Pour illustrer mon propos ? cher Olivier, écoutez donc l’air du couplet d’« aimer à perdre la raison de Ferrat », vous verrez que Bontempelli et Vartan ne sont plus tout seul sur cette suite harmonique.
Mon cher Olivier Les 7 mercenaires est un remake « officiel » des 7 samourais avec la bénédiction de Kurosawa. Kurosawa qui offrit même un sabre de samourai à Sturges pour le remercier de ce remake. Kurosawa qui reconnu également beaucoup devoir à Ford et à Hawks pour son film.
Quand la « suite harmonique » est à elle seule très « mélodique » on peut penser qu’il y a plagiat... mais dans ces cas là il ne peut s’agir d’un plagiat... cela indique simplement que le compositeur n’a pas « harmonisé » sa ligne mélodique mais est parti de la suite harmonique pour y « coller » une mélodie (Autrement dit, qu’il a écrit l’accompagnement avant l’air). C’est effectivement le cas pour l’exemple Vartan, Bontempelli, Kosma. Un des grands spécialistes de cette façon d’opérer était Jean Ferrat.... Pierre Perret, qui paradoxalement est un grand procédurier, ne s’en prive pas non plus. Francis Blanche, en son temps, présentait une émission radiophonique sur le sujet : « Marions les, je crois qu’ils se ressemblent » (pas sûr du titre).
Reste la catégorie des pompes éhontés (C’EST A DIRE SANS MÊME UN CREDIT AU GENERIQUE)... captation ... ? vol ... ?
les deux grands spécialistes étant à mon sens
Chaplin et Woody Allen.
Chaplin :
Dans la ruée vers l’or (1925) la danse des petits
pains, pompée à un film de Buster Keaton « Fatty chez lui ».
Dans la ruée vers l’or toujours, le gag de la
ficelle-ceinture qui se trouve être la laisse du chien, pompée à
un court métrage d’André Deed dit Boireau, auteur burlesque
Français. N.B. Chaplin connaissait bien les burlesques Français qui
l’ont beaucoup « inspiré ».
Dans Les lumières de la ville, le sketch de la
statue, pompé plan par plan à « L’Inauguration de la statue »
de Max Linder (autre grand burlesque Français).
Dans les temps modernes (inspiré fortement de « à
nous la liberté » de René Clair- Il y avait eu procès) la
scène ou Charlot est « avalé » par la machine est
pompée au court métrage « Les menuisiers » de Stan
Laurel.
Tout le scénario de « Monsieur Verdoux »
est d’Orson Welles simplement cité au générique …
W.Allen
(déjà très influencé par Shakespeare, Tolstoi,
Bergman et ... lui même) :
La rose pourpre du Caire (son film préféré) qui doit
toute son idée et c’est pas rien, au Sherlock Junior de Buster
Keaton.... qui n’est plus là pour gueuler.