Les riches mangent le pain des pauvres. Jetons les riches dehors !
Je plaisante, mais seulement à demi malheureusement, car le problème que vous soulevez est bien plus complexe que vous ne le laissez supposer. La France se désindustrialise à grande vitesse au profit de pays comme la Chine qui maintiennent volontairement chez eux des salaires très bas afin de nous prendre nos industries.
Les industries occidentales quittent la France pour la Chine dans le simple but d’assurer leur survie face à la concurrence mondiale. Elles pourraient certes rester par patriotisme et continuer de faire travailler des Français mais à la longue, elles déclineraient et disparaîtraient, laminées par leurs concurrentes installées en Asie.
Face a cette menace, il n’existe pour nous aucune bonne façon de réagir. A vrai dire, il n’y a qu’une seule solution et nous savons tous parfaitement laquelle. C’est juste qu’elle est si peu plaisante que nous préférons ne pas l’envisager. Car la seule façon de réagir c’est de rendre le travail des Français plus compétitif face à celui des Chinois. Or nous n’avons pour ce faire que deux leviers : protéger nos marchés (par des taxes ou quelque autre mesure) ou bien sacrifier nos salaires.
Le problème ne vient donc pas des riches industriels français, mais des travailleurs pauvres chinois.
Je ne crois pas davantage que vous à un effondrement généralisé, mais un effondrement localisé (à l’Occident), ça je ’en doute pas une seule seconde.
Lentement et inexorablement l’Occident se désindustrialise au profit de la Chine qui maintient à cette fin ses coûts salariaux au plus bas. Lentement le faible indice de fécondité des femmes occidentales provoque le déclin de leur population. Lentement la dette des pays occidentaux vis-à-vis de la Chine s’accroît et lentement, des populations immigrées envahissent l’Occident et y imposent une nouvelle culture. Le danger pour la civilisation Occidentale vient donc de tout côté. A chaque fois il est mortel et chaque fois les Occidentaux sont totalement impuissants à le combattre. Conclusion : Sauf miracle, ceux qui s’imaginent que leurs enfants vivront demain encore dans un pays riche se bercent d’illusions.
Car pour ce qui est de gagner des sous, le Frank Farian n’était pas un amateur. Des textes ultra-simples à retenir, une jolie mélodie tropicale avec quelques sensuelles danseuses longilignes pour rassasier nos yeux gourmands. Et le tour est joué : 60 millions d’albums (je ne comptabilise même pas ceux d’Eruption)