33 ans, travaillant dans le commerce des énergies renouvelables et diplomé en Biologie, je suis un globe-trotteur dans l'âme et me passionne pour la Chine, le Japon, les logiciels d'échange en P2P, le DIY, ainsi que la diffusion du savoir sur Internet.
Ah oui... Pour finir, je suis également un incorrigible Breton :-p
« Tant qu’un proche n’est pas victime on peut faire de belles paroles.......sans offence. »
Je n’ai pas dis le contraire... Mais quelqu’un qui se fait justice est en tord au regard de la société...
La vengeance appelle la vengeance... Le législateur a au moins compris cela et s’est rendu compte que pour que la société puisse tenir debout il fallait enrailler et condamner ce processus.
Sinon c’est la porte ouverte aux fascistes qui vont justifier d’abattre les voleurs à grands coups de fusils à pompe (suivez mon regard). Et en leur tirant deux fois dessus histoire d’être bien certain de ne pas les avoir raté. Le type a eu l’impression de se faire justice, seulement la seule chose qu’il a réussi à faire c’est à devenir un assassin.
Et comme on ne peut pas adopter le principe du « deux poids deux mesures » vis à vis de l’exercice de la justice en société, ce qui est valable pour un voleur doit aussi l’être pour un violeur ou un assassin d’enfants.
C’est aussi simple que cela...
Par ailleurs, et histoire de torpiller l’idée de la remise au goût du jour de la peine de mort, je précise que je préfère vivre dans un pays ou un criminel s’exposant à une condamnation à mort ne va pas chercher à s’en sortir coûte que coûte en tirant dans le tas lorsque les flics viendront l’arrêter.
Foutu pour foutu, un type qui sait qu’on va le raccourcir si on le capture ne va certainement pas se laisser capturer et vendra très chèrement sa peau.
Autant s’éviter des violences dont on peut se dispenser.
La peur de la veuve créera bien plus de bêtes enragées qu’elle ne préviendra de crimes.
C’est très bien de penser aux victimes des criminels, mais c’est également bien de penser aux veuves et aux orphelins que les flics sont susceptibles de laisser derrière eux.
Qui plus est, notre système judiciaire est basé sur le principe de la rédemption et non pas (comme dans certains pays totalitaire ou de tradition calviniste) sur celui du châtiment.
Même le pire des homme reste un homme et doit se voir offrir une seconde chance... Ne serait-ce que pour protéger ceux qui sont moins pire que lui et qui eux la méritent.
Le rôle de la justice est d’assurer la paix sociale avant de satisfaire les victimes...
La raison est très simple : Un coupable sur le point d’être pris et qui serait que sont crime lui fera écoper d’un châtiment démesuré sans aucune chance de se réinsérer par la suite pourra très bien décider que foutu pour foutu autant qu’il emporte un maximum de monde avec lui et laisse un souvenir impérissable de son grand final.
Si on ne laisse pas une chance de rédemption à un criminel, il y a fort à parier qu’il va se comporter comme une bête traquée acculée à un mur.
Notre société n’a pas les moyens de s’offrir le luxe de transformer les pire de ses membres en parias qui pourraient être tentés de vouer le reste de leur existence à sa perte. C’est aussi simple que cela.
Mon pseudo est peut-être Talion, mais je ne suis pas assez fou pour ne pas admettre qu’une société ne peut pas cautionner le comportement de certains de ses membres qui prétendraient détenir le droit de pouvoir exercer leur justice.
C’est la porte ouverte vers l’arbitraire, voire même vers l’anarchie.
On peut comprendre qu’un proche puisse souhaiter venger une victime, mais il faut condamner (au moins moralement) ce geste faute de quoi la société civile s’effondrera.
Une fois la limite franchie il n’y a plus de limite. On ne peut pas se faire justice soit-même et prétendre ensuite que l’on était dans son bon droit.
Le geste est peut-être compréhensible, voire même excusable, mais pas cautionnable.
Bref, tout ça pour dire que la peine de mort n’est pas une solution... Une société ne se grandie pas en surenchérissant dans le barbarisme et en s’abaissant au niveau de ses membres les moins vertueux.
La justice a vocation d’œuvrer pour le bien de la société et dans le but d’assurer la paix sociale.
La seule vocation de la vengeance est d’assouvir le besoin primaire de celui qui l’exerce.
Si un connard s’en prenais à un membre de ma famille, je le buterai probablement après une très longue séance de torture... Mais je ne m’abriterai pas derrière la prétention hypocryte qu’il s’agirait là d’une quelconque « justice ».
Ce serai juste une pure et basse vengeance... La justice elle doit être dépassionnée.
J’admire ceux qui parviennent à pardonner... Pour ma part je sais que j’en serai incapable.
Ceci dit, j’ai l’honnêteté de préciser que de ce point de vue je ne suis pas un exemple.