• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

srobyl

srobyl

Je ne demande qu’à être convaincu (en un seul mot) par vos arguments

Tableau de bord

  • Premier article le 11/02/2009
  • Modérateur depuis le 10/03/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 11 778 370
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 35 26 9
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • srobyl srobyl 10 mars 2010 19:33

    Entièrement d’accord. Quand je parle de scolarité obligatoire jusqu’à seize ans, je suis pour (et même au delà de seize si la formation du jeune en dépend) et si ça répond à leur motivation). Mais pas pour chauffer les chaises.
    Les parents, mais aussi le corps enseignant ont fait trop longtemps l’erreur d’assimiler les filières qui conduisent vers l’artisanat ou les métiers à vocation technologique, les uns comme plus dévalorisantes, les autres comme des moyens de mettre à l’écart des élèves qui, comme vous le dites très justement s’ennuyaient dans la « voie générale » et devenaient parfois dérangeants. On a eu (et on a encore) une tendance chez nous à vouloir fabriquer des « bureliers » pour reprendre le mot célèbre de Zézette, mais on rechigne à se cracher dans les mains...Certes, il est des métiers difficiles, éreintants où on ne « triche pas avec la matière » mais bien moins qu’avant quand même. Ces voies-là, bien qu’offrant souvent des débouchés sont plutôt boudées...
    Je suis descendant de 7 générations de forgerons maréchaux- ferrants, j’ai eu aussi des ancêtres architecte et artiste peintre, (il y avait du métissage social !) et mon père à plus de 75 ans maniait encore la tronçonneuse et faisant du jadinage, il est mort à 89 ans. Pour m’inspirer de votre pseudo, je ne suis pas optimiste non plus car « parmi les manières de tuer un homme, la plus efficace est de l’empêcher de travailler » (Félix Leclerc)
    Bien à vous



  • srobyl srobyl 10 mars 2010 15:39

    merci pour ce témoignage...En effet, ça ne rigolait pas, comme vous dites, mais on garde un bon souvenir, surtout , comme toujours de ce qui se passait « autour » de l’acte éduvatif lui-même. en fait, j’ai connu aussi la mixité à l’école primaire, mais pas au collège, là où on l’aurait peut-être souhaité : que des garçons de la 6ème à la troisième...On en a fait, des courtes-échelles dans les récré, pour voir passer les filles dans la rue !
    Vous donnez des exemples de ce qu’il pouvait y avoir d’« hypocrite » en ce temps là...J’ai connu aussi. A la primarie, on avait une grande admiration pour le mari de l’institutrice qui était menuisier, le seul de la commune à être assez franc pour envoyer cette femme revêche « péter sur les roses » quand elle le solilcitait un peu trop (estrades pour les fêtes de fin d’année par ex...)



  • srobyl srobyl 10 mars 2010 14:06

    tout à fait d’accord. On a accordé une trop grande place ou, plus exactement, un rôle qui aurait dû être différent aux activités dites d’éveil (mais est-ce encore aujourd’hui l’appelleation exacte ? peu importe.) De plus, en donnant aux instituteurs le statut de professeurs de écoles, avec une meilleure rétribution (ce qui est bien) mais avec l’exigence de diplômes supérieurs (ce qui n’est pas mauvais, mais pas forcément nécessaire), on a donné la tentation à certains d’entre eux d’en faire un peu trop dans certains domaines : j’ai eu l’occason de trouver, dans des cahiers de CM2 il n’y pas dix ans des schémas de la respiration impliquant le rôle oxyphorétique du sangtoujours ces « actes sacrés de l’enseignement », comme les dénonçait justement, l’IG Campan que sont par exemple les équations réversibles hémoglobine + dioxygène etc, les schémas de la genèse du fossé tectonique rhénan, sans -et pour cause- la moindre argumentation, bien sûr...Est-ce bien nécessaire chez des gamins de dix à onze ans ? Du pur apprentissage par coeur de notions autant inaccessibles qu’inutiles ! Qu’on ne vienne pas me dire que certaines inepties pédagogiques n’ont pas perduré...
    . Autres dérives : certains instituteurs , dans le cadre de l’« éducation à l’environnement » se croient obligés de consacrer des demi-journées de ramassage de déchets au bord des routes.
     Un vigoureux dépoussiérage s’impose encore



  • srobyl srobyl 10 mars 2010 12:58

    Très juste
    Expérience personnelle : ai connu la mixité à partir de la seconde...La marmite bouillait déjà ! Ce qui fait qu’ à partir de cette année mémorable , on a « rattrapé le temps perdu ». ca m’a valu un redoulement de la classe de seconde, mais quels souvenirs ! Ca fait aussi partie du « bagage » de tout un chacun !
    Ben oui, l’école de demain...Vaste programme et bien difficile vu que seul le passé existe vraiment, faute à Chronos : l’avenir est incertain, et le présent n’existe pas : ce que vous venez de lire là, c’est déjà du passé !
    Quant à l’Education Civique, OK avec vous, mais comme pour toute approche, il faudrait trouver la bonne. Il y a des choses intéressantes faites en ce domaine, mais ça reste encore le parent pauvre de l’Educ nat
     



  • srobyl srobyl 10 mars 2010 11:53

    Morice, malgré votre talent de visionnaire, vous ne voyez pas où je veux en venir : je ne dis pas qu’il ne faut pas instruire tout le monde. Vous apportez vous-même l’explicitation de ce qui précède : les programmes inappropriés pour ces élèves.
     Les inepties ont la vie dure, et si elles abondaient autrefois, il en subsiste encore pas mal : mon fils, il y de ça une vingtaine d’années, apprenait par coeur, en « technologie » 6ème les codes de couleurs des résistances sans même savoir ni le rôle d’une résistance, ni à quoi correspond un Ohm...un ou deux ans plus tard, il revenait fier comme un petit banc d’avoir réalisé des circuits, avec des belles soudures, , de beaux composants. auxquels il ne comprenait rien. Au lycée, en première, le programme de biologie comprenait uniquement l’étude descriptive des organites intracellulaires, sans la moindre corrélation fonctionnelle....Un jour que je discutais avec Jacques Gaillard, dont les filles sont passées dans mes classes, on évoquait cette caractéristique de bien des enseignements : gavage, bachotage, de quoi faire des « cerveaux gras » avait-il dit . Certes, on n’apprend plus, et heureusement, de la même façon, les départements français sont aux oubliettes (ça ne sera peut-être d’ailleurs bientôt plus la peine de les connaître !) , mais le jugement qu’on porte sur nos élèves est encore beaucoup fondé sur leur capacité de psittacisme et pas assez sur leurs facultés d’analyse et de raisonnement. Je ne regrette évidemment pas l’école d’autrefois, qui préparait, comme vous le dites des gens aptes à courber l’échine !
    Le rôle n°1 du système scolaire, que tout enseignant devrait avoir constamment en tête, en oubliant un peu l’obnubilation des programmes, des échéances des examens, ce serait de donner envie d’apprendre, de montrer la face jubilatoire du savoir, car on ne fait bien que ce qui est susceptible de procurer du plaisir ! Et tout ce qu’on a bien appris, c’est souvent par nous mêmes, en approfondissant, parce que de bons pédagogues avaient soulevé avec convoitise « un coin du voile », nous donnant envie de savoir la suite.

    Morice ! que n’ai-je connu votre savoir-faire ! Je n’aurais peut-être pas tourné le dos à l’histoire-géo ! J’ai eu au collège un type qui lisait le Mallet-Isaac assis devant nous et nous invectivait « répète, crétin ! » au lycée, un agrégé qui parlait d’un ton monocorde des batailles napoléonniennes...Il m’a mis a la porte, juste avant Borodino, suite à un éclat de rire provoqué par ce que mon voisin m’avait glissé dans l’oreille « on s’emm...comme des rats morts ». je ne connaissais pas cette expression.. 
    Mais n’ayant pas passé toute ma scolarité à la porte, j’ai quand même quelque lacunes dans mon ignorance smiley




Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv