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Surya

Surya

 
Je vis depuis fin 2011 au Royaume Uni.
J'ai participé de mi 2008 à septembre 2020, par des commentaires et des articles, au site Agoravox.
Si vous souhaitez me contacter, merci de le faire sur mon blog à l'adresse https://herecomestiger.blogspot.com

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  • Premier article le 02/01/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Surya Surya 13 mai 2013 18:01

    Bonjour Rosemar,

    Les « robots » qui n’ont pas conscience de leur état de « robots » ne souffrent donc pas de leur situation et n’en sont pas malheureux. D’une certaine façon, ils sont donc moins à plaindre que des personnes comme vous qui ont pris conscience de la société (de plus en plus) déshumanisante dans laquelle nous vivons, et qui souffrent avec une forte envie de se révolter, de changer le monde... et qui pourront effectivement le changer, mais je pense à leur échelle seulement.
    Car finalement, chacun d’entre nous a le choix de ne pas céder aux sirènes de la consommation qui nous maintiennent dans ce cercle vicieux « je travaille parce que j’ai besoin de beaucoup d’argent pour assurer le train de vie auquel je suis habitué donc j’en bave donc je suis insatisfait donc je compense en claquant mon fric dans des trucs dont je n’ai aucun besoin donc du coup il ne me reste plus rien avant même la fin du mois et je suis frustré parce que j’ai sans cesse besoin de plus d’argent que je n’en ai donc je suis obligé de travailler comme un robot pour recommencer, encore et encore, mois après mois, année après année, à gagner de plus en plus d’argent, et comme j’en bave, je suis frustré... »

    Je vois que nous avons le même rejet de la société de consommation.
    Mon idéal, c’est : on travaille, et comme on claque pas son fric à acheter des choses inutiles, on en bave moins puisqu’on n’est pas en permanence à court d’argent, on a donc pas en permanence ce sentiment d’insécurité, de précarité, qui vous ronge. S’il reste de l’argent à la fin du mois on le met de côté ou je sais pas, on se paye un cinoche malgré les tarifs smiley, et si on a besoin d’un livre, si on veut un dvd, un cd... on peut toujours les emprunter à la biblio, si toutefois on a une biblio bien fournie, ou bien on les achète d’occas, (sur internet ou pas), mais surtout pas neuf ! (Personnellement, je n’ai jamais eu de problème avec les Cd, par exemple, achetés d’occasion, alors pourquoi acheter neuf ??) A part les chaussures, même les vêtements je les achète d’occas, dans les braderies, les dépôts ou autres, et là aussi aucun problème.
    Les solutions sont là, mais on est entraînés dans une sorte de tourbillon dont il est difficile de s’extraire, et c’est pour tout le monde pareil. J’ai beau dire ce que je veux avec mes belles paroles, mais j’ai du mal à entrer dans une librairie sans avoir envie de la dévaliser, et si j’ai le malheur de mettre les pieds dans un magasin d’ordinateurs, c’est dur de ne pas tomber en extase devant le nouveau portable qui a x giga de disque dur et x truc de mémoire... sans me dire « zut, si seulement j’avais les sous pour l’acheter ». Puis j’entends toutes ces ombres qui me chuchotent à l’oreille : « vas-y, dépense, vas-y, t’en a aucun besoin puisque t’as déjà un ordi, mais nous on s’en fiche, on veut tes sous, tes sous, tes sous... » et je passe mon chemin. Et une fois dehors, je me rends compte que je me fiche totalement de cet ordinateur.

    Si l’on se met à vivre différemment, à refuser la société de consommation, à adopter un mode de vie alternatif, même si on ne souffre pas de frustration on se place aux yeux des autres en marge de la société, ce qui est tout à fait exact finalement puisque c’est bien dans cette société là dans laquelle on nous demande de vivre, et qui fait notre quotidien.

    Il ne s’agit pas d’une révolution à faire, mais d’une résistance au quotidien. Refuser au quotidien qu’on nous considère comme de simples porte-monnaies ambulants.

    Révolution ou résistance, ça revient un peu au même, sauf qu’à défaut de vouloir changer le monde, on change au moins son monde, sauf que ça fait malgré tout moins de dégâts (citez moi une révolution qui a fonctionné...) et sauf que, au bout du compte, contrairement à une révolution qui détruit tout sans faire de détails, et ne sait ensuite jamais reconstruire, les bénéfices qu’on retire d’une vie alternative comme celle là sont solides et durables.

    Très bonne fin de journée à vous, smiley



  • Surya Surya 13 mai 2013 16:57

    Cet article du Monde rapporte des propos d’Aldrin : «  »commencer à installer des colonies martiennes est possible techniquement et financièrement même en cette période de difficultés budgétaires« 
    Parle-t-il des coupes budgétaires de la NASA ou plus généralement de la crise actuelle que le monde traverse ?
    L’exploration spatiale est un domaine passionnant, enthousiasmant, mais si enthousiasmant que l’on s’emporte et on en oublie trop souvent que les sommes »astronomiques" que l’on y consacre aideraient à régler de nombreux problèmes sur notre planète, c’est pourquoi je ne suis pas d’accord avec Aldrin lorsqu’il pense que cela est possible même en période de difficultés, si toutefois c’est de la crise dont il parle (mais même...).
    Si, bien sûr, que c’est possible, si l’on consacre à ce projet tous les fonds dont on peut disposer, mais est-ce une urgence absolue d’aller coloniser Mars ? A moins que les choses aillent si mal sur Terre qu’on y soit contraints, je crois que l’on devrait plutôt consacrer nos ressources et notre énergie à améliorer la vie que nous avons déjà sur Terre.
    Personnellement, un aller simple sur Mars, je ne m’y verrais pas du tout. J’aime beaucoup trop la Terre pour imaginer la quitter sans jamais la revoir. Franchement, quand on regarde la beauté de la Terre, ses couleurs, ses paysages, ses diversités, et ce qu’on nous propose à la place, même s’il s’agit de vivre dans une bulle géante qui reproduit autant que possible les écosystèmes terriens, y a pas photo comme on dit. Sans moi, donc ! Je bouge pas d’ici en dépit de tous nos problèmes. smiley
    De toute façon ça coûterait tellement cher de transférer une partie de la population terrienne sur Mars qu’autant dépenser tout de suite l’argent pour solutionner nos problèmes, du moins une partie. Et s’il faut entretenir une bulle géante pour qu’elle ne s’abîme pas et reste habitable, cela revient, à échelle différente, certes, à entretenir la Terre pour qu’elle demeure, elle aussi, habitable. Je ne vois pas pourquoi tout d’un coup, comme par magie, on deviendrait capables d’assurer la maintenance de l’une, alors que nous avons échoué, sans vouloir être pessimiste, concernant celle de l’autre.



  • Surya Surya 2 mai 2013 14:40

    Je viens de lire, en plus de cet article, votre précédent article sur Egalia que vous avez mis en lien, et je crois que ce qu’ils font dans cette école expérimentale est une erreur dans la mesure où ils poussent leurs théories à l’extrême. Suppression du « il », ou « elle » pour le remplacer par le mot unique « ami », ça sent la société totalitaire à plein nez.
    Votre phrase (et en général le paragraphe où elle se trouve) résume à elle seule cette erreur : « Egalia est le produit d’un échec intellectuel : incapable de promouvoir l’égalité dans l’altérité, il efface l’altérité ». C’est exactement ça.
    Car, lorsqu’ils disent : « Ici, les clichés voulant que les filles soient jolies, gentilles et bien élevées, et que les garçons soient extravertis et forts sont balayés » : oui pourquoi pas en effet, car il n’y a pas de raison que l’on cantonne les filles dans ce rôle si ce n’est pas leur personnalité (toutes les filles ne sont pas identiques) mais le mot « balayer » me gêne. Ils ne laissent plus le choix. Vouloir absolument que les filles aiment le rose et jouent à la princesse, ne pensent, une fois ado, qu’à la mode et au maquillage, c’est peut être totalitaire, en effet, mais leur attitude est tout autant totalitaire, dans l’autre sens.
    Car ils y a des filles qui ont envie d’être « caricaturalement » filles, c’est à dire telles qu’on se représente traditionnellement les filles. Je ne crois pas que cela proviennent forcément d’un lavage de cerveau, il y a des filles qui ont envie d’être comme ça, et c’est leur CHOIX.

    Alors quand cette personne ajoute : « [...] sont balayés : Egalia offre aux enfants une »occasion fantastique d’être qui ils veulent« là je ne suis plus d’accord du tout. On ne leur offre justement PAS cette possibilité d’être ce qu’ils / elles -oh pardon ! ce que |neutre| veut, car on les force à refuser l’idée même d’altérité. En changeant jusqu’au vocabulaire (pratique typique dans les sociétés totalitaires...) on leur fait vraiment subir une sorte de lavage de cerveau.

    De plus, lorsqu’ils disent : »L’école entend tout particulièrement mettre l’accent sur la promotion d’un environnement tolérant envers les homosexuels, les bisexuels et les personnes transgenres« , le seul fait qu’ils parlent de »tolérance« montre bien qu’au plus profond d’eux mêmes, ils pensent que les homos/bis/trans sont des gens présentant une différence (tiens, ça existe donc, le fait d’être différent ? Pourtant ils refusent de le reconnaître), et que cette différence est gênante (mais on se doit de montrer de la »tolérance« , n’est-ce pas).
    Déjà, je ne vois pas comment une école maternelle, accueillant donc des petits de 1 à 6 ans, peut prétendre promouvoir un environnement »tolérant envers les homos" etc. Les enfants savent-ils déjà, à 5 ans et demi, s’ils sont homos, bis ou hétéro ? Il y a là quelque chose qui m’échappe.

    Quant à la censure sur les histoires qu’ont le droit ou non de lire les gamins, encore une fois, tout est dit.

    Il faut éduquer les enfants dans le respect des différences, car ces différences existent. Il n’est pas question de vouloir ELIMINER les différences.

    Cette école aurait pu être quelque chose de vraiment novateur et intéressant, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils sont complètement à côté de la plaque. Pour une raison bien simple : ils sont extrémistes. Pardon ! |Amis| sont extrémistes.



  • Surya Surya 19 avril 2013 11:25

    Bonjour Chalot,

    Certains propriétaires jouent sur l’ambiguité de ces 9m2 : il s’agit bien de 9m2 dits « habitables », et non de 9m2 au sol.
    C’est à dire qu’il faut qu’il y ait un minimum d’1, 80 mètres de hauteur sous plafond pour pouvoir faire la mesure.
    Si votre pièce n’est pas mansardée, ça revient au même car c’est donc la mesure au sol qui prime, mais si votre toit est mansardé, ce qui est la plupart du temps le cas de ces minuscules chambres de service, vous devez commencer votre métrage lorsqu’il y a 1,80 mètres de hauteur (je crois que c’est bien 1,80m) sous le toit.
    Or certains propriétaires trichent et disent à la personne, mètre de mesure à l’appui, qu’ils mettent bien sûr au sol, jusque dans le renfoncement de la mansarde : « regardez, vous avez 11 mètres carrés », l’air de dire : « vous voyez, je respecte la loi »... ben non, parce que leur mesure, c’est 11m2 au sol !

    Il peut très bien, en effet, ne rester que les 1,5m2 que vous décrivez, une fois éliminées toutes les surfaces mansardées dont le plafond est inférieur à 1,80m de hauteur (il est évident qu’on ne peut pas louer un réduit mesurant 1,5m2 au sol, vous imaginez ce que ça donnerait ? Quelques centimètres multiplié par quelques centimètres ! Même pas possible) et c’est là que se situe la grosse arnaque.

    Il y a aussi des agences immo super honnêtes elles aussi qui vendent des trucs soit disant « 9m2 » alors qu’en fait c’est 9m2 au sol avec une super mansarde, en disant sur leur annonce que c’est un bon placement pour la location !! Le nombre de gens qui se sont fait avoir par ces escrocs, et qui ont acheté ces placards en croyant avoir le droit de les louer, est impressionnant !

    Donc, conclusion, c’est bien de 9m2 habitables dont il est question, et non 9m2 au sol. Nuance dont profitent allègrement certains pour se remplir les poches sur le dos des personnes en situation difficile.

    Cette loi, elle est bien, elle garantit un minimum d’espace habitable pour la location, mais d’un autre côté, tous ces placards désormais vides, parce que pas règlementaires, ou utilisés par leur propriétaire comme simple débarras, pour y entreposer deux-trois cartons, ça rendrait bien service aux SDF qui préfèreraient peut être avoir un temporaire 7m2 ou 8m2 habitables seulement, remis à neuf (s’agit pas d’avoir une installation électrique défectueuse !!) avec loyer pris en charge par l’Etat, en attendant que ce même Etat leur attribue un vrai logement, plutôt que rien du tout, avec le froid, la pluie, les agressions... J’arrive pas à comprendre comment un Etat, riche de surcroît, peut laisser des gens vivre (et mourir) dans la rue, comme des chiens.



  • Surya Surya 16 avril 2013 21:07
    Bonsoir BlackMatter

    Rassurez vous, les questions que je me pose ne sont nullement liée à l’amour que les couples homos peuvent porter aux enfants. Je n’ai aucune crainte à ce sujet, ni au sujet de ce qu’il feront pour que l’enfant s’épanouisse. L’amour, c’est quelque chose d’universel, il n’y a pas un groupe qui peut revendiquer être détenteur de ce sentiment. 

    Simplement, je pense que l’enfant a le droit de connaître son histoire personnelle. J’imagine tellement pas un couple homo essayer de faire croire à l’enfant qu’il est né de deux papas ou deux mamans que je pense même pas que ça arrivera, ce genre de situations. Ce serait tellement absurde, et en plus bonjour le mensonge ! Même s’il est né dans une éprouvette, le gamin a le droit de le savoir. Il n’est pas rare que les enfants adoptés, une fois adultes, cherchent à connaître leur famille biologique. Je pense que les homos connaîtront aussi, comme tous parents adoptifs, ces situations.

    Mes interrogations portent plus sur des aspects techniques, comme l’exemple que j’ai évoqué plus haut. Quid du deuxième parent biologique si toutefois il « existe » ? Vous m’avez compris, quand je dis s’il existe, je veux dire s’il n’est pas juste un donneur anonyme. D’autres interrogations peuvent être, par exemple : et si le couple se sépare, que se passera-t-il ? Des trucs comme ça.

    Pour ce qui est de l’attitude de l’église, inutile d’être déçu, puisque je pense pas que vous espériez un accord de leur part et leur bénédiction. C’est l’attitude normale d’une église qui défend des valeurs que l’on peut considérer comme totalement anachroniques, mais ce sont leurs valeurs, leurs principes inaliénables, et donc ils pensent que c’est leur mission de les défendre. Rien de surprenant en effet. Mais ils ont malgré tout le droit de s’exprimer, donner leur avis comme tout le monde, et il n’y a pas de raison qu’on cherche à les faire taire. Je pense même qu’écouter tous les avis peut être profitable à tous.

    Très bonne soirée à vous,

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