Au sens clanique oui, peut-être et encore je ne suis pas sûr
Car au fond, si nous protégeons notre famille, c’est parce que nous l’aimons, donc elle nous est précieuse. Or le fait est que nous pouvons également ressentir de l’amour pour une étrangère ou un étranger lesquels nous deviendront alors précieux.
Bref, est-ce vraiment l’ombre de l’altruisme que nous discernons dans nos relations avec notre famille et l’être aimé ou bien celle de l’égoïsme qui nous pousse à protéger cela seul qui a de la valeur pour notre petite personne ?
Changer la loi, ce n’est pas changer le système sisyphe. Pour changer le système, c’est la logique même des échanges qu’ils faudrait remettre en question.
Au fond le problème est simple : La vie en société exige d’amener chaque individu à travailler dans l’intérêt de tous les autres. Ce qui fait que l’on a le choix entre deux solutions : En appeler aux sentiments altruistes de l’homme, le don de soi, ou compter sur l’égoïsme, la recherche du profit individuel.
Seulement voilà, à moins que vous ne puissiez changer la nature humaine, vous ne pourrezjamais trouver de système plus efficace pour faire travailler les hommes que celui qui est le nôtre et qui exploite notre inclination naturel au profit. Pourquoi ? Parce que les motivations altruistes n’ont pas la même force que les motivations égoïstes. En effet : Quand l’égoïsme de l’homme le pousse à bâtir des empires économiques titanesques, son altruisme quant à lui arrive à peine à fournir une soupe aux clochards en hiver. Alors une économie fondée sur l’altruisme seraient nécessairement dans ces conditions une économie de pénuries.
Vous pouvez changer totalement l’ordre des choses pour empêcher les comportements égoïstes de s’exprimer mais à quoi bon si au final votre monde doit être plus improductif que l’ancien et vous contraindre à la tyrannie pour vous maintenir ?
L’homme à le monde qui lui convient. C’est ainsi et vous n’y pourrez rien.
Je ne sais pas pour vous mais moi, en ce qui concerne les modèles économiques alternatifs, je n’en connais que deux, le collectivisme et le mutuellisme de Proudhon. Or je ne pense pas que les Mutuellistes aient acore quelque ambition d’imposer leurs vues au monde...
Pour ce qui est de la Chine, aux dernières nouvelles, elle a abandonné le collectivisme pour un capitalisme résolument ultra-libéral.
Ces quelques points éclaircis, je vous ferais maintenant remarquer que vous avez sciemment escamoté le problème que soulevait la réponse que je vous ai faite précédemment :
70 ans passés en dehors de l’économie de marché n’a pas changé l’âme des Russes d’un iota. Si l’âme humaine peut réellement changer, les faits ne nous en ont jamais apporté la preuve. L’homme est aujourd’hui encore ce qu’il était hier et vos espoirs ne reposent que sur de vaines théories qu’aucune expérience n’a jamais confirmées.
En tout cas, le fait est que ce n’est pas moi qui me suis trompé hier sur la nature humaine...
Soixante-dix années passées en dehors de l’économie de marché n’a pas beaucoup changé l’âme des Russes à ce qu’il me semble... Oh c’est vrai ! La société soviétique n’était pas d’un communisme parfait. Mais s’il faut atteindre la perfection pour espérer l’ombre d’un changement dans l’âme humaine, alors les libéraux n’ont pas trop de souci se faire.
Si personne n’a répondu à l’appel, c’est parce que l’être humain est une créature égoïste par nature qui ne fait la révolution que si elle a plus à y gagner qu’à perdre. Eh oui, le profit et le libéralisme sont inscrit dans vos gènes mon pauvre sisyphe. Vous avez voulu combattre le système mais votre propre nature vous en a empêché.
Alors après le succès de la journée révolutionnaire d’hier, c’est sûr, je tremble comme une feuille à l’idée de votre prochaine révolution.