne sont pas tant les fermetures de sites qui posent problème mais le fait que désormais les investisseurs boudent notre pays. Forcément, ils ne savent pas à quoi s’en tenir. L’ère Macron s’achève et la suivante est non seulement dans le flou mais elle pourrait selon les forces politiques qui s’imposeront ne pas être propice à l’investissement. Et cela nous conduit au problème de la dette. Car les investisseurs qui se pressaient jadis pour nous prêter de l’argent se montrent désormais réticents, marquant leur scepticisme en notre économie. Il a suffit d’une dissolution pour que le drame commence. Nos leaders politiques devraient se montrer plus responsables et songer avant de faire des promesses farfelues que ce n’est pas parce qu’ils n’ont aucune intention de les tenir, que celles-ci seront sans conséquence. Les partis qui vitupèrent le néo-libéralisme pour complaire à leur électorat devraient se rappeler que la France est endettée à hauteur de 112% de son PIB et que si les électeurs de gauche et d’extrême droite abhorrent le néo-libéralisme, les investisseurs eux ne comprennent que ça...
Si vous voulez vraiment que la décision de Sarkozy, millésime 2007, semble démocratique
Ce qu’il faut une fois pour toute que vous compreniez, vous qui colportez des ragots selon lesquels mon pays aurait trahi ses valeurs démocratiques en 2007, c’est que la France est par définition une démocratie représentative. Elle n’est pas une démocratie directe où le peuple serait amené à se positionner sur chaque projet de loi chaque décision du gouvernement. Dans une démocratie représentative, le peuple, dont on ne saurait bien sûr exiger qu’il ait le temps et les compétences pour rédiger et promulguer toutes les lois, abandonne donc cet exercice à des représentants, lesquels sont fondés à prendre des décisions en son nom. C’est ainsi que fonctionne une démocratie représentative et en 2007, nos représentants avaient donc toute légitimité démocratique pour voter le traité de Lisbonne. Le référendum, s’il est permis par la constitution, reste exceptionnel et ne saurait être considéré comme la façon normale de faire adopter des lois. Ce sont nos représentants qui sont fondés à le faire et c’est ce qu’ils ont fait en 2007, ceci dans le plus scrupuleux respect de nos institutions. D’autant plus que le traité était une promesse électorale du Président de l’époque et que le peuple y avait très majoritairement souscrit, ne vous déplaise...