Sans partager l’idéologie communiste il est plus qu’évident que les médias se sont massivement placés du côté américains dans la gestion de l’actualité de Sotchi, somme toute pour une loi prohibant l’équivalent russe des « Machin a deux papas et c’est super » auprès de la jeunesse. Loi qui a été surinterprétée pour en faire une espèce de loi anti homos et diaboliser Poutine et la Russie dans son ensemble au passage.
Certains de nos « progressistes » ne supportant pas le visage russe du progrès, ou bien que le progrès puisse aller dans un sens contraire au leur dans un pays aussi puissant et influent que l’Oncle Sam.
Oui mais, quand on lit ceci : « Toutefois, il convient de préciser que l’Allocation Universelle ne pourrait être pleinement satisfaisante car elle demeurerait financée par la fiscalité. Il conviendrait donc de trouver un financement autonome, pérenne, généré par l’économie marchande réelle, indépendamment de toute
fiscalité. »
On se demande d’où viendrait l’argent en cas de carence de la fameuse « économie marchande » et sans fiscalité ? On rappelera quand même que cette dernière est in-dis-pen-sable pour corriger à minima les aberrantes inégalités patrimoniales et économiques, nul ne peut se fier au bon coeur des entreprises sans une loi répressive derrière, n’importe quel juriste des Prud’Hommes vous le dira.
Et qu’entend t-on par « financement autonome » dans ce cadre ? Tout travail mérite salaire, si c’est un prétexte pour contraindre les allocataires à l’exercice d’un travail, quel qu’il soit, le procédé est malhonnête.
Ce qu’il y a de formidable avec les partisans du statut quo, c’est qu’ils pointent toujours du doigt des pays sous développés pour justifier une vision obsolète d’un régime politique.
Comparaison n’est pas raison. Comparer la France à la Corée du Nord ou au Zimbabwe hors cadre humoristique ou provocateur est stupide. Cela reviendrait presque à dire que parce que les SDF français ont droit à des abris et aux soins d’associations caritatives, nos pauvres sont moins à plaindre que les meurs-de-faim d’Afrique subsaharienne.
On compare que ce qui est comparable, pays développé à pays développé. Et les vrais démocrates se tourneront vers le meilleurs, jamais vers l’infâme. Ce n’est pas parce qu’il existe des pays non démocratiques, véritables enfers sur terre pour leur population, qu’ici en France il faudrait se satisfaire du recul général de nos libertés, des kapos du WEB qui tentent de mettre au pas les FAI, des espions de la NSA.
Non, on ne regardera pas la situation au fin fond du monde alors qu’on nous vole nos libertés ici, en France, sous notre nez. La question est posée : en France, vivons nous sous une dictature ? La réponse est dans la question. Il faut bien définir ce qu’est une dictature dans un pays développé du XXIème siècle pour comprendre qu’en France nous ne sommes plus en démocratie. Nous sommes sous un régime républicain autoritaire, une démocratie REPRESENTATIVE où les élus font ce qu’ils veulent une fois arrivés au pouvoir ; où le IVème pouvoir, non élu, sans aucun contrôle à l’exception d’une déontologie à géométrie variable que personne ne suit, désigne les candidats pour les élections.
Et encore, il n’y a aucune référence aux candidats écartés comme F.Asselineau.
Autre exemple, qui décide des orientations économiques et sociales, soit l’essentiel, en France ? Le gouvernement ? Non, Bruxelles par le biais de ses technocrates non élus qui décident à notre place de ce que demain sera fait pour tous les peuples.
Alors oui, nous vivons sous une forme de dictature, une dictature insidieuse fondée sur l’ignorance des uns et l’indifférence des autres, mais une dictature tout de même.
Analyse intéressante de l’esprit qui domine chez les européistes et qui explique en partie pourquoi la plupart des partis politiques au pouvoir tant dans leur fond (idéologies radicalement éloignées des français) que dans leur structure (financés par de grands groupes divers et variés) ne représentent au final, que des intérêts financiers et donc particuliers.
L’exemple du rpésident Hollande en est un cas d’école, qui ne connait pas l’implication du dénommé P.Bergé dans sa campagne ? Le clientélisme dans toute sa splendeur. Mais c’est valable à chaque échelon politique. L’Union européenne ne serait somme toute qu’une extrapolation communautaire des turpitudes politiques internes des pays qui la compose, qui peut encore aujourd’hui affirmer que nous sommes en démocratie en France ? Une très mauvaise démocratie alors.
Alors, l’Europe pour ou pour ? Il est pas t-y beau mon débat ?
Sauf que non, ça n’est pas un débat et que s’ils ne veulent pas entendre en parler à Bruxelles, les peuples se passeront de leur soumettre leur volonté et agiront chacun de leur côté.