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Je vis en Amérique Latine depuis 2015, d'abord parce que je m'y sens bien, entouré de gens excessifs et chaleureux, mais aussi parce que la France m'a lassé. Ce pays normalisé, pasteurisé, aspetisé, sécurisé, radarisé... ou la machine médiatico-industrielle décide chaque jour davantage de ce que nous devons penser, acheter, accepter... n'a plus grand chose à voir avec ce qui fût la patrie des idées nouvelles.
Le nihilisme néo-libéral est à l'oeuvre partout, mais la décadence du libre arbitre est plus atterrante en France qu'ailleurs. J'avais le choix entre rester et râler ou partir et respirer, d'accord, je râle encore un peu, mais au moins, je respire.

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  • Premier article le 03/08/2018
  • Modérateur depuis le 21/04/2020
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Derniers commentaires



  • ticotico ticotico 4 août 2018 15:44

    @CN46400


    Oui, quand voit la place tenue par l’embargo US dans la communication du gouvernement cubain, on sent que c’est son argument quasiment unique pour justifier tout ce qui ne fonctionne pas dans le pays.

    Quand on visite les magasins, on y trouve du Coca Cola, du Pepsi Cola, du Jack Daniels, mais aussi une part importante du poulet surgelé ou des pommes ont des étiquettes made in USA... Par ailleurs, Ernesto Guevara (oui, le fils du Che) a importé tout un lot de Harley Davidson neuves pour sa fort lucrative entreprise de tourisme à moto (comptez 3200 à 4700 dollars la semaine).

    A part cet embargo à géométrie variable, Cuba peut commercer avec tous les autres pays de la planète et ne s’en prive pas. La Chine, principal fournisseur de produits manufacturés au monde, est d’ailleurs un partenaire privilégié de Cuba.

    Sans l’embargo, Raul Castro n’aurait plus son bouclier magique qui permet d’évacuer le débat sur la corruption généralisée et autres dysfonctionnements majeurs de la société cubaine.




  • ticotico ticotico 4 août 2018 15:17

    @Aristide

    « Vous êtes sérieux ou vous prenez tous vos concitoyens pour des débiles le nez dans leur smartphone » ?

    Avez-vous pris le métro récemment ? L’option « le nez dans mon téléphone » est plus qu’un comportement répandu, c’est largement majoritaire.

    Sinon, je ne suggère pas de faire de Cuba une destination pour le tourisme de masse, ce n’est d’ailleurs pas l’idée du gouvernement cubain, qui construit (avec Bouygues, et à marche forcée) des hôtels destinés au touristes friqués. Je pense qu’il y en France (et plus encore parmi les lecteurs d’Agoravox) des gens qui ont vraiment envie de connaître la réalité de ce pays qui ne peut laisser indifférent.

    Quant à la qualité de l’accueil qu’on rencontre chez l’habitant à Cuba, je confirme qu’elle est exceptionnelle. J’avoue également avoir pris l’avion pour me rendre à Cuba... malgré toute la suspicion de boboïtude que cela peut déclencher à mon égard.



  • ticotico ticotico 4 août 2018 12:04

    @CN46400


    Où voyez-vous que je ne critique pas Trump ?
    Le retour à l’attitude guerre froide des USA envers Cuba, après une velléité partagée d’aller vers davantage de coopération, ramène le gouvernement cubain à son discours « tout est la faute de l’embargo ».
    A la différence d’Obama, le seul président américain qui a fait évoluer les relations avec l’île, Trump est retombé dans la soumission au lobby cubano américain, ce qui fige toute possibilité d’évolution à Cuba.


  • ticotico ticotico 4 août 2018 10:12

    @CN46400


    A Cuba, on m’a souvent dit « Si tu veux justifier un échec, tu peux te comparer avec ceux qui font encore moins bien ».

    La réthorique, c’est bien, mais l’information c’est mieux... donc, plutôt que de parler d’une réalité lointaine, voici un bon livre qui vient de sortir « La transparencia del tiempo » de Leonardo Padura. Il y décrit, entre autres, les conditions de vie dans les quartiers délaissés de la Havane.
    Pour l’instant, on ne le trouve qu’en espagnol... d’ici quelques mois, il sera sûrement traduit.


  • ticotico ticotico 4 août 2018 09:07

    Vrai, il n’y a pas de trace de malnutrition. La solidarité familiale y est pour beaucoup.

    Pour Fidel, il y a clairement une majorité de cubains pour qui c’est le héros absolu, ceux là ne se privent pas de le dire. Pour ce qui est des détracteurs, vous en entendrez moins, non pas qu’il n’y en ait pas, mais à Cuba, on se méfie toujours des oreilles inconnues quand on tient un discours « non conforme ».  
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