Notre balance commerciale est dans le rouge, la confiance des ménages et de l’industrie est dans le rouge, le taux de chômage flambe, notre dette culmine au dessus du Kilimandjaro, la natalité est nous filer des sueurs froides, l’immigration et la délinquance nous explosent à la gueule mais à quoi rêvent Mélenchon et sa bande d’hurluberlus ?
C’est un fait que dans les démocraties occidentales, les présidents élus ne sont pas des potentats. Ils doivent au contraire composer avec une kyrielle pouvoirs et de contrepouvoirs qui limitent énormément le leur. Qui plus est, j’imagine assez bien que quand on se retrouve subitement avec le destin de plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de millions d’hommes entre les mains, à moins d’être un dangereux fanatique, on ne peut plus se permettre les expérimentations économiques hasardeuses. On est donc contraint de prendre conseil auprès d’économistes qui doivent bien vite nous ramener à une certaine réalité. Et bien des choses qui nous semblaient possibles avant, ne doivent plus nous le paraître une fois élu.
Est-ce pour cela que les démocraties occidentales n’en seraient pas réellement ? Il Faudrait donc selon vous que les Présidents puissent jouir d’un pouvoir de monarques absolus pour prétendre être libres ?
En vérité c’est tout le contraire. Ce sont les limites du pouvoir d’Obama qui prouvent la réalité de la démocratie américaine. C’est dans les dictatures que les chefs d’état jouissent d’un pouvoir absolu, pas dans les démocraties.
Et puis Bush n’a jamais fait aucun putsch, quelle idée ridicule !!!
Ce que je me demande c’est si cette radicalisation des esprits est un phénomène circonscrit à la droite américaine ou s’il s’étend uniformément à toute la population. Car dans ce cas, les modérés qui ont manqué à l’échelle de la droite pour empêcher l’investiture des candidats du Tea Party pourraient carrément manquer à l’échelle nationale.
Je n’ai pas votre culture des USA et je ne peux pas juger avec la même acuité que vous de la pertinence de mes conjectures mais je réalise que cette radicalisation est loin d’être un phénomène limité aux seuls USA. Je la vois en France, en Belgique un peu partout en Europe et peut-être même y êtes-vous confrontés au Canada, non ?!
Mon sentiment est que la population blanche d’Occident réalise brutalement qu’elle est sur le point de perdre le contrôle de son univers et que face à cet effondrement annoncé et de plus en plus tangible, la panique la gagne. Et ceci d’autant plus que ce n’est pas à une lente et indolore perte d’influence que nous assistons, mais à un phénomène qui surprend au contraire par sa rapidité. La peur engendre toujours des réactions radicales et je me dis que l’on néglige peut-être cet aspect du problème quand on promet aux démocrates les voix des modérés.